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La Scaltra › Freakshow
- 2017 • Solar lodge SL 041 • 1 CD
cd • 10 titres
- 1Intro
- 2Devils playground
- 3Cantate
- 4The cat lady
- 5Gloria
- 6A remedy
- 7Sonar dance
- 8Holidays
- 9Chained hysteria
- 10Black wedding
extraits audio
informations
Sharpe Studios, Allemagne.
line up
Aeleth Kaven (chant, basse), Jaye Sharpe (guitare), Dae Widow (synthé, chant)
Musiciens additionnels : Ashen (vocaux masculins)
chronique
Parfois, plus que de progresser, il importe de confirmer. C’est ce que font La Scaltra avec ce second opus par lequel, ne l’oublions pas, plusieurs fans les ont en réalité découverts, Solar Lodge n’ayant réédité le premier opus que des années après. ‘Freakshow’ reprend les choses au même point mais épaissit quelque peu le son, la boîte sonne moins sèche, plus organique, la guitare se fait parfois plus électrique, noire… Les Allemands se rapprochent dorénavant de formations ouvertement gothiques comme Diva Destruction, Switchblade Symphony, Sins of the Siren, sans renoncer à leur technique d’instaurer d’emblée une mélodie forte qui va tourner et créer une forme de transe, laquelle se trouvera enrichie d’attaques, de sonorités, de choeurs, au gré des morceaux mais de manière globale, le groupe n’est pas adepte des breaks, cassures, changements trop brusques, ce qu’on ne lui demande nullement puisque sa méthode fonctionne. Les Allemands ne dédaignent pas osciller entre électronique et électricité selon les chansons avec pour aulne l’obscurité et le mysticisme (des valeurs avec lesquelles on ne plaisante pas chez Solar Lodge), ainsi sur l’excellent ‘Cantate’ plus ouvertement dark wave. Le groupe apparait confiant et s’autorise des durées relativement longues parfois, principalement sur des compositions où le chant se fait plus ‘angélique’ (‘Gloria’, ‘Black wedding’) mais là aussi, on évite l’écueil avec renfort d’une discrète voix masculine pour renforcer l’ambiance liturgique. On devine que La Scaltra tentent, expérimentent, tiraillés entre l’ancienne dark wave et des velléités gothiques parfois marécageuses et lourdes (‘A remedy’). Rien à déplorer mais des esprits chagrin pourraient reprocher cet aspect melting-pot pas si flagrant que ça mais présent malgré tout. Pour ma part, la qualité des chansons équilibre même si on pressent plus qu’on ne le sent réellement un très léger essoufflement vers la fin. La formation n’a pas usurpé sa signature chez Solar Lodge, voilà ce que confirme ce second opus laissant présager du meilleur pour la suite.
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