Vous êtes ici › Les groupes / artistesFF. Emasculata › Hail Mulder

F. Emasculata › Hail Mulder

lp/k7 • 7 titres • 17:29 min

  • 1Mulder, It's Me1:54
  • 2Redux II1:58
  • 3Redux I1:27
  • 4Morris Fletcher1:31
  • 5The Ballad of John Doggett2:12
  • 6Craig Willmore2:08
  • 7Foxglove6:16

informations

LP 10" pressé à 30 exemplaires sur vinyle transparent, accompagnés d'un fanzine de 36 pages réalisé par le groupe.

chronique

Les Cornouailles – au sud-ouest de la grande île britannique – sont-elles une terre propice à l'aterissage des vaisseaux d'outre-espace ? Des enlèvements y ont-ils lieu ? Qu'est-ce qui flotte par là-bas, dans l'air – on se rappellera que c'est le pays, aussi, qui nous a largué Richard D. James alias Aphex Twin (et AFX, Caustic Windows etc.) ? Mais qu'est-ce qui cloche, par là ?!

Blagues à part, F. Emasculata sont de ces zozos – dont une zozotte – à qui est venue un jour une idée tout de même singulière. En l'espèce : former un groupe dont toutes les paroles, tous les sujets, les visuels, l'univers, puiseront dans la série The X-Files (le nom du groupe lui-même provient d'un épisode de la saison 2 – Contamination, pour la version française, un moment assez dégueulasse incluant des insectes et des pustules, en passant). Alors, pour ce premier album – ou EP, on vous laisse statuer, ça dure en tout cas un gros quart d'heure – c'est Mulder qui figure sur la pochette, représenté en Madone (oui... singuliers on a dit), sa carte du FBI tenue sur le cœur en guise de sainte écriture. Quant à la musique... Pas d'IDM, ici, d'électronique mutante ! Des riffs, plutôt, heurtés ou groovants ; une voix féminine qui alterne entre chant lancinant mais ferme, affirmé, à la Selene Vigil (7 Year Bitch) ou Donita Sparks (L7) voire à la Courtney Love (Hole, s'il fallait préciser) et braillantes rauques, éraillées, furax ; des samples tirés de la série, montés en nappes ou isolés (multiplicité de Scully au téléphone, punchlines de Mulder...) ; une section rythmique qui s'excite en filant droit ou s'alanguit en devenant épaisse, poisseuse. En somme, une espèce de punk-hardcore qui ne tient pas en place – plus que légèrement crust avec ses accélérations thrash/D-beat, ses soudaines syncopes doomy voire grungy (décidément, oui). On l'a dit, tout ici en réfère à la série en question – les titres mêmes portent ou contiennent presque tous le nom d'un personnage (tiré de tel ou tel épisode ou récurrent), Foxglove, le dernier morceau se permet même de citer directement, sans que ça sonne blague lourdingue un seul instant, le célèbre thème signé Mark Snow, celui du générique. Ça peut paraître étroit, comme spectre, un peu juste comme matière – mais le truc, c'est que ça marche, ça ne s'épuise pas. Il faut dire que ça file – c'est court, donc, mais dense. C'est réjouissant – et salissant, plein des bouts consistants et gluants qu'on aime à se coltiner dans ces trucs, ces musiques là. Même, on est prend vite à trouver ça trop bref – au point que lorsque surgit ladite citation de thème, on pense déjà à relancer la chose, à s'envoyer ça une fois de plus.

La vérité est ailleurs ? Mangez-vous déjà ça. Ça brouillera la fréquence, peut-être bien – ne serait-ce qu'un instant – sur laquelle vous espionne l'Homme à la Cigarette. Ou bien au pire, ça lui fera perdre quelques points d'audition et un peu de sa morgue. L'un de ses nom, en anglais, en V.O., c'est Cancer Man. Ce n'en est pas un, au vrai – de nom. C'est un titre, une fonction. On voudrait que cette musique dégueule sur son vilain costume.

Bon
      
Publiée le mercredi 8 juillet 2026

dernières écoutes

Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Hail Mulder" en ce moment.

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Hail Mulder".

notes

Note moyenne        1 vote

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Hail Mulder".