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The Mission › The brightest light
- 2013 • SPV / Oblivion / Eyes wide shut Recordings SPV 265992 CD EWSR015 • 1 CD
cd • 11 titres
- 1Black cat bone
- 2Everything but the squeal
- 3Sometimes the brightest light comes from the darkest place
- 4Born under a good sign
- 5The girl in a furskin rug
- 6When the trap clicks shut behind us
- 7Ain't no prayer in the bible can save me now
- 8Just another pawn in your game
- 9From the oyster comes the pearl
- 10Swan song
- 11Litany for the faithful
informations
Chapel Studios, South Thoresby, Lincolnshire, Angleterre; The Green Room Studio, Sau Paulo, Brésil.
line up
Wayne Hussey, Craig Adams, Mike Kelly, Simon Hinkler
Musiciens additionnels : George Allen (grand piano)
chronique
Tiens, le petit filou, je l’avais zappé à sa sortie (en même temps vu sa pochette peu expressive)… C’est le bon côté du chinage dans les magasins de seconde main. Donc, ‘The brightest light’ de The Mission, leur treizième opus… Tous les amateurs de musique dark ont dû lever les bras au ciel en écoutant le sombre ‘Black cat bone’ qui du haut de ses huit minutes ouvre les hostilités… Grincements de guitare, basse obscure, climats mystérieux, batterie un brin tribale, un Wayne Hussye au timbre haineux comme jamais… Waow ! Par contre, ils ont dû les baisser assez vite mais nous y reviendrons. Pour l’heure, oui, cette première chanson est excellente, seulement ce disque qu’on croyait mal baptisé va se révéler bipolaire… Histoire de ne pas se gâcher le plaisir, signalons que les Anglais vont aligner d’emblée une série de belles réussites qui se révèlent des leurres parfaits: ‘Everything but the squeal’, ‘Sometimes the brightest light comes from the darkest place’, ‘Born under a good sign’ sont d’excellente facture, The Mission semblent inspirés, revanchards, avec un son tranchant, pêchu, des mélodies efficaces. Certes, sur ‘The girl in a furskin rug’, Wayne reprend son timbre plus traditionnel mais qui s’en plaindra ? On l’aime ce timbre si aisément reconnaissable et la chanson est plutôt bonne donc tout va bien, c’est moins râpeux, plus typique du combo mais inspiré malgré tout. Trop beau pour être vrai ? Un peu car dès lors, le groupe va changer d’un coup de registre, sans crier gare et dès ‘When the trap clicks shut behind us’ (déjà, ces titres pseudo-philosophiques de calendrier, hein…) nous la jouer bon vieux rock bluesy mid-tempo, presque avec l’harmonica au bec… Attendez, mais oui, le voilà l’harmonica, sur ‘Just another pawn in your game’… Décidément. The Mission nous jouent U2 à l’époque où ils se croyaient devenus des songwriters américains et c’est pas terrible. Pas pourri mais tellement prévisible et lambda, sans saveur; n’est pas The Alarm ou New Model Army (qui ont toujours le sang cognant dans la valve cardiaque) qui veut ! Qui plus est, ces balades semblent interminables. Le groupe tente bien de redresser la barre avec deux morceaux corrects, l’acoustique final, ‘Litany for the faithful’, avec sa tristesse simple, ses belles guitares claires sonnant carrément beau mais le mal est fait. Disque en demi-teinte donc avec des très hauts et une moitié trop lambda (les textes plan-plan parfois, mon Dieu) pour être crédible. Très dommage mais si comme moi vous le dégottez pour un bon prix, il serait dommage de vous en priver. 3,5/6
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