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Big Country › No place like home
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informations
Rockfield Studios, Monmouth, Pays de Galles.
line up
Stuart Adamson (chant, guitare, guitare 12 cordes, guitare sèche), Tony Butler (basse, choeurs), Bruce Watson (guitare, guitare 12 cordes, guitare sèche, E-Bow, mandoline), Mark Brzezicki (batterie)
Musiciens additionnels : Richie Close (clavier), Carol Kenyan*, Katie Kissoon (choeurs féminins)
chronique
Le marché américain n’est pas toujours forcément avant-gardiste mais il a ses règles. La première est que c’est lui qui les impose. J’exagère un peu mais, globalement, combien de films européens ont-ils été l’objet de remakes pour coller aux standards impitoyables de l’Oncle Sam ? La musique ne fait pas exception et ce n’est pas un hasard si beaucoup d’artistes ricains apprécient de venir tourner en Europe. Cependant, niveaux rentrées financières, renommée possible, il n’y a pas photo. Big Country auront fait le pari d’y raboter leur identité pour réussir face à la tiédeur des ventes européennes… Pas si facile, comme en témoigne l’opus précédent qui ne restera pas comme un grand disque et que dire de ce mal nommé-ci et sa hideuse pochette ? Qu’on a failli y croire. En effet, même si c’est un Big Country dont on ne reconnait pas grand chose qui se présente ici, il donne pourtant l’impression d’avoir bouffé du lion. ‘We’re not in Kansas’ sonne dans l’air du temps, rock FM, mais qui ne manque pas d’atout, notamment un jeu de mandoline cristallin inspiré qui, avec une rythmique claquante, un Stuart Adamson moins écorché mais convaincu n’est pas sans évoquer R.E.M. U2 s’étaient cassé les dents à l’exercice des européens voulant se la jouer ricains, pas Big Country, du moins pas sur ‘Republican party reptile’, rock sudiste putassier mais groovy as fuck, plein d’entrain. On y retrouve l’aspect contestataire du combo dans une autre peau mais franchement, ça sonne crédible. Putain de jeu de gratte une fois encore et le chant plus râpeux n’a rien d’une caricature. Un vrai tube. Arrive la pièce maitresse, le bouleversant ‘Dynamite lady’, sombre power ballade aux harmonies un brin convenues mais équilibrant largement par l’aspect prenant de sa mélodie et de la créativité des arrangements. Si je vous joue le coup de la visite guidée, c’est qu’il y a anguille sous roche, non ? Effectivement. Si seulement le disque avait poursuivi sur cette prometteuse lancée ! Le rock de ‘Keep on dreaming’ sauvegarde encore les apparences mais l’insupportable et longuet ‘Beautiful people’ casse d’emblée nos attentes; le coup du Beatles made in America ne fonctionne pas et la chanson sonne comme un essai rassembleur convenu. Les Ecossais vont relever la tête après ce coup de mou en alignant trois ‘réussites’ mais un cran au dessous, ‘The hostage speaks’ (plein de potentiel mais un peu plat), un bon ‘Beat the devil’ un tantinet hard rock bluesy avec un Adamson méconnaissable derrière le micro, il m’évoque presque Chris Isaak la touche plaintive en moins. Plus tranquille et triste, ‘Leap of faith’ pourrait clairement être de la plume d’une de ces formations country-rock locales pullulant alors aux USA. C’est crédible, pas mauvais, pas spécialement excitant non plus. Beaucoup de compositions pourront être décrites de la même manière notamment ‘Ships’ qui eût pu être une ballade mélancolique mais sonne lisse et creuse. L’autre défaut est que Big Country vont s’égayer dans toutes les directions: brit pop 80’s pour ‘You, me and the truth’ (dont le refrain me semble d’ailleurs plagié chez quelqu’un), country affreuse pour ‘World on fire’, rock bateau… Dernier reproche, la production manquant singulièrement de punch. Autant, les trois premiers morceaux laissaient entrevoir un groupe gonflé à la vitamine C, autant la suite parait se diluer, la voix s’éteindre, la rythmique sonner moins claquante… Quelle tristesse de voir ainsi la formation bouffer à tous les râteliers sans direction générale,le plus ironique étant que le disque sera extrêmement mal distribué aux USA. Inutile de dire qu’il n’a pas intéressé beaucoup de gens en Europe non plus.
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Shelleyan
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J'apprends que le fils du type est dans Black Motorcycle Club, plutôt pas mal comme filiation...
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Shelleyan
› Envoyez un message privé à Shelleyan
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J'ignorais; il faudra peut-être que je me repenche là-dessus, voilà bien trente ans que je n'ai pas écouté... Merci.
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nicola › Envoyez un message privé à nicola
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The call ? L'abum Into the woods ? C'est très bon, oui, et mon plus jeune... adore.
Le chanteur est mort il y a quelques années.
Message édité le 18-05-2026 à 11:13 par nicola
- Gouzi › Envoyez un message privé à Gouzi
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pas dégueu, oui
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Shelleyan
› Envoyez un message privé à Shelleyan
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S'agirait-il de The Call ? De mêmoire, l'album 'Into the woods' n'était pas dégueu mais c'était il y a trèèèèès longtemps
Message édité le 17-05-2026 à 21:30 par Shelleyan
