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Overkill › The years of decay

cd • 9 titres • 56:13 min

  • 1Time to Kill06:16
  • 2Elimination04:35
  • 3I Hate03:46
  • 4Nothing to Die For04:22
  • 5Playing with Spiders / Skullkrusher10:15
  • 6Birth of Tension05:03
  • 7Who Tends the Fire08:09
  • 8The Years of Decay08:00
  • 9E.vil N.ever D.ies05:47

informations

Carriage House Studios, juin-juillet 1989. Produit par Overkill et Terry Date.

line up

Bobby "Blitz" Ellsworth (Chant), D.D. Verni (Basse), Bobby Gustafson (Guitares), 'Sid' Falck (Batterie).

chronique

Numéro 4. En général c’est l’album où, si éventuellement on n’a pas trop convaincu avec le précédent, c’est un peu la dernière chance. Concernant Overkill, difficile de trouver quelque chose de vraiment mauvais dans leur disco 80’s, mais à l’époque, il y avait une certaine pression autour de ce disque. Le groupe va vite, la popularité augmente XXL, le genre est à son apogée : Metallica sort « And justice… », Slayer s’accomplit avec « South... », et Bobby alors ?

AH AH AH AAAAH !

Ah ben l’voilà. Avec Dédé. Ils ont pas l’air content. Et ça inspire de pas être content. En à peine un an, voilà « The years of Decay » qui se présente, avec son logo vert et sa pochette kitschouille. Tout ce qu’on aime.

Et on va parler tout de suite de ce qui est très bon sur ce disque : A l’instar de ses illustres camarades, Overkill poursuit l’évolution de « Under the influence », plus de riffs, quelques atmosphères et cette impression de mec qui te saute à la gorge, te marave la gueule en te postillonnant moultes insultes en slang New Yorkais, et t’as intérêt à la fermer, sinon on revient pour te défoncer pour de vrai. A ce titre, le triplé « Elimination » (Premier vrai gros single du groupe), « I hate » et « Nothing to die for » sont peut être l’apogée du groupe en terme de synthèse de tout ce qu’ils ont pu créer. Récupérer l’énergie juvénile de punks Anti-Tout, et la cracher avec de vrais riffs turbo heavy metallisés. Iron Maiden l’a fait, évidemment, mais il y a quelque chose de plus *Tough guy*, de plus *Nervous Breadkdown* (Ndc : J’assume ma place de JCVD local Raven !) chez Overkill, un peu comme si Paul Di Anno avait laissé la bouteille pour se cachetonner la gueule H-24. Bon peut être il le faisait aussi, mais vous voyez le concept.

Et c’est très valable sur toute la première moitié du disque, qui est un pur bonheur… Avant une espèce de drame bizarre. « Playing with spiders/skullcrusher ». Le morceau qui a un peu tout pour aguicher, dix minutes le bestiau ! Un démarrage inquiétant, riff Sabbathien, tempo doomy à souhait. … Et l’ennui absolu qui survient en tapant fort derrière l’oreille. Mais il ne se passe rien dans ce machin ? On a bien compris l’envie de nuancer les choses, mais Dédé, désolé, t’es super fort pour riffer et surprendre au coin d’un break, mais jouer lentement, laisse tomber. Vous savez pas faire en fait. Gros ratage qui grille bien l’écoute de l’album. Et c’est pas « Birth of tension » en mode roue libre qui va rattraper le truc. En fait, la seconde partie de l’album est en dents de scie, quelques moments de bravoure, le groupe ne lâche pas son envie de poser des atmosphères plus horrifiques, de faire son album prog’ et parfois cela prend vraiment (« Who tends the fire »), parfois beaucoup moins… La ballade quoi ! Ils l’ont fait. Et c’est le morceau titre. Laissez tomber, je sais pas quoi en penser, un coup je vomis, l’autre fois je le trouve super cool avec ses envolées hysterico-maniérées, sauf que… HUIT minutes. Qui veut s’infliger ça ?

J’y reviens, mais on sent tellement l’influence d’ « And justice for all » sur cet album, cette manière d’enchainer les ponts, les changements de rythmes, les riffs-breaks, on sautille souvent mais jamais on ne trépigne. « The years of decay », c’est un album qui va appuyer le style Overkill, un disque riche et surprenant mais sûrement pas le fameux « album de la maturité ». Il a des idées cet album, c’est certain, et sa petite fame chez les fans. Tellement d’ailleurs que la légende veut qu’il soit à l’origine du son de Pantera, Dimebag Darell ayant tellement kiffé le son de guitare de cet album qu’il a immédiatement contacté Terry Date pour produire « Cowboys from hell ». Mais quoiqu’il en soit, teasing de la prochaine chro, la maturité, l’etablissement de la Overkill corporation, ça sera sur « Horrorscope » pour moi.

Bon
      
Publiée le mardi 18 novembre 2025

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stickgrozeil Envoyez un message privé à stickgrozeil

groupe découvert avec cet album, le single Elimination tournait pas mal en vidéo sur les émissions métal de l'époque. J'ai toujours énormément de respect pour ce groupe, mais que je n'écoute jamais (sauf ces dernières semaines, je me suis rappelé leur existence...). Je les avais vu en live il y a un quinzaine d'années je pense, je n'avais pas tenu tout le set, ils jouaient avec une puissance phénoménale et j'avais eu la bonne idée d'oublier mes bouchons. Arf.

avatar pokemonslaughter Envoyez un message privé à pokemonslaughter

la discographie est interminable, avec un gigantesque trou entre 1992 et 2015 je dirais. j'ai pas le courage (ou la force d'écriture) de Raven pour faire une Overkill attack, mais ça viendra petit à petit :)

avatar Dun23 Envoyez un message privé à Dun23

Font plaisir toutes ses chroniques sur Overkill, groupe que j'apprécie fortement pour ses débuts.

taliesin Envoyez un message privé à taliesin

Décevant par rapport à "Under the Influence", mais meilleur que la suite hélas...