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Black Nail Cabaret › Chrsyanthemum
cd 1 • 11 titres
- 1My home is empty
- 2Autogenic
- 3Totem and taboo
- 4Never enough
- 5Neurons
- 61mg
- 7Darkness is a friend
- 8Godspeed
- 9Roadtrip
- 10Tech me how to techno
- 11Faceless boy
cd 2 • 4 titres
- 1Remains of a star gone supernova
- 2The killing
- 3The weeding
- 4Autogenic (Die Arkitekt remix)
extraits audio
informations
Il s'agit de l'édition limitée 2cds dans une pochette hardbook de 35 pages
line up
Emese Arvai-Illes (chant), Krisztian Arvai (synthé, claviers, programmation)
chronique
Bon, vous présenter Black Nail Cabaret par leur inhabituel versant acoustique (quelle merveille !), c’est très bien mais si on en revenait à leur style de base plus électronique ? Notamment avec leur dernier opus en date ? Pour moi, il n’y a pas photo, avec ces Hongrois, on tape dans le très haut haut du panier de la dark wave contemporaine et pas uniquement car leurs clips, leurs tenues, leurs visuels sont extrêmement soignés, ils ne sont pas les seuls dans le domaine. On en revient donc à la musique, l’essentiel et l’essentiel, c’est cette voix, celle de Emese Arvai-Illes, capable d’émouvoir comme d’intriguer, de séduire comme d’effrayer; quel talent chez cette femme ! Reléguer le travail de son collègue au second plan serait injuste car là aussi, il faut reconnaître que c’est de qualité. Si le duo ne répugne pas à nous faire danser, l’aura se dégageant de leur travail démontre clairement que la démarche va bien au delà. Certes, nombre de formations dark wave affirmeront la même chose et avec raison mais il y a chez Black Nail Cabaret une richesse qui les rapprocherait presque de Depeche Mode dernière époque (‘Totem and taboo’, ‘Never enough’) tant dans le traitement, l’originalité des sonorités et des structures. Le goût du détail aussi qui se manifeste dans la parfaite adéquation entre chant et musique, les détails marquant, la petite mélodie tueuse (‘My home is empty’)… Pas question pour autant de renier le rythme pur (‘Neurons’, ‘Teach me how to techno’, ‘Weeding’) mais pour autant pas question de réfuter une véritable exigence de travail. A me lire, on se dit que le disque a l’air assez varié dans ces ambiances et il l’est, sans perdre sa cohérence. Le duo se même le luxe d’un morceau purement cold wave (‘Darkness is a friend’), de quelques éclats purement ambient obscur, expérimentaux (‘1mg’, le presque industriel ‘Remains of a star gone supernova’) ou d’échos 80’s (l’excellent ‘Roadtrip’) à une époque où les groupes (et leurs labels) étaient ambitieux quant à leurs albums. ‘Chrysanthemum’ est de cette trempe, gourmand en apparence (la version double propose un EP bonus indispensable dont je mentionne des titres) mais vu la qualité et la variété des atmosphères, le pouvoir évocateur des chansons et des mélodies, on ne s’ennuie guère d’après moi. Un disque qui peut se danser mais doit surtout s’écouter, se ressentir.
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