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Emasculator › The Disfigured and the Divine
- 2024 • New Standard Elite NSE-104-01 • 1 CD
- 2025 • New Standard Elite NSE-104-01V • 1 EP 45 tours
cd/lp • 7 titres • 20:45 min
- 1Ecstasy in Disseverment (of Self)3:32
- 2In Resplendent Terror3:35
- 3Thesmophoric Rites3:42
- 4The Unassailable1:54
- 5Eradication of the Asuras2:12
- 6Age of the Goddess4:01
- 7Supreme Void of Acephalous Being2:47
informations
Guitare et base enregistrées par L.B. aux Divine Retribution Studios. Voix enregistrée par Tonda Smrčka au studio Seabeast Production. Batterie enregistrée par Taylor Hahn au studio Hahn Audio. Mixé et masterisé par Josh Welshman.
Artwork : Mallika Sundaramurthy. Logo : Serge Rhino. L'édition de 2025 et un vinyle 12" à jouer en vitesse 45 tours.
line up
Mallika Sundaramurthy (voix), Teresa Wallace (guitare), Morghenna (guitare), Cierra White (batterie)
Musiciens additionnels : Vishal J. Singh (guest sur The Unassailable), Swathi Kalahasti (paslmodie sur The Unassailable), Daniela Dahlien Neumanová (voix guest sur Age of the Goddess)
chronique
Nom explicite, pochette msytico-gore, ce titre moins tarabiscoté que les autres – Age of the Goddess – qui confirme si besoin était... Emasculator – dont la chanteuse est brièvement passée, aussi, par un groupe nommé Castrator... décidément, on subodore comme un thème – ont une idée bien à elles de la sororité. La vision est claire et la manière... Brutale.
Brutal Death, même, pour tout dire. Du genre bien lourd et compact, étouffant, joué serré, très véloce – ni place ni temps à perdre, la batterie blaste quelque soit la vitesse, double-kick droit au bide, s'interrompt seulement l'instant d'un break ou de l'autre qu'on entende au plus net (façon de parler, hein) le nouveau riff vomit par les guitares. Bien laids, dicordants, dissonants, les riffs – comme il se doit dans ce contexte. Des trémolos, de probables sous-accordages (aucune basse n'est créditée mais ça tabasse autant que le reste sur ces bandes de fréquences), des allez-retours cisailles-en-caillasse. La mécanique du truc est impeccable, alternant passages qui groovent sans oublier de nous rouler dessus, courses en lignes maniaquement droites, le tout dans une grande fête noire-écarlate de la torsion/distorsion à tous les étages – whammy qui siffle et graviers/rochers dans les graves – c'est sale mais c'est du propre. La voix vous gueule dessus façon grondements-des-mondes-du-dessous – mais en fait non, elle n'a pas le temps, pas envie de ça, elle ne vous calcule même pas... Elle balance son fait et c'est aussi abrupt et dépeçage-à-vif que le reste. L'interlude The Unassailable tombe pile, au milieu de l'EP – psalmodie/mantra (possiblement dans un sens littéral, pour le « mantra ») sur fond de batterie cette fois roulante, tampura (le bourdon qui tient en permanence la « tonique » dans les musiques « classiques indiennes ») et guitare pour une fois lente, spacieuse, réverbérée. Bien évidemment, la suite nous retombe dessus toujours plus vite, toujours plus fort. Ce ne sera pas long, allez – avant qu'elles nous achèvent dans le Vide Suprême de l'Être Acéphale (cf la pochette, tiens, encore ?). On sera passé, avant, par l'Âge de la Déesse, donc – avec une invitée pas moins à fond qu'elles dans le trip Attaque Divine (Daniela « Dahlien » Neuanová, vocaliste du groupe pragois The Corona Lantern... Oui, ça faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé de cette ville, tiens – les membres d'Emasculator vivent au fait, elles, entre Tchéquie et États Unis).
On n'est pas venu pour rigoler, on vous le répète – pour avoir le loisir de reprendre ne serait-ce qu'une seconde notre souffle. L'EP se finit et on n'ose guère se relâcher. On le remet ? On le remet... C'est plutôt délectable dans le genre dense pitance, équilibré au poil dans l'optique « qui arrache ». Ça file, oui. Il n'existe pas grand-chose d'autre d'elles, à ce jour – une démo deux-titres avant (avec batterie programmée), une autre après, cette année même (où l'une des guitaristes est passée à la basse). On espère bien qu'il y aura plus. C'est déjà bien mieux qu'un simple « en attendant », ces vingt minutes jetées toutes crues.
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Dioneo
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Prenez et buvez-en toutes... Je crois que je préfère cette version du sermon.
