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The Coventry › The art of survival

11 titres

  • The art of survival
  • Natural order
  • Tremble
  • Begotten
  • Missing
  • Purity
  • The hunger
  • From before the beginning
  • The lies we say
  • Love & Psyche
  • Small regrets

extraits audio

informations

line up

Mario Manfredi (chant), Adriana Colella (synthé), Valerio Riviecco (guitare, synthé, choeurs)

Musiciens additionnels : Gianmarco Milella (guitare additionnelle), Maria Giampietro (batterie additionnelle)

chronique

A y regarder de près on pourrait, à l’aune de mes chroniques, déduire que The Coventry ne sortent que des singles… A l’ère du digital, cette époque est, hélas, quasiment révolue mais ne nous n’égarons pas, je ne suis pas ici pour philosopher mais vous parler enfin d’un Lp complet de ces Italiens, leur premier pour être précis. Si j’avais tracé des parallèles avec les compatriotes de Hapax, je recentrerais ici mon tir en parlant d’une forme de point médian entre ces derniers et The Frozen Autumn. Plus sombres et moins vaporeux, ils partagent avec le groupe de Diego Merletto une certaine emphase entraînante due notamment au jeu de synthé mais également dans le traitement aérien et froid de certaines guitares. Ce qui nous rappelle également au bon souvenir du Clan of Xymox époque 4AD. Comparaisons, toujours des comparaisons… Effectivement, sans chercher à être méchant, il est clair que The Coventry n’ont pas un son spécialement marquant, une identité unique, ce qui ne fait pas d’eux un mauvais groupe pour autant. Ils opèrent à la jonction de plusieurs styles et époques. Il est clair que nos Italiens ont écouté de la new wave mais également du goth rock et comme ils vivent avec leur temps, ils n’ont pas peur de fusionner les deux genres. Ils compensent ainsi l’absence de basse par une complémentarité maline entre le synthé et la guitare elle-même variée dans son jeu, tantôt dans une retenue rythmique, tantôt protagoniste principale avec des mélodies plus prononcées. Avec une boîte claquante, un chant grave, la boucle est bouclée. Une chose est certaine, nos jeunes gens ont de l’ambition et ne se content pas de structures basiques comme il en pullule bien trop de nos jours, on devine une volonté d’écriture complète, de créer des ambiances, ce qui permet à The Coventry de nous surprendre parfois, ainsi sur ‘Begotten’ démarrant sur des auspices sautillantes mais qui s’avérera plus obscur que prévu. Le combo alterne aussi des chansons plus lentes, lourdes, avec d’autres plus dansantes mais qui ne se départissent pas pour autant d’un certain bagage ombré (les bons ‘Purity’ et ‘Missing’). Malgré toutes les qualités que je trouve à ce premier essai, force est de reconnaître qu’il est un peu long, que malgré les efforts pour varier les ambiances, une certaines linéarité finit par s’installer, les compositions aussi bonnes soient-elles ne dégage pas le charisme suffisant pour palier à ce ‘défaut’. N’en demeure pas moins qu’avec ce début, The Coventry se positionnent d’emblée comme une formation mature et ambitieuse qui a les moyens de ses projets.

Bon
      
Publiée le vendredi 29 mai 2026

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avatar Shelleyan Envoyez un message privé à Shelleyan

C'est vrai que le pays a plus à offrir et de manière inattendue que ce que la carte touristique ensoleillée cherche à nous vendre ^^

Richard Envoyez un message privé à Richard

Dans le genre mélancolie dansante, on ne fera jamais mieux que les premiers albums de Clan of Xymox et The Frozen Autumn et effectivement ce projet sur certains titres s'y rapproche. Comme souvent pour un premier album, il est un poil trop gourmand mais le plaisir n'est pas pour autant gâché. Que ferions-nous, nous les amoureux d'ambiances givrées sans l'Italie ?

Message édité le 30-05-2026 à 07:10 par Richard