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Polansky Y El Ardor › Polansky y el Ardor
cd • 13 titres
- 1Ataque preventivo de La URSS
- 2El espia
- 3Yo le hacía el amor de la forma más aburrida
- 4Chantaje emocional
- 5Cruzando el Rubicon
- 6Catalepsia
- 7Negra
- 8Ahora que mis sueños van cayendo uno por uno
- 9Las venas de ni amigo están ardiendo
- 10Cielo rojo sobre Poznan
- 11Azul
- 12Bailando en ll alambre
- 13Por las calles vacias
extraits audio
informations
line up
Víctor Manuel Muñoz Vázquez (chant, guitare), Sebastián Durán Limas (basse), Prejo (batterie, percussions), Carlos Álvarez Coto (clavier, saxophone)
chronique
Bien sûr, acheter la réédition cd du seul album paraîtrait la meilleure option mais quand existe une compilation en reprenant l’intégralité avec deux morceaux bonus, pourquoi se priver ? Né du bouillonnement culturel intense de la capitale espagnole au début des 80’s, ce combo au nom étrange, à défaut de laisser beaucoup de disques derrière lui, se rattrapera sur la qualité de ses compos. C’est bien simple, leur unique opus est un mine à pépites et pas besoin de se pencher beaucoup pour ramasser. La recette est simple: des influences psychédéliques écrasées au pilon post punk avec quelques épices latines (les percussions) et le spleen inhérent à l’époque. Dire que les mecs ont un sens inné de la mélodie, des arrangements est un doux euphémisme, il suffit pour s’en convaincre d’écouter les choeurs de ‘El espia’, du riff bandant as fuck de ‘Cruzando el Rubicon’, sans compter les petits ajouts de saxo ultra pertinents… On a parfois l’impression d’écouter les Cure de ‘Three imaginaire boys/‘Seventeen seconds’’ en plus hargneux et plus matures (‘Catalepsia’, ‘Las Venas de mi amigo están ardiendo) mais le sentiment n’est que fugace car certaines intros à la basse laisseraient croire que les voisins Bauhaus attendent derrière la porte, autre erreur. Pas toujours aisé de décrire ce que Paralisis Permanente et Polanski y el Ardor qui se situent clairement dans la même veine avaient de si spécial. Cette touche espagnole justement ? Décelable dans une craquée de détails (des intonations de la voix, l’énergie différente de celle de Grande-Bretagne, une manière d’arranger les mélodies) ? Une chose demeure certaine selon moi, outre leur post punk énergique extrêmement bien fichu, Polansky y el Ardor parviennent à injecter une dose de spleen propre à l’époque (l’héroïne, le Rideau de Fer notamment) profondément émouvante (‘Las venas de mi amigo están ardiendo’, ‘El espia’, ‘Chantaje emocional’, ‘Cielo rojo sobre Poznan’, ‘Azul’…). Deux ans de carrière intense (1er prix du Concurso de Rock Madrid-Región, enregistrement de l’album et d’un EP, concerts) avant que le groupe ne se sépare, la maison de disques ayant rejeté les maquettes en prévision du second opus. Qu’importe, un statut culte vaut parfois autant qu’une discographie abondante…
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