Vous êtes ici › Les groupes / artistesTThe Damned › Phantasmagoria

The Damned › Phantasmagoria

cd • 11 titres

  • 1Street of dreams
  • 2Shadow of love
  • 3There'll come a day
  • 4Sanctum sanctorum
  • 5Is it a dream
  • 6Grimly fiendish
  • 7Edward the bear
  • 8The eighth day
  • 9Trojans
  • bonus
  • 10Grimly fiendish (bad trip mix)
  • 11Shadow of love (ten inches of hell mix)

extraits vidéo

informations

Produit et dirigé par Jon Kelly

line up

Gary Barnacle (saxophone), Luis Jardim (percussions), Dave Vanian (chant), Rat Scabies (batterie), Roman Jugg (guitare, clavier, choeurs), Bryn Merrick (basse, choeurs), Andy Richard et Paul Shepley (claviers supplémentaires)

chronique

gothique / dark rock/gothic rock

Pionniers et éternels survivants de l’explosion punk de 77, les Damned verront plusieurs fois les bonnes fées de l'inspiration se pencher sur leur carrière si particulière. En 77 tout d’abord lorsqu’il leur prendra la fantaisie d’écrire ‘New rose’ l’un des classiques du punk rock, avec 'Black album' et ses inspirations psychédlico-gothiques et en 1985, lorsque, débarrassés de leur bassiste, Captain Sensible, ils composent leur premier album presque ouvertement gothique, 'Phantasmagoria’ (parfaite matérialisation des phantasmes de leur chanteur, Dave Vanian, qui traînait depuis près de dix ans un look de vampire fossoyeur), qui reste à ce jour leur plus grand succès 'commercial'. Délaissant leur énergie basique et leur humour décalé, le groupe a décidé de composer un album sérieux aux atmosphères sombres et soignées et il s’est donné les moyens de le réussir. Objectif atteint. Tout démarre avec ‘Streets of dreams’ qui débute par un saxo atmosphérique qui se fait de plus en plus grinçant avant que n’éclate le morceau lui-même, rock puissant aux guitares sombres qui se termine en apocalypse de cuivres mourants, de cordes et de percussions. ‘Shadow of love’ qui suit est l’un de mes titres favoris ; rythmé comme une ballade rapide nappée de guitares profondes, il met parfaitement en valeur le très beau timbre grave mais chaud de Dave Vanian, parfait dans son rôle de vampire en chemises à jabot, qui semble avoir beaucoup travaillé sa voix pour le disque. Le point culminant reste malgré tout le titre 4, ‘Sanctum sanctorum’, le bien nommé, probablement le plus beau titre écrit par les Damned. Il débute par une magnifique pièce d’orgue (dans un esprit très Bach) sur fond d’orage puis enchaîne sur des atmosphères délicates et profondes au piano pour refrain poignant porté par des arrangements un brin pompeux mais diablement efficaces. ‘Is it a dream’ et surtout ‘Grimly fiendish’ avec son clavecin second degré renouent davantage avec le côté humour noir du groupe ( pour une ambiance très ‘Bal des vampires’ de Polanski) sans pour autant altérer sa crédibilité. ‘Edward the bear’ qui suit reste agréable malgré un sax endiablé un peu trop pop. Par contre, les mêmes cuivres se révèlent un brin faciles sur l’ instrumental atmosphérique ‘Trojans’, partiellement réussi mais également ennuyeux. Quant aux remixes de ‘Shadow of love’ et ‘Grimly fiendish’, il sont parfaitement inutiles ; d’autant plus qu’on aurait pu espérer voir figurer à la place les titres du très réussi ‘Eloise’, maxi enregistré à la même période. Malgré ces quelques maladresse, ‘Phantasmagoria’ reste un album magnifique aux arrangements fouillés et profonds, véritable second souffle pour le groupe qui le confirmera sur l’album suivant ‘Anything’ avant de replonger dans le creux de la vague pour rebondir une fois encore...A leur habitude.

Très bon
      
Publiée le vendredi 6 décembre 2002

dernières écoutes

Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Phantasmagoria" en ce moment.

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Phantasmagoria".

notes

Note moyenne        21 votes

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Phantasmagoria".

born to gulo Envoyez un message privé à born to gulo

Bangster < Susan

Gouzi Envoyez un message privé à Gouzi

Ah oui, sorry.

Sinon, il y a une reprise d'un morceau d'un certain Paul Ryan, Eloise, qui figure sur certaines versions de Phantasmagoria, et qui est sorti en single la même année.

Et pour Bela Lugosi, je crois que j'ai aussi commis une bourde : pas qu'il ait été enregistré dans cette résidence mais c'est là que Love logeait, à l'époque de Forever Changes

Message édité le 03-01-2025 à 12:53 par gouzi

avatar Dioneo Envoyez un message privé à Dioneo

Pas encore écoutées, les Fraises. Ni Anything. Mais ça finira ar arriver, à ce train. Et donc, reprise de Love, sur cet autre... Marrant, tiens, j'y avais pensé (cf mon com d'hier), à Love, sur certains passages de la présente Phantasmagorie.

avatar Raven Envoyez un message privé à Raven

Anything est bien chroniqué. Et oui c'est le petit frère de celui-ci.

Gouzi Envoyez un message privé à Gouzi

Il y a aussi l'album suivant, Anything, pas (encore) chroniqué ici, qui entretien quelques rapports de gémellité avec ce Phantasmagoria.

À noter une reprise de Love , tiré de Forever Changes, un de ces astres noirs des années 60 et album qui, pour rappel ou pas, a été enregistré dans une résidence ayant appartenu à un certain Bela lugosi.

Message édité le 03-01-2025 à 12:36 par gouzi