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Guttersnipe › My Mother the Vent

lp • 6 titres • 34:47 min

  • A
  • 1Loaded from Vector Trap3:20
  • 2Like My Voice Was Holothrin5:17
  • 3Stromatolite's Kiss8:39
  • B
  • 4Facility of Parasitism3:22
  • 5Pipa Pipa Portalspawn3:22
  • 6God's Will to Gain Access10:45

informations

Enregistré et mixé par Shakeeb Abu Hamdan.

line up

Tipula Confusa (batterie, synthétiseur, voix), Uroceras Gigas (guitare, claviers, voix)

chronique

Une grosse tranche de bon chaos pour NE SURTOUT pas faire passer la pilule, allez ! Ni la rouge des décérébrés qui se proclament mâles alpha-zéta-on ne sait quoi ni les autres, celles destinées à vous engourdir la santé mentale, le sens critique, l'autonomie... Ici, on se soigne au bruit.

Guttersnipe pulse des nappes noise, braillent et tapent des textes et des textures, des rythmes écrasés dans des bouquets d'effets, de synthés, de modules reliés par, à des câbles, des machines à amplifier, distordre, déformer. « Xenofeminist crisis energy rock », iels appellent ça. Oui, OK. Un truc mutant, qui a dû s'hybrider dans des squats et des caves, en milieu instable mais « safe » autant que possible, agitateur et agité – là-dessus pas de doute !

Les titres parlent de ça, aussi, de symbioses/parasitismes (Lynn Margulis Donna Haraway Vincianne Despret... Bonjour ?), de parasitages ; et le son ressemble à ça aussi – un truc qui altère l'ADN du Monstre, un hacking, décodage/recodage à la sauvage, envers et contre.

Et POUR. Parce que ce boucan est volontaire, explosif, déchiré, contondant, abrasif – mais à mon sens jamais morbide. Ça nous vous arrache, ça ne vous prive de rien qui vous serait absolument indispensable. Ça vous sème à la place, dans les trous que ça fait, de sains doutes et questionnements – sur ce qui serait recevable en tant que forme, en tant que substance, sur l'acceptation des ronrons quotidiens dont ailleurs on vous berce. On finirait par y entendre des espèces de structures alambiquées – sous les lambeaux de riffs et larsens, le feedback cisaillé. L'oreille s'y fait – comme l’œil qui s'attarde sur les lignes de la pochette. On distingue ce qui vit – collectivement et individuellement – dans le grouillement apparent. On se met à l'échelle. On plonge dans ce remuement et ça devient... Agréable. Bon. Bénéfique. On se laisse emplir, traverser, on se laisse vider.

Et le disque s'achève sur une drôle de montée, d'élévation surprise. Ça doit faire tant de bien, en live. J'espère, un jour, y être. J'espère y arriver. J'ai envie d'être... Bien. Mais surtout pas éteint.

Bon
      
Publiée le samedi 11 avril 2026

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notes

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commentaires

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Indusfreak Envoyez un message privé à Indusfreak

Brrr, ça réveille son homme. Du free-noise ? Trop trash pour mes pauvres petites oreilles et mes nerfs malmenés. Difficile de noter une musique aussi tranchée. Le genre de truc qu'on prend ou qu'on jette en bloc. Vite une mélodie onctueuse !

avatar Dioneo Envoyez un message privé à Dioneo

Oh... Faut pas craindre les ballades aux mélodies onctueuses, par contre.

avatar moustache Envoyez un message privé à moustache

Belle pioche Dioneo.