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Woven Hand › Silver sash

cd • 9 titres

  • 1Tempel timber
  • 2Acacia
  • 3Duat hawk
  • 4Dead dead beat
  • 5Omaha
  • 6Sicangu
  • 7The lash
  • 88 of 9
  • 9Silver sash

extraits audio

informations

line up

David Eugene Edwards (chant, guitare, Moog, piano, drones), Chuck French (basse, guitare, Moog, piano, percussions), Neil Keener (basse), Ordy Garrison (batterie)

chronique

‘Silver sash’ franchit le pas que ‘Star treatment’ laissait présager… Qualifier la musique de Woven Hand de post-hardcore n’a aucun sens pourtant on n’en est pas si loin tant c’est l’esprit du bison qui guide le son et les pulsations de cet album électrique et lourd comme jamais. D’après les infos du net, c’est Chuck French qui serait à l’origine du principal de ce disque. Ayant trié des idées stockées dans ses fichiers, il les a transmises à David Eugene Edwards et les deux hommes ont bossé dessus pour aboutir à ‘Silver sash’. Covid obligeant, les enregistrements se sont effectués à la maison, est-ce ce qui leur donne cette forme de rage urgente parfois ? Celles et ceux ayant apprécié les deux essais précédents vont aimer, ce ‘ruban argenté’ complète en effet une sorte de fausse trilogie. Entre folk goth électrique (’Duat Hawk’), blues psychédélique obscur (‘Dead dead beat’) et des attaques plus noisy et épaisses (‘Tempel timber’, ‘Omaha’, ‘The lash’), frisant le rock indus des Swans (‘8 of 9’), le groupe explore une forme de tension noire chère aux groupes post-quelque chose mais sans en adopter réellement les structures. C’est plutôt comme s’il en avait aspirée l’aura granuleuse pour la réinjecter dans les rythmiques chamaniques (toujours ces structures héritées des tambours amérindiens) et créer ce maelström balayant les herbes des hautes plaines tandis que le chant de Edwards, au second plan, promène ses mélodies entre fantôme et chamane. Aucune lumière dans cet opus, tout évoque la nuit dans ce qu’elle a d’intranquille et de mystérieux ( le bon ‘Sicagnu’), pourtant il n’effraie pas, il y a une forme de sérénité dans cette tension épaisse (le chant y contribue beaucoup) comme une confiance que les spectres sont des esprits amis ou du moins alliés. Pas réellement de structure couplet/refrain, plutôt des tranches qui se chevauchent, se complètent, s’affrontent dans l’obscurité, à l’image de la nature humaine. Alors que meure le dernier larsen du morceau éponyme, je me fais pourtant la réflexion qu’il n’est pas surprenant que Edwards ait commencé à travailler en solo après et accepté la reformation de 16 Horsepower; sans vouloir jouer les prophètes de mauvaise augure, ‘Silver sash’, malgré ses évidentes qualités me parait l’expression ultime de Woven Hand et nulle surprise aux cobras de cette pochette (une symbolique reprise par Edwards sur ses deux opus solo). Que pourraient exprimer de plus nos Américains au travers de ce médium ? Le future confirmera ou infirmera...

Bon
      
Publiée le samedi 6 juin 2026

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Note moyenne        3 votes

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born to gulo Envoyez un message privé à born to gulo

Ca démarre encore plus (heroic-)goth que Star Treatment.