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Year Of The Cobra › ...In the shadows below

cd • 8 titres

  • 1Lion and the unicorn
  • 2The siege
  • 3Vision of three
  • 4Spider and the fly
  • 5Persephone
  • 6White wizard
  • 7Temple of Apollo
  • 8Electric warrior

informations

The Hallowed Halls, Portland, Oregon, USA.

line up

Amy Tung Barrysmith (chant, basse), Jon Barrysmith (batterie, percussions)

chronique

Déjà, assurer à deux, ce n’est pas évident mais ensuite, on peut se dire que, oui, bon, la scène, en faisant du bruit, en électrifiant le public, ça passe crème, mais qu’en est-il du studio ? Ça risque d’être moins efficace, non ? Year of the Cobra ne mangent pas de ce pain-là, non seulement, ils dépotent devant les gens, sont sympa (deux points vérifiés par mes soins) mais en studio, ils enregistrent de quoi te donner envie d’acheter. Est-ce justement ce personnel réduit ? Toujours est-il que le duo me semble avoir une vraie propension à capter l’essentiel et ne pas chercher à le dissimuler sous des couches d’effets. Les parties stoner sont très mélodiques, alternent avec des parties plus lentes pour l’esprit doom et le chant féminin, légèrement fantomatique complète le tableau. Le combo sait être groovy même (les excellents ‘The siege’, 'White wizard) qui donne à ta tête l’envie d’osciller toute seule, à tes petits petons de taper le rythme. Pourtant, nulle peur d’étirer les pièces parfois sur plus de sept minutes, sans réelle impression de longueur… Tout est dans le dosage, une apparente simplicité (technique, précise et maitrisée), une succession de tension et de lâcher fine, contournant certains clichés trop lourdauds. Il est clair que le chant féminin apporte un plus indéniable mais le jeu a sa part aussi, tant dans l’aspect mélodique que dans la cogne, avec une batterie maline sachant paraître lourde tout en équilibrant par des intentions tribales variées, en mouvement constant sans faire étalage de technicité. Je n’ai pas été surpris d’apprendre récemment que le couple tâtait du post punk dans un projet dont j’ai oublié le nom car on sent que Year of the Cobra a un éventail d’influences larges, doom, sludge, stoner bien sûr, metal tout court mais aussi noise rock, punk (‘Persephone’, ‘Temple of Apollo’). Le superbe ‘White wizard’ me rappelle même l’époque glorieuse des Sleeping Dogs Wake alors un duo. Incroyable ce qu’on peut tirer d’instruments rythmiques à la base tout de même ! Je ne vous mentirai pas, je préfère le format EP malgré tout mais ce disque-là des Américains, je ne m’en lasse pas tant il est varié dans la constance de ces atmosphères. 4,5/6

Bon
      
Publiée le lundi 3 août 2026

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