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David Bowie › Serious moonlight
- 2006 • EMI records 0916 3 11539 9 7 • 1 DVD
dvd • 21 titres • 87:57 min
- 1Introduction
- 2Look back in anger
- 3"Heroes"
- 4What in the world
- 5Golden years
- 6Fashion
- 7Let's dance
- 8Breaking glass
- 9Life on Mars?
- 10Sorrow [reprise des McCoys]
- 11Cat people
- 12China girl [reprise d'Iggy Pop]
- 13Scary monsters
- 14Rebel rebel
- 15White light/White heat [reprise des Velvet Underground]
- 16Station to station
- 17Cracked actor
- 18Ashes to ashes
- 19Space oddity / Band introduction
- 20Young Americans
- 21Fame / End credits
informations
Enregistré en concert le 12 septembre 1983 à Vancouver
line up
Carlos Alomar (guitare), David Bowie (chant, guitare), Steve Elson (saxophone), Stan Harrison (saxophone), Lenny Pickett (saxophone), Carmine Rojas (basse), Frank Simms (chant), George Simms (chant), Earl Slick (guitare), Tony Thompson (batterie), Dave Lebolt (claviers)
chronique
Alors qu'il vient de sortir son premier album de pop/rock 80's avec "Let's dance" qui l'a fait débouler sur les dancefloors des boîtes de nuit du monde entier, voici que David Bowie sort sa première vidéo en concert (celle de Ziggy Stardust" de 1973 ne sortira que quelques mois plus tard). Il s'agit de l'enregistrement d'un concert complet à Vancouver au Canada pendant la tournée promotionnelle de ce dernier album en date. David entre de plain-pied dans une ambiance plus colorée et pop sucrée, avec brushing platine et costume pastel inclus ! On nage en plein kitsch des années 80 ! Musicalement, ça envoie, le groupe est en forme et n'est pas là pour jouer de la soupe. La partie rythmique basse/batterie est bien énergique. C'est au niveau de l'ajout d'une section cuivres que le propos s'adoucit et qu'on voit vite qu'on change de registre par rapport aux années 70. Au milieu de tout ça, il y en a un qui brille, David (et pas que grâce à sa nouvelle coup de cheveux !). Il est comme un poisson dans l'eau, totalement à l'aise dans ce registre où la moitié du public ne connaît que les morceaux du dernier album et quelques hits. C'est clairement cette partie visuelle qui est la plus importante, au-delà de l'aspect purement musical (le son fait parfois saigner les oreilles), Bowie garde une classe phénoménale en toute circonstance. Il possède ici un côté crooner décalé vraiment sympa. Il y a un contraste important entre l'orchestration trop propre, limite variété, et la prestation et la charisme magnétique de Bowie. Ce type était vraiment le showman par excellence. Niveau set-list, pour le coup, il y a pas mal de surprises avec bons nombres de seconds couteaux, comme "Breaking glass", "Sorrow", "Cracked actor" ou "What in the world". Sur les morceaux les plus récents, il y a clairement une atmosphère soul, renforcée par les cuivres omniprésents, rappelant l'époque de "Young Americans" qui clôturera d'ailleurs la vidéo avec "Fame" (du même album). La vidéo se rapproche du live "David live" de 1974 mais en tellement plus maîtrisé et aussi, accessoirement, en bien moins camé (ceci explique certainement cela…). Je trouve d'ailleurs ces différents choix de morceaux particulièrement judicieux avec notamment des versions étonnantes de "Station to station" ou "Scary monsters". On peut noter aussi quelques respirations au milieu de ces atmosphères soul et disco via certains vieux morceaux, comme "Life on Mars?" et "Space oddity", qui ont la bonne idée de rester raisonnables et gardent leur atmosphère plus 70's originelle. Au final, on a une vidéo assez intéressante. Certes, musicalement, cela reste un bon ton en dessous des versions originales mais l'intérêt ici réside dans la performance pleine de conviction de Bowie qui s'apprête à conquérir le monde ! Je ne dirais pas qu'il s'agit du meilleur témoignage vidéo de Bowie, mais il possède de bons arguments.
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notes
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commentaires
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- Richard › Envoyez un message privé à Richard
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C'est le temps qui m'a, si ce n'est fait aimer pleinement cette période , moins fait rejeter bêtement ces années 1983-1984. Effectivement, le Londonien a toujours ce charisme renversant et semble bien heureux sur scène (cf également le concert de sa dernière date australienne visible sur le net). La setlist est équilibrée et les musiciens ne sont pas vraiment manchots (Alomar est vraiment essentiel). La coloration 'soul' avec cette prégnante section de cuivres m'a toujours un peu tendu, mais au final, ça passe quand même. Puis, ce que j'aime chez Bowie (il n'est naturellement pas le seul), c'est cette volonté de relecture de ses morceaux quitte à se planter. Prenons ainsi le trop rare 'Breaking Glass'. Ici, c'est à la limite du kitsch, façon La Croisière s'amuse. 12 plus tard, sur la tournée d'Outside, il deviendra une superbe pièce étouffante.
Message édité le 04-05-2026 à 06:42 par Richard
