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They Die › Smoke and mirrors
- 2026 • Swiss Dark Nights +SDNSTL021+ • Lim • 500 copies • 1 CD digipack
cd • 9 titres • 36:41 min
- 1Smoke And Mirrors03:48
- 2Darkness And Lust03:53
- 3Death Spell (Backfire)03:58
- 4Karmic Shit03:19
- 5Borderline04:10
- 6Timeline04:10
- 7No Face04:09
- 8Not Done04:50
- 9Paranoid04:18 [Reprise de Black Sabbath]
informations
Obscure Garden, Padova, Italie.
line up
Simone Scarani (chant), Massimiliano Griggio (guitare), Giorgio Ricci (synthé)
chronique
Bon sang, le cd est dans la platine… Comment font-ils, ces They Die ? Dès les premières mesures de ‘Smoke and mirrors’, ils te distillent cette mélancolie à coup de guitares givrées, de clavier hivernaux avec une forme de spleen résigné dans la voix… Toujours cette technique de balancer la musique en un bloc, une sorte de monolithe gris, glacé, duquel émerge des éclats de beauté, comme un diamant noir qu’on tournerait sous la lumière d’un néon. Je suis séduit mais pas autant que les fois précédentes car leur technique commence à montrer ses limites, le mélange de dark wave et de deathrock soft emballé dans le brouillard ne surprend plus. Certes les Italiens tentent quelques trucs de-ci de-là, quelques effets sur le chant, plus d’électronique (la méconnaissable reprise de ‘Paranoid’ n’est pas si loin de quelques pièces EBM de Skinny Puppy et l'aura de Suicide veille à proximité)… Malgré tout, je m’immerge aisément dans ce marasme familier car j’en aime l’atmosphère et ça, They Die, ils savent la soigner par de nombreux détails (les quelques accords nappés d’écho de ‘Death spell’, la rythmique percutante de ‘Borderline’ dans une lignée Depeche Mode survitaminée, les diaboliques mini mélodies de 'Darkness and lust', cette voix qui parait sans cesse se dissoudre…). ‘Smoke and mirrors’, à l’image des buveurs d’absinthe de Jean Béraud, n’est pas un disque sociable. Rythmé et dansant (nos Italiens savent te torcher des rythmiques electro), il distille une telle grisaille qu’on se croirait sur un dancefloor tellement noyé de fumée qu’on distingue à peine les autres silhouettes; avec les lumières idoines à ce type de lieu et un bon pétard (c’est du vécu), on se croit hors du monde, avec une perception cotonneuse de la musique due à l’ivresse. Géniale où l’étincelle à la crise d’angoisse pour les personnes fragiles… Et puis, il y a toujours quelques électrochocs comme un ‘No face’ plus deathrock, histoire de ne pas céder à une torpeur trop toxique… Bon sang, le cd est dans la platine, j’étais parti pour une chronique vacharde et je n’y arrive pas pleinement. Oui, comme je le disais, le combo tire sur ses limites mais il instaure quand même une putain d’ambiance (tout ce qui manque à She Past Away) ! Le risque est que quiconque n’est pas sensible à cette torpeur gorgée de spleen s’y ennuiera mais après tout, sortir un disque est toujours une forme de risque, non ? Personnellement, je suis prêt pour le cinquième.
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