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Compilations - Bandes originales de films › Good Will Hunting (Music From The Miramax Motion Picture)
- 1997 • Capitol records 7243 8 23338 2 1 • 1 CD
cd • 15 titres • 52:18 min
- 1Elliott Smith - Between the Bars (Orchestral)01:09
- 2Jeb Loy Nichols - As the Rain04:51
- 3Elliott Smith - Angeles02:56
- 4Elliott Smith - No Name #303:10
- 5The Waterboys - Fisherman's Blues04:19
- 6Luscious Jackson - Why Do I Lie?03:27
- 7Danny Elfman - Will Hunting (Main Titles)02:41
- 8Elliott Smith - Between the Bars02:21
- 9Elliott Smith - Say Yes02:15
- 10Gerry Rafferty - Baker Street04:08
- 11Andru Donalds - Somebody's Baby03:10
- 12The Dandy Warhols - Boys Better04:32
- 13Al Green - How Can You Mend a Broken Heart06:18
- 14Elliott Smith - Miss Misery03:12
- 15Danny Elfman - Weepy Donuts03:49
informations
Masterisé par Ron McMaster à Capitol Mastering Mastered.
Sorti en CD, cassette, vinyle. Rééd. vinyle en 2015 et 2025.
line up
Andru Donalds, Danny Elfman, Al Green, Luscious Jackson, Jeb Loy Nichols, Gerry Rafferty, Elliott Smith, The Dandy Warhols, The Waterboys
chronique
C'est dingue : vous mettez Al Green ou Elliott Smith dans une BO et tout devient bon. Ça ne veut pas dire que le film, lui, est mauvais, que la chanson c'est un cache-misère : le film aussi est bon. Alors que je le considérais jusqu'en 2026 comme une hollywooderie insipide destinée à me faire perdre mon temps. Quelle surprise, car le menu fut finalement gutsien : traumatismes, isolement, comportements asociaux, alcoolisme, déchéance, syndrome de l'imposteur, maltraitance, vies mâchonnées à casser des pierres, exclusions à tire-larigot... Le sentiment d'étrangeté au monde exprimé par le brave Will est franchement clair ; il ne lui reste plus qu'à devenir goth, mais non, il sera juste hooligan... il y a quand même un happy end, mais avec un goût d'inconnu dans l'avenir qui fait que tout sera compliqué quoi qu'il arrive. Alors si, en plus, vous avez une quantité de scènes avec notre Elliott qui murmure/chante ses regrets, amours fades et addictions en tricotant sa guitare, je fonds, ce n'est pas possible ! Une énorme surprise filmique pour ma part, qui dorénavant se complète de scènes avec en fond sonore le gros Rafferty, les Waterboys que je redécouvre comme sosies presque irlandais de Bob Dylan, ou les bluettes intimes et hénaurmes à la fois du tatoué Elfman. Un « score » qui complète et enrichit à la fois cette drôle d'expérience filmique qui, souvent chez Van Sant, me touche — ou bien touche plutôt les fantômes traumatisés que chacun traîne au fond de la gorge... Une BO qui peut s'écouter toute seule, afin de se motiver à chroniquer les autres Elliott Smith. Et puis un film très musical pour rappeler, au bon moment, quand c'est bien mûr et qu'on est prêt à l'entendre : que ce n'est pas notre faute, tout ça...
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Cinabre
› Envoyez un message privé à Cinabre
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J'adore cet acteur. Ses imitations étaient impayables... Il était drôle malgré sa dépression chronique. Et en effet, y en a pas beaucoup des acteurs de son calibre qui aurait réussi aussi bien que lui, la fameuse scène "C'est pas ta faute". A faire chialer des adultes en devenir. Un film excellent dont j'ai peine à me rappeler des musiques tellement j'étais happé par le film. A redécouvrir donc!
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Shelleyan
› Envoyez un message privé à Shelleyan
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Williams dans le rôle d'un tueur dans 'Insomnia', j'avais beaucoup aimé...
- Indusfreak › Envoyez un message privé à Indusfreak
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Disons qu'il y a souvent un petit côté christique et religieux voir moralisateur à l'arrière-plan à Hollywood dans lequel j'arrive pas du tout à me laisser embarquer. Ce film n'en fait pas partie et son humanité est en effet réconfortante.
Message édité le 28-05-2026 à 08:19 par Indusfreak
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Rastignac
› Envoyez un message privé à Rastignac
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IDem, j'ai pas une très grande estime des mises en scène hollywoodienne des réparations et des approches de la souffrance ou du trauma, et Robin Williams dans ma tête encore, pendant longtemps c'était que "produit Disney". Mais ce film, cette scène (et les autres) m'ont montré que ce fut un très grand acteur, et la mise en boite de cette scène comme la dernière pièce du puzzle est vraiment excellente.
- soulsmaster › Envoyez un message privé à soulsmaster
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"C'est pas ta faute..." il fallait bien Robbin Williams pour que cette scène ne me renvoie pas à paternalisme écœurant, mais juste à, je ne sais pas, une compréhension de l'autre, du moins une vraie et sincère tentative d'y arriver. Williams, c'est le daron filmique qui arrive à me toucher, toujours, et il n'y a pas beaucoup., même si cela se limite aux films que je connais de lui, donc pas tous, loin de là d'ailleurs au regard de sa filmographie.
Sinon, la première fois que j'ai entendu Between the Bars en entier, c'était une version de Madeleine Peyroux dont j'ai toujours cru que c'était l'originale ! Cette chronique fut l'occasion de remettre les choses dans l'ordre.
Message édité le 28-05-2026 à 02:18 par soulsmaster
