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Gryphon › Red queen to gryphon three
- 1974 • Transatlantic records BELL1316 • 1 CD
4 titres - 38:32 min
- 1/ Opening Move (8:15)
- 2/ Second Spasm (9:42)
- 3/ Lament (10:45)
- 4/ Checkmate (9:50)
informations
The Chipping Norton Studio, Londres, Angleterre, 1974
Une réédition cd américaine couple cet album à leur quatrième, "Raindance".
line up
Brian Gulland (basson, krumhorn), Richard Harvey (flûte à bec, claviers), Philip Nestor (basse), David Oberle (batterie, percussions), Graeme Taylor (guitare)
chronique
Si cette façon de concevoir la musique n'est pas du goût de tout le monde, force est de reconnaître qu'avec leur troisième album, "Red Queen to Gryphon Three", Gryphon est arrivé au sommet de son art, alliant complexité d'écriture et richesse de l'instrumentation. Il y a des éléments dans cette longue pièce musicale en quatre actes qui séduira aussi bien les amateurs de Gentle Giant (le raffinement extrême des mélodies et leurs arrangements, les racines médiévales) que ceux, plus nombreux, de Yes (les longues explorations thématiques mais aussi l'ampleur emphatique que se découvre peu à peu la musique de Gryphon). Le groupe finira bien d'ailleurs par accompagner le susdit Yes lors d'une de ses tournées transatlantiques, ce qui ne restera pas sans conséquences, nous le verrons par la suite. Chacune des pièces, tournant aux alentours des dix minutes, sont pleines de rebondissements et ne sont jamais ennuyantes un seul instant. On se plaît à se laisser guider au gré du désir des musiciens dans cette partie de jeu d'échec imaginaire, rééditant l'exploit de l'ambitieuse pièce "Midnight Mushrumps", tout en la démultipliant et la rendant encore plus captivante. Seuls éléments électriques du décor, basse et batterie s'allient pour la première fois dans des sections rythmiques rock dignes de ce nom et rivalisent sans peine avec les groupes précités dont ils suivent la trace. La très grande idée de l'album est d'avoir laissé la musique s'exprimer seule, laissant temporairement le chant de côté, ce qui lui permet d'adopter un profil atypique et intemporel, plutôt que vieux jeu, comme c'eut été le cas si l'un ou l'autre membre du groupe s'était essayé à quelques vocalises. "Red Queen to Gryphon Three" demeure, encore aujourd'hui, l'archétype de la réussite du croisement entre musique rock et médiévale.
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notes
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commentaires
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- Aladdin_Sane › Envoyez un message privé à Aladdin_Sane
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Je ne me rappelle avoir déjà écouté ce disque, en tous cas, il m'avait pas sauté aux oreilles. Je m'attendais à quelque chose de plus proche de Gentle Giant mais c'est plutôt du côté de Yes qu'il faut aller chercher en terme de référence. Effectivement, ça s'écoute plutôt bien et l’absence de chant n'est pas préjudiciable à la musique déployée.
- Vilain Barbu › Envoyez un message privé à Vilain Barbu
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Après, pour l’absence de paroles, je me mets à leur place et me dis que quand ils ont commencé à écrire les paroles ils en sont arrivés à «je bouge mon pion en A4 hmm… Oho, il sort sa reine ! Ça va pas se passer comme ça, je l’attaque avec mon fou» et se sont dits que c’était ptet pas la peine :D
- Vilain Barbu › Envoyez un message privé à Vilain Barbu
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Je trouve le début du premier morceau absolument insupportable de niaiserie, mais le reste tue !
- coronavirus › Envoyez un message privé à coronavirus
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Un sympathique clone de Yes période yes album avec un côté medieval ma foi bien foutu et assez convainquant
Il faut aimer la flûte par contre
- nohuman › Envoyez un message privé à nohuman
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"Opening Move" est superbe, mais j'ai vraiment du mal avec le reste. Dommage, le concept est vraiment sympa.
