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Carbonized › Screaming Machines
- 1996 • Foundation 2000 FDN 2013 2 • 1 CD
cd 1 • 11 titres • 43:45 min
- 1My Hate03:04
- 2Circles04:34
- 3For Those Who Pray03:31
- 4High Octane05:12
- 5Psychodelica03:48
- 6Golden Rain04:05
- 7Fever06:41
- 8I Wanna Die03:33
- 9Fist03:18
- 10Common Enemy01:38
- 11Screaming Machines04:21
informations
Montezuma recording, Stockholm, Printemps 1994.
line up
Christofer Johnsson (guitare, chant), Lars Rosenberg (basse, chant), Piotr Wawrzeniuk (batterie, chant)
Musiciens additionnels : Rex Gisslén (cornemuse [5]), Odd Ahlgren (voix [4, 7])
chronique
« Screaming machines » me rappelle un truc, instantanément : pourquoi je me retrouve sur Guts Of Darkness. On peut parfois douter, et c’est bon signe, de sa légitimité dans ce que l’on fait, et chez GOD, on sait le lecteur exigeant, le chroniqueur passionné, mais bien heureusement, il y a aussi parfois ce truc, ce Guts feeling, qui nous dirige. Il n s’agit pas juste d’être fan de doom metal, de post punk, de dark wave, que sais-je. Il s’agit d’être curieux, d’essayer, de découvrir, tout le temps, avec l’avidité d’un adolescent qui croque le monde avec joie malgré son appareil dentaire.
Carbonized, j’en ai déjà pas mal parlé dans la chronique du précédent, c’est le groupe récréation de ses musiciens. « Screaming machines » sort quelques mois avant « Theli » de Therion, dans lequel on retrouve le même line-up. Et vu le succès de cet album, on comprend vite pourquoi Carbonized signe ici sa fin. Plus assez de temps avouait Chris Johnsson, mais il y a une autre explication probable : ils étaient allé au bout. De toute façon, qu’est ce que tu veux dire après ce disque.
La pochette Melvins semble prévenir d’emblée : le death metal va être loin, très loin. Et tant mieux : autant « Disharmonization » pouvait à terme donner mal au crâne, autant « Screaming machines » étonne par sa cohérence et sa relative politesse par rapport à son grand frère. Qu’on ne se méprenne pas, ça part toujours dans tous les sens, mais les morceaux sont désormais clairement construits, terminé l’assemblage de riffs et plans chelous, ici on parle de chansons. On peut se retrouver dans les morceaux, les dissonances ne choquent plus, on est même relativement confortable à l’écoute : des mélodies, voire même quelques atmosphères qui oscillent entre hallucination et bris de verre, Carbonized trouve sur ce disque l’équilibre entre expérimentation façon balek’, et accroche rock plus traditionnelle (les structures des morceaux, le 4/4 quasi permanent).
On pensera en toute logique à une sorte d’hybridation entre les Cardiacs et les Melvins, mais la folie est moins présente. Carbonized a l’air de savoir ce qu’il fait. Il est pressé de balancer ses riffs, mais il les réfléchit, il les arrange surtout... C’est là toute la différence : l’album est rempli de petits détails, un vrai lapin de pâques paumé chez Alice au pays des merveilles. On pensera aussi à Sonic youth, mais dans une version plus metal, plus directe, on a encore du mal à lâcher certains automatismes et c’est ça qui fait de cet album un vrai disque Gutsien : tout le monde s’y retrouve. Cet album, c’est une réunion de famille des genres sombrexs. Du jazz, de la fusion, du post punk, du sombre, du blast, du clavier psyché, et tout cela tient debout.
Hélas, le disque fut un peu jeté chez Foundation 2000 sans réel suivi, noyé dans le succès de Therion. Quelle honte quand on y repense. Surtout qu’en plus, la prod’ suivait cette fois, pas question de retourner chez Skogsberg. Tout le monde est parfaitement à sa place, les arrangements surprennent, l’écoute au casque est un régal, ça pète à droite, au fond, à gauche, surtout sur la fin de l’album qui se lâche beaucoup plus que les premiers morceaux plus typés noise rock barrés. Bref un troisième et final album d’une richesse rare, capable de se retenir quand il le faut (« Circles »), de casser des tables puis de faire chier ton voisin, sans jamais oublier qui il est. Clap clap.
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notes
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commentaires
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saïmone
› Envoyez un message privé à saïmone
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Chaque fois que je tente ce disque fait pour moi, je me dis "ouais" et en fait je coupe au bout de deux morceaux, sans vraiment me l'expliquer
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pokemonslaughter
› Envoyez un message privé à pokemonslaughter
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hey j'avais jamais fait le lien entre la pochette du premier et celle-ci. Hasard ?
- born to gulo › Envoyez un message privé à born to gulo
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@dariev : ça devait être chez Buck, non ?
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Cinabre
› Envoyez un message privé à Cinabre
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C'est trop bien! Merci les collègues!
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pokemonslaughter
› Envoyez un message privé à pokemonslaughter
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Et pas qu'un petit lien ouais !
