Vous êtes ici › Les groupes / artistesBBlind Idiot God › Cyclotron

Blind Idiot God › Cyclotron

cd • 12 titres • 51:55 min

  • 17474:16
  • 2Slackjaw4:51
  • 3Ground Lift4:01
  • 4Thunderhead4:39
  • 5Head On3:53
  • 6Hangtime4:58
  • 7Cloudcover2:42
  • 8Cold Start5:01
  • 9Death Hollow Canyon, Utah6:37
  • 10Easing Back2:45
  • 11Broadside3:23
  • 12Dead Continent Dub4:35

informations

Enregistré au BC Studio par Martin Bisi et aux Green Point Studios par Oz Fritz et Bob Musso. Mixé par Oz Fritz, The It Factory. Masterisé par Howie Weinberg. Produit par Bill Laswell.

line up

Ted Epstein (batterie), Andy Hawkins (guitare), Gabe Katz (basse)

chronique

Nous y voilà en plein ! Dans cette décennie 90 dont Blind Idiot God avaient anticipé de quelques années la marche, l'une des approches, cette manière de fusionner/fissionner les matières, les genres, les timbres, dynamiques. En plein dans leur son, aussi – abouti, mûri, plus percutant et massif, plus détaillé que jamais. Les trois, de plus, ont appris à manier encore plus finement – et plus brutalement – leurs instruments et la composition, alterner à l'abrupte ou progresser encore plus sournoisement. D'emblée ils vous assènent leur truc au plus renversant – 747 et ses tonnes de carlingues soulevées/jetées avec l'aisance, la vélocité d'un geste quotidien, anodin.

Cyclotron est complexe, et évident. C'est ici que s'exprime complètement – sans le nommer, sans le dire – le jazz, dans la mixture (très haute température) que touillent, concoctent ces gars-là. Sans le dire, oui, et même en trichant – en faisant passer ça pour du bruit punk, de l'assaut de bête aveugle (lovecraftienne ou pas... mais n'empêche, c'est bien ici que leur géométrie se déploie dans sa dimension la moins euclidienne). Ou alors – et ailleurs – en faisant passer pour une phase de relâchement les frappes les plus sèches, des passages dub au vrai pas moins contondants que le reste. Par moment, on dirait l'une ou l'autre production du label On-U Sound – en plus soigneux sur les réglages mais moins précautionneux sur les éventuels dégâts causés par la libération du truc hors de l'air confiné du studio. Sur d'autres passage, le trio arbore l'allure d'un groupe de metal/fusion qui aurait pris le tour de virer la parole et les fringues de skate de leurs mélanges – pour ne garder que la force de propulsion et d'immersion (d'engloutissement ?) des parties assemblées, montées, soudées, pour ne garder que la puissance d'impact. Cyclotron impacte, c'est ça, frappe, lamine, tabasse... Mais on se mange ça, toujours, avec plaisir. Les dissonances, les rythmes hâchés ou scandés au cloueur pneumatique, les accélérations qui fauchent, les ralentissements qui enfoncent (cette fois c'est le mot), qui écrasent.

Ils prennent leur temps, en plus, ces salopiots. Celui de bien tout décliner jusqu'à la lie, chaque fois, quelque soit l'angle retenu. Ils varient les techniques – accords cognés, trémolos proto-black (Thunderhead, ouch), harmonies déchirantes ou bien ouvertes (béantes ?), basse enveloppante et/ou qui tape au ventre, blasts (ou quasi) et skank. Douze pistes, comme ça, à ne pas nous lâcher, à aggraver l'affaire, à concasser du funk, désorbiter des tournes heavy, faire tourner rond des motifs biscornus. Le pire étant qu'on n'y trouvera rien de trop. Fhtagn, tiens, oui, comme dit le tag d'ici. On (se) retourne dans cette boue, marre du Chaos et structures fines qui sont Chair du Cosmos.

Chef-d'œuvre
      
Publiée le samedi 27 juin 2026

Dans le même esprit, Dioneo vous recommande...

dernières écoutes

Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Cyclotron" en ce moment.

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Cyclotron".

notes

Note moyenne        3 votes

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Cyclotron".

born to gulo Envoyez un message privé à born to gulo

Je me suis pas fait chier à ce point-là, mais... je saurais pas définir, aprce que dub-metal, ça peut me parler, cf Obake. Peut-être même que je l'aurais pris différemment si y avait pas "747" en ouverture, en fait. Ce genre de machin promet trop et trop fort pour que la suite parte direct sur une bretelle de sortie, et aille dubeliner de la tête, alors qu'on était sur de l'aluminium sharp de chez sharp.

avatar Dioneo Envoyez un message privé à Dioneo

Trop Laswellesque ? (Pourtant j'aime globalement pas trop Billy-Bibi, moi non-plus... Mais eux, j'aime, va comprendre).

Message édité le 28-06-2026 à 11:47 par dioneo

born to gulo Envoyez un message privé à born to gulo

"747" d'entrée, ça colle au siège pas de doute. La suite ressemble hélas au souvenir que j'en avais : pas pour moi.