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Soundgarden › Superunknown

cd • 16 titres • 73:42 min

  • 1Let me drown
  • 2My wave
  • 3Fell on black days
  • 4Mailman
  • 5Superunknown
  • 6Head down
  • 7Black hole sun
  • 8Spoonman
  • 9Limo wreck
  • 10The day i tried to live
  • 11Kickstand
  • 12Fresh tendrils
  • 134th of july
  • 14Half
  • 15Like suicide
  • 16She likes surprises

informations

Bad Animals studios, Seattle

line up

Matt Cameron (batterie), Chris Cornell (chant et guitare), Ben Shepherd (basse), Kim Thayil (guitare)

chronique

On a beau cracher sur cet album, comme le firent les fans de Metallica avec le "Black Album", il n'en demeure pas moins que "Superunknown" recèle en lui une force, un punch, quelque chose de direct et d'immédiat qui surprend au premier abord ceux qui ne jurent que par "Badmotorfinger". Car "Superunknown" est avant tout une histoire de son, et de production. L'ancien batteur de Material, Michael Beinhorn, va s'en charger, et dans son ombre, un certain Brendan O'Brien, le véritable architecte du son grunge de Seattle. Quand "Let Me Drown" ouvre l'album, on a de la peine à reconnaître le groupe qui nous avait délivré "Jesus Christ Pose". La dynamique est plus importante, les basses sont proéminentes, le son général est plus sourd et plus touffu que jamais. En fait, le traitement que subit ici Soundgarden lui donne plus de relief qu'il n'y paraît : plus proche, plus chaleureux, avec un soin tout particulier accordé aux gymnastiques vocales de Chris Cornell. Que l'on soit pour ou contre cette nouvelle optique reste discutable mais il est indéniable que cette approche tombait à point nommé pour mettre en évidence des compositions qui cherchent avant tout à réduire la distance qui les séparent de ceux qui les écoutent. Le fait est que le style d'écriture de Soundgarden n'est pas fondamentalement différent de ce qu'ils nous avaient livrés jusqu'ici ; plus raffiné, plus réfléchi mais paradoxalement plus instinctif, "Superunknown" aligne, contrairement à son prédécesseur une suite irréprochable de titres où ne vient poindre aucune baisse de régime et ce malgré la relative longueur d'un album qui ne se révèle jamais ennuyeux, bien au contraire. C'est même un des rares à dépasser les 70 minutes qui s'écoute en continu avec un plaisir non feint. Le groupe se permet même quelques détours psyché ("Head Down" et "Half") au milieu d'une ribambelle de titres épatants ("Fell on Black Days", "Black Hole Sun", "Limo Wreck", "The Day I Tried to Live", "Fresh Tendrils", "4th of July", "Like Suicide" et même le bonus "She Likes Surprises"). Rare sont les albums qui allient avec autant d'à propos succès critique, public et artistique. "Superunknown" est incontestablement un de ceux-là.

Très bon
      
Publiée le samedi 2 août 2003

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notes

Note moyenne        55 votes

commentaires

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Aladdin_Sane › Envoyez un message privé à Aladdin_Sane

C'est vrai qu'il est long cet album mais je viens de l'écouter d'une traite sans lassitude. Mentions spéciales à "The day I tried to live" et "4th of july" qui sont vraiment des morceaux excellents.

avatar Dioneo › Envoyez un message privé à Dioneo

Découverte - j'ai mis le temps ouais - de cet album, et à peu près de groupe, en fait, que j'ai, comme pour Alice In Chains, squizzé à l'époque, parce que je pensais que c'était "trop metal" pour mon goût - on a parfois des idées bêtement arrêtées à ces âges... Ben oui, il est assez fantastique, ce Superinconnu ! Le côté heavy seventies/un peu eighties est pris sur un ton, sous un angle bien particulier, bien Seattle/grunge, expurgeant le côté moule-burnes en avant et imageries fantasy pour exposer des ambiances sombres, une espèce de malaise très... Ben grunge, encore une fois - c'est permis de souffrir quand on porte une moustache et de ne pas en faire un espèce de fardeau héroïque ; c'est permis de tripper psyché (sous psychédéliques ?) sans verser dans le passéisme et en ayant des dégaines de magasiniers en 9 to 5 ; c'est permis de chanter comme Plant sans que j'ai envie d'aller dire à l'ingé-son "tu veux pas lui baisser un coup son clapet au bellâtre, là, il commence à me les briser un poil, au bout". C'est possible d'aimer encore Black Hole Sun en découvrant le reste.

born to gulo › Envoyez un message privé à born to gulo

Quand la hot take est tiède haha. Après de mémoire c'est vraiment selon les jours, les temps qui me parlent moins. A part "Spoonman", le leg day de l'album.

nowyouknow › Envoyez un message privé à nowyouknow

Humm non Let Me Drown je ne peux pas laisser dire ça. Bon riff et bon morceau avec un pont assez cool, une bonne entrée en matière. Mais je constate que même les plus mordus trouvent l'album trop long et avec 2/3 ecarts... C'est intéressant je craignais de susciter l'indignation avec mon message initial.

boumbastik › Envoyez un message privé à boumbastik

En zappant les 3 ou 4 morceaux dispensables (Let me drown, Spoonman, Kickstand et Half), il en reste encore une douzaine bien joufflue dans laquelle piocher en fonction de son humeur du moment.
Ha ha bien vu le côté Sammy Hagar !

Message édité le 18-10-2025 à 22:36 par boumbastik