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Vengeance Rising › Human sacrifice
- 2010 • Intense Millenium Records IMR001 • Remaster • 1 CD
cd • 17 titres
- 1Human sacrifice
- 2Burn
- 3Mulligan stew
- 4Receive him
- 5I love hating evil
- 6Fatal delay
- 7White throne
- 8Salvation
- 9From the dead
- 10Ascension
- 11He is God
- 12Fill this place with blood
- 13Beheaded
- 14Prodigal son (live 87)
- 15White throne (live 87)
- 16Burn (live 87)
- 17Interview: the music of vengeance
extraits audio
informations
Les 4 dernières pistes sont des bonus.
line up
Roger Martinez (chant), Doug Thieme, Larry Farkas (guitare), Roger Dale Martin (basse), Glenn Mancaruso (batterie)
chronique
Les voies du Seigneur sont impénétrables… En 1988, elles prennent surtout la forme de mandales dans la gueule. Si des groupes comme Stryper avaient déjà introduit sa parole dans le glam metal, certains estimaient qu’il fallait aller plus loin, notamment avec le succès émergeant du thrash metal. Si un groupe va se distinguer du lot pour plusieurs raisons, c’est Vengeance Rising. Fondé au milieu des 80’s, il se démarque dans le milieu de Jésus par un goût pour les imageries violentes et une musique absolument sans concession, l’une des plus sauvages produites au sein du white metal. Les mecs ne sont pas là pour rigoler et certainement pas Roger Martinez, pentecôtiste baptisé, qui devient lui même prêcheur à Los Angeles. Il n’est pas là pour révolutionner la musique mais délivrer un message. Comme le prouve ce premier opus, la musique des Américains n’est pas spécialement originale, c’est du thrash bourru, rugueux, sauvage, pas exempt de maladresses mais qui étonnamment finissent par donner un truc séduisant et cohérent. Ca démarre sans fioriture à 300 à l’heures avec des guitares hystériques, un chant bien dégueulasse, une batterie qui défie un guépard à la course en une forme de violence mystique axée sur la saturation; sur un ‘Receive him’ de 8 secondes et un ‘Salvation’ de 14, le combo s’inspire de Napalm Death, histoire de poser le décor. Le combo signe pourtant aussi des pièces plus subtiles et réussies (le superbe ‘White throne’, ‘I love hating evil’ plus clair dans son intro), se paie même le luxe d’un instrumental inattendu (‘Ascension’) qui sonne comme si le groupe s’exerçait et nous montrait toutes ces capacités. Et bien sûr du thrash burné (‘Burn’), un peu bancal mais tellement sincère dans sa violence éructée et urgente et pas toujours si mal tourné niveau mélodies avec des riffs inspirés, des ambiances efficaces. Moins brouillon que Mortification, plus sauvage que Tourniquet, Vengeance Rising ne fait pas dans la dentelle et c’est ainsi qu’on apprécie même si nos lascars corrigeront ces maladresses par la suite, ne fut-ce que sur le disque suivant. Vengeance Rising présente aussi le cas rare dans le white metal de voir son leader, Martinez, se détourner de la foi chrétienne après en avoir testé l’hypocrisie lors de périodes de sa vie difficiles pour se tourner vers un satanisme moderne qui le conduira à se déclarer athée. Bien entendu, nombre de chrétiens l’accuseront du coup de n’avoir jamais eu la foi, d’avoir fait du show (comme si le white metal était un bon outil d’émancipation), pour ma part j’admire cette remise en question. Malgré leur mauvaise foi (lol), beaucoup se voient pourtant contraint/es d’admettre aujourd’hui encore qu’avoir vu Vengeance Rising sur scène est une expérience qu’on n’oublie pas si facilement.
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commentaires
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torquemada › Envoyez un message privé à torquemada
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En voilà un trou dans ma culture metal ! Le nom du groupe et la pochette ne font pas franchement penser qu’on a affaire à du « White thrash » (!!). En jetant une oreille, l’histoire du groupe a quand même l’air plus intéressante que sa musique, le chant est notamment assez laid.
