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Lene Lovich › Stateless

  • 1993Stiff STIFFCD20 • Remaster • 1 CD

cd • 15 titres

  • 1Lucky number
  • 2Sleeping beauty
  • 3Home
  • 4Too tender (to touch)
  • 5Say when
  • 6Tonight
  • 7Writing on the wall
  • 8Telepathy
  • 9Momentary breakdown
  • 10One in a million
  • 11I think we are alone now
  • 12Be stiff (feat. the Musicians Union)
  • 13Big bird
  • 14The fall
  • 15I think we are alone now (Japanese version)

informations

Wessex Sound Studios, Pathway Studios, Londres, Angleterre.

Les titres 12 à 15 sont des bonus.

line up

Lene Lovich (chant, saxophone))

Musiciens additionnels : Jeff Smith (synthé), Ron François (basse, percussions, choeurs), Bobbi Irwin (batterie, percussions, choeurs), Les Chapell (guitare, synthé, percussions, choeurs), Nick Plytas (orgue Hammond)

chronique

Tu connais Lili Marlene Premilovich ? Née aux USA, elle déménage en Grande-Bretagne au début de son adolescence et… Ah oui, excuse-moi, tu m’avais dit que tu ne savais pas de qui je parlais…Dommage, elle est bien meilleure que la sucotée Nina Hagen… Bref, son nom de scène est Lene Lovich et elle est brillante. Il faut dire que la jeune Lili pour occuper son temps en Angleterre va s’intéresser à l’art sous toutes ses formes, elle apprend le saxo, chante dans la rue, s’initie à la danse, fréquente plusieurs école d’art, voyage, ira même rencontrer Dali chez lui, même si d’après ses dires ils n’ont pas dit grand chose vu la barrière des langues, elle jouera de petits rôles au théâtre… Elle peine cependant à trouver sa voie même si la musique paraît la meilleure option. En 1977, elle aura l’occasion de fournir des idées de paroles au producteur Alain Wisniak qui co-écrira ‘Supernature’ avec Cerrone. Non créditée, elle prend confiance néanmoins, enregistre une reprise de James and the Shondells que Stiff Records décident de sortir en single. Pour la face B, elle apporte une compo personnelle, le bien nommé ‘Lucky number’, que le label a la bonne idée de transformer en face A puisqu’il grimpe aussitôt dans les charts. La machine est lancée et Lene enregistre son premier disque à une époque où une créativité aussi débridée que la sienne se retrouve entre la fin du punk, l’explosion de la new wave, ce que traduit parfaitement ce premier essai. La jeune femme s’inspire de pop, de punk (‘Home’), de cabaret, de folk (‘One in a million’), qu’elle transforme en univers délirant et gothique, sa voix exceptionnelle constituant le liant de cette maison de poupée en ruines et toiles d’araignée. Tout comme sa camarade Nina (qui reprendra d’ailleurs ‘Lucky Number’), Lene a une manière non conventionnelle de jouer de son timbre, avec des touches de folie mais, elle, n’en abuse pas; la mélodie demeure reine, avec des accents réellement touchants parfois (‘Sleeping Beauty’, Home’, le cabaret bluesy de ‘Too tender’). Même quand elle part dans la déguelingue wave-billy de ‘Say when’ ou ‘One in a million, la magie opère. Tout comme Nina Hagen, Rose McDowall, Lene Lovich appartient à cette génération de devotchkas au look mi-coloré mi-réglisse, oripeaux témoignant d’une créativité unique hors-scènes même si chez Lene, elle ne se démentira jamais (elle écume toujours les scènes à bientôt 80 ans) et sonnera plus cohérente musicalement tout au long de sa carrière. Premier essai frappant de maturité et de personnalité dont on a retenu à juste titre ‘Lucky number’ et ses ‘ouah ah ouh’ mais dont chaque titre est excellent, à déguster sans modération comme une glace pistache/réglisse avec des éclats de fraise séchée et de chocolat noir.

Très bon
      
Publiée le samedi 4 juillet 2026

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Pielle Envoyez un message privé à Pielle

Ah Lene Lovich j'adore, son chant avec des accidents vocaux de partout, son univers bien particulier et ce premier album pose les bases, et de quelle manière, pour le reste de sa carrière.

Etonné aussi que Lucky number ne soit plus connu, c'est un morceau qui passait souvent à la radio, certes il y a longtemps mais enfin. Mythique par chez moi !

Trois autres morceaux des trois albums suivants que j'aime bien aussi :

Monkey talk (1979)

New toy (1981)

Sister video (1982)

Chouette chronique au passage.

Message édité le 06-07-2026 à 19:30 par pielle

avatar Shelleyan Envoyez un message privé à Shelleyan

Richard, tu connaissais peut-être indirectement Lucky Number via sa reprise en allemand sur le second album du Nina Hagen Band ( 'Wir leben immer ...noch'). Dioneo, il y a éventuellement 'The bird song' qui est très connue aussi...

Message édité le 06-07-2026 à 19:25 par Shelleyan

avatar Dioneo Envoyez un message privé à Dioneo

Non mais oui, hors Lucky Number, je serais bien incapable moi-même de te fredonner une autre chanson d'elle hein... Mais celle-là je suis sûr - est-ce mon cerveau qui me joue des tours ?! - de l'avoir entendue régulièrement (peut-être pas tous les jours mais bon) à la radio quand j'étais gamin. Après, quelle radio, je ne saurais trop dire.

Message édité le 06-07-2026 à 17:29 par dioneo

Indusfreak Envoyez un message privé à Indusfreak

Peut-être parce que c'est un peu en dehors des sentiers battus. Ce n'est pas le genre de groupes qu'on met directement en avant quand on parle New-Wave mais en même temps, il y a plein de trucs qu'on ne connaît pas et qu'on ne connaîtra peut-être jamais. Dans un sens, c'est ça qui est bien aussi, on a jamais fini de découvrir. Ceci dit, je dois avoir un album de la dame mais j'avoue que je n'ai jamais creusé non plus... Je me donnerai dix coups de fouet ce soir avant de dormir.

Message édité le 06-07-2026 à 16:33 par Indusfreak

Richard Envoyez un message privé à Richard

Même pas...c'est dire. Mea Maxima Culpa :)