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Pere Ubu › The art of walking
- 2017 • Fire records FIRECD364 • 1 CD
cd • 11 titres
- 1Go
- 2Rhapsody in pink
- 3Arabia
- 4Misery goats
- 5Young Miles in the basement
- 6Loop
- 7Rounder
- 8Birdies
- 9Lost in art
- 10Horses
- 11Crush this horn
informations
Suma Recording Studios, Painesville, Ohio, USA
line up
David Thomas (chant, orgue, batterie), Tony Maimone (basse, orgue, piano), Mayo Thompson (guitare, piano, choeurs), Allen Ravenstine (synthé), Scott Krauss (batterie, boîte à rythmes, cor, piano)
chronique
Déconstruire est-il synonyme de détruire ? Evidemment que non, regardez Pere Ubu… ‘The art of walking’ n’est certes pas un album destiné à toutes les oreilles mais il témoigne parfaitement des fait que dérocheter une tapisserie blues/rock permet de récupérer le fil pour en tisser la même image version art brut. Si l’on ne se méfie pas de ‘Go, sorte de post punk un chouia étrange avec de drôles de sons et ce chant paraissant semi-improvisé et toujours aux limites de trouver sa place, dès ‘Rhaposdoy in pink’, on saisit mieux la notion d’inconfort paisible. Aquatique et merveilleux, il dégage une impression d’assemblage par des débutants pas capables de jouer correctement tout en étant des pros si vous captez la nuance… Pas de batterie, un accord de piano, des modulations aqueuses, plus de piano comme placé au hasard, un chant lunaire, plutôt récité d’ailleurs… Dieu qu’il n’est pas toujours aisé de parler de ce combo tant beaucoup d’éléments se jouent au ressenti. Une fanfare sous acide jouant dans un sous-marin résume-t-il ? Quelques chansons en tout cas comme ‘Arabia’, lynchienne en diable, ‘Young Miles in the basement’ ajoutant une touche jazzy comme si on secouait en direct un lecteur à cassettes jouant du Tuxedomoon, ‘Loop’ (sauf que là, c’est le whisky et plus les acides qui fait son oeuvre)… Ces compositions ont en commun le fait d’avoir peu de percussions, de rapprocher le format rock de la musique concrète, de sonner quasiment improvisée, d’être truffées de sonorités étranges, jamais malsaines mais jamais confortables pour autant. D’autres pièces suivent le format post punk plus ‘traditionnel’ mais passé au prisme Pere Ubu. Avec ‘Rounder’ ou ‘Birdies’ on navigue dans l’inconfort cher à The Pop Group et David Thomas joue les Monsieur Loyal complètement à la ramasse mais parfaitement à sa place avec brio. ‘Horses’ sonne même limite pop et groovy; on passe la chanson à attendre un piège, un éclat cacophonique qui n’arrive jamais. C’est le final ‘Crush this horn’ qui se charge de l’estoc final avec un pur essai industriel constitué de larsens, de fritures radiophoniques, avec bruitages en guise d’épice. Une galette pas évidente donc mais les morceaux ne sont jamais trop longs, ‘The Art of walking’ pourrait sonner fluide comme un puzzle dont on a fourré les pièces dans leur boîte qu’on garde comme décoration parce que le dessin dessus est franchement joli.
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nicola › Envoyez un message privé à nicola
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C’est ici pour le ministry of silly walks.
