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Velvett Fogg › Velvett Fogg
- 2022 • Music on cd MOCCD14181 • 1 CD
cd • 9 titres
- 1Yellow cave woman
- 2New York mining disaster 1941
- 3Wizard of Gobsolod
- 4Once among the trees
- 5Lady Caroline
- 6Come away Melinda
- 7Owed to the dip
- 8Within the night
- 9Plastic man
extraits audio
informations
line up
Paul Eastment (chant, guitare), Mick Pollard (basse), Frank Wilson (orgue Hammond, chant), Graham Mullett (batterie)
chronique
Tommy Iommi, ça vous parle ? Bien sûr ! Velvett Fogg, ça vous parle ? Bien sûr… que non ! Encore que sur G.O.D., je suis sûr que oui. Pour celles et ceux qui débarquent comme moi il y a quelques années, le premier a très brièvement fait partie des seconds avant de s’en aller fonder Black Sabbath et révolutionner le monde du rock. Velvett Fogg se sont contentés de faire du rock psychédélique… Enfin, ‘contentés’, c’est une manière de parler, il suffit de voir la dégaine des loustics pour deviner qu’on tient quelque chose de particulier et effectivement, c'est le cas. Après avoir fourbi ses armes en tournant en Allemagne, le groupe est contacté par un label ayant eu vent de ses shows avec danseuses, light show spécial. Justement ils recherchent des musiciens n’ayant pas froid aux yeux, volontiers un peu bizarres, iconoclastes et nos Anglais ont le profil requis. Si on retrouve volontiers des éléments classiques du rock psychédélique, les atmosphères développées lorgnant volontiers du côté du progressif dégagent quelque chose qu’il est peu capillotracté de qualifier de proto goth mais qui clairement crée des climats étranges plus proches de Van der Graaf Generator que d’un quelconque combo psychédélique lambda (le jeu d’orgue et le chant, tout deux géniaux, y contribuent beaucoup). Velvett Fogg alternent entre des morceaux volontiers rythmés, légèrement décadents (‘Wizard of Gobsolod’), un groove jazzy mystique (‘Owed to the dip’), des murder ballads tristes (le fabuleux ‘Lady Caroline’) mais également des compositions établissant clairement le lien entre rock psychédélique et progressif (‘Come away Melinda’ et son jeu d’orgue gothique, ‘Yellow cave woman’ qu’on pourrait prendre pour une chute de studio de Van der Graaf Generator ou du premier Pink Floyd). Velvett Fogg travaillent leurs climats, alternant entre passages dépouillés chant/orgue, des accélérations, des parties où la guitare se taille la part du lion, des cassures, changements mélodiques. Est-ce moi ? Je trouve qu’une aura ‘gothique’, telle qu’on la trouve dans la fascination des nursery rhymes, des folk tales et autres joyeusetés ayant influencé nombre d’artistes de cette fin des 60’s,baigne ce disque qui n’en a pas pour autant perdu une forme d’immédiateté pop dans ses mélodies. Comme il fallait s’y attendre, avec sa pochette provocante et ses ambiances obscures, cet unique essai peinera à se vendre, précipitant la dissolution du groupe. Très dommage, cet unique essai est une merveille.
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