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Latto › Big Mama
cd • 15 titres • 44:49 min
- 1Business & Personal (Intro)04:19
- 2Get Money Girl03:01
- 3GOMF02:29
- 4Chrome Heart Diaper Bag02:56
- 5Okayyy03:58
- 6Hostage03:11
- 7Death Row01:34
- 8Onnat02:11
- 9Gimme Dat04:01
- 10Fallin'03:08
- 11Need Luv 202:54
- 12Naked02:41
- 134L02:28
- 14Daddy's Girl Interlude02:36
- 15Somebody03:22
informations
line up
Musiciens additionnels : Glorilla, 21 Savage, Sexyy Red, Teyana Taylor (feat.)
chronique
Latto a un blase comme une dyslexie et pourtant, elle se pose comme un sans-faute de goût salé, parfois très formaté, parfois rugueux (pas assez). L’introduction de ce disque sent le “gros sur la patate” qui se déballe en public, ça tombe bien elle sort de la télé réalité. La voix est balancée comme un monologue de quelqu’un vraiment pas content et qui retient et retient et balance tout à la tronche comme une brouette pleine de ses déchets et autres tuyaux de plomb pleins de crasse, sinon elle fait la bluette avec du glucose des arpions jusqu'aux "mille millions de cils". C’est tranquille, doux, crade, une variation des sons de “fond” derrière la Maman qui dégueule sa journée au bar, ou bien l’endroit que vous voulez, ça vous rabote les nerfs ou ça vous allume comme si vous aviez besoin d’un feu pour enrager à l’unisson de toute sa rancoeur et esprit de vengeance, avec de temps en temps de la guimauve à côté “dream on” d’Aerosmith c’est du brutal death à la Devourment. Tout le monde mérite ses radiations, tout le monde l’envie, tout le monde est jaloux. Et la musique nous dit aussi “les murs fondent, il fait trop chaud pour toi, les gens me regardent de travers, je suis pas fait pour ici vite drop out etc.” Enfin ça c’est mon pauvre ressenti, je suis pas de Leur Sud, mais y a quelque chose chez elle qui me titille : ce dégorgement d’hyper-romantisme mêlée à un besoin de cracher sur tous les vilains qui est sûrement le signe de cette scène, des petits indices très précis qui échapperont au néophyte que je suis. Ce qui est sûr, c’est que cet album dégueule de partout, fourmille d’arrangements qui touchent ce bout d’esprit qui veut écouter de l’étrange ou de l’étranger, et qui veut juste être satisfait comme un bébé débordant de lait, prêt pour la cuisson samsarique. Bref, de l’envoutement, de l’hyperbolie, de la puissance et de la démesure, des gros coups de mou, de la sensualité de parking de supermarché, sonde des fonds terrestres de purgatoires en titane donc moi je dis : pourquoi pas ? Sans trop abuser, pas compliqué.
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