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Pere Ubu › The Tenement year
informations
Suma Recording Studio, Painesville, Ohio, USA.
line up
David Thomas (chant, trombone), Tony Maimone (basse), Allen Ravenstine (synthé, saxophone, choeurs), Jim Jones (guitare), John Kirkpatrick (mélodéon), R.Scott Krauss (batterie), Chris Cutler (batterie, percussions, bruits, effets)
chronique
1982, Pere Ubu se séparent… Pour six ans seulement (ouf !), 1988 les voit de retour avec un nouvel opus, sur le label Fontana avec lequel il resteront le temps d’en enregistrer cinq. Période plus accessible diront certain/es… Mouais, s’il y en a qui ont su injecter continuellement une forme de dadaïsme à leur post punk, ce sont bien eux et ‘The Tenement year’ ne fait pas exception. Personnellement, j’apprécie ce côté parfois plus mélodique mais non moins riche qu’on peut sentir sur des compostions telles que l’excellent ‘Something’s gotta give’, ‘Say goodbye’ sur lesquels le timbre miaulant de David Thomas montre qu’il peut coller à une vraie mélodie sans partir tous azimuts. Attention, la cacophonie ubuesque n’est jamais loin mais elle demeure bridée (la guitare notamment) pour mieux titiller, intriguer, car même sur ces titres-là, sous apparence de docilité mélodique, les structures sont complexes et étranges. D’autant que le combo va se lâcher sur d’autres morceaux, ainsi un ‘Universal vibration’ tendu, sec et cosmique à la fois, comme une version post punk minimale et squelettique de Hawkwind ou ‘George had a Hat’, véritable fanfare sous speed. Que dire des tonnes d’effets, petits bruits robotiques à deux balles dont nos lascars se font une joie d’infecter nombre de compos (‘We have the technology’, ‘The hollow earth’…) ? Qu’on adore ? C’est un peu comme si une soucoupe volante s’était écrasée au milieu d’une fête foraine et que ses occupants se baladaient sous hélium en testant diverses attractions. Post punk dadaïste égaré au milieu des accordéons, des musettes (‘Busman’s honeymoon), de l’usine métallurgique de l’autre côté de la rue devant laquelle des bluesmen édentés grattent des instruments à deux cordes avec un rasta punk pas loin (le dantesque ‘Rhythm king’). Il y a un peu d’une transition entre l’ancien et le nouveau Pere Ubu sur ce disque mais en réalité le groupe ne s’est jamais renié donc difficile d’user d’une dichotomie si simpliste. Parfait pour celles et ceux ayant des difficultés avec les Résidents en résumé...
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notes
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commentaires
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Shelleyan
› Envoyez un message privé à Shelleyan
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Tiens, voilà un parallèle auquel je n'ai pas songé... A voir
- Giboulou › Envoyez un message privé à Giboulou
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Pour l’anecdote, je passais ‘Say Goodbye’ en soirée et un mec vient me voir en me disant « il est sur quel album des Pixies celui-là ? Ça fait des années que je l’écoute sur une cassette et j’ai jamais réussi à le retrouver ». « Normal, c’est Père Ubu ».
- Le Gnomonique › Envoyez un message privé à Le Gnomonique
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Chronique bienvenue avec laquelle je suis plutôt d’accord. ''Song of the Bailing Man'' revenait déjà à quelque chose de plus accessible après le radical ''The Art of Walking''. Pas de réelle rupture ici, à part une modernisation du son réussie. L’essentiel du line up historique est reconduit, notamment Ravenstine, membre essentiel. L’arrivée de Chris Cutler ne gâche rien. Un bon Pere Ubu !
