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Cathedral (G-B) › The Last Spire
- 2013 • Rise above records RISECD150 • 1 CD
cd • 8 titres • 56:10 min
- 1Entrance to Hell
- 2Pallbearer
- 3Cathedral of the Damned
- 4Tower of Silence
- 5Infestation of Grey Death
- 6An Observation
- 7The Last Laugh
- 8This Body, Thy Tomb
informations
line up
Brian Dixon (batterie), Lee Dorrian (chant), Garry Jennings (guitares), Scott Carlson (basse)
Musiciens additionnels : Chris Reifert (chant sur "Cathedral of the Damned")
chronique
Les cathédrales peuvent être des sources de fascination absolues pour un doomster. Cathedral ? C'était le meilleur nom de groupe disponible pour jouer de la musique doom. Entre nous. Ne serait-ce que les pochettes cultes s'inspirant directement des fresques dégénérées qu'on sculptait jadis dans les églises, pour montrer aux fidèles ce qui les attendrait en Enfer s'ils fautaient. Démons grimaçants, adultères sur des tombes, dragons qui se font sucer, partouzes d'êtres difformes, et autres cochoncetés : tout ça était susceptible d'être représenté aux murs comme des BD dégénérées, pour montrer la voie à ne pas prendre à tous les agneaux de Dieu, ces potentiels dégoûtants. Mais sûr que certaines ouailles devaient kiffer, en secret. M'bref : presque tous les albums de ce groupe sont un peu comme des Cathédrales : chacune à sa touche personnelle, sa gargouille un peu plus moche que les autres, son vitrail unique, sa fresque cachée... et The Last Spire, qui est leur tombeau, après le bigarré gâteau The Guessing Game, est logiquement gris (avec un petit rappel à Soul Sacrifice). Ce qui m'a toujours plu avec ces saligauds, c'est que derrière un apparent n'importe-quoi et je-m'en-foutisme absolus, ils étaient très cohérents, dans leur approche "plaisir d'offrir", "ramassons gaiement ce qui tombe du pommier" et "profitons des dons de la nature". La laideur, le satanique, la damnation : oui, mais sans s'interdire le plaisir et la jovialité. Le vertige d'un album heavy de chez évident, plus tassé et ramassé que son gambadeur et bordélique prédécesseur. Simple en somme, jusqu'au son muzak à la con en break au milieu de "Cathedral of the Damned", avant de ré-enchaîner avec un immondice vocal made in Dorrian... Jusqu'aux jolis claviers discount de la prog-moche "An Observation", débouchant sur un spinning-riff (c'est comme ça qu'on dit ? ah oui je m'en branle) de toute beauté, donnant une féroce envie zouker dans la crypte... Ou encore par la porte des Enfers restée ouverte comme celle des chiottes sur "The Last Laugh", ou ce clair de Lune glauque du final "This Body, Thy Tomb". Le corps de Cathedral flotte sur le Styx, et beugle une dernière fois. Dernière œuvre de hard rock poussif de chez poussif, massif comme le bosquet de mon voisin, collectionneur de nains de jardin au regard d'assassin. Cathedral décoche cette Dernière Flèche en plein cœur de sa cible, essentiellement constituée de métalleux alcooliques avides de décomplexion. Sans fan-service débile, juste dans un mouvement d'extrême rusticité : un condensé façon terrine maison de leur style, gris-noir, viril, gouaché, avec de la mâche, comme les cuivres sur "Pallbearer", comme... tous ces morceaux, en pâté de Cathedral. Pâtédral. Ouais, non... enfin si : c'est moche comme du Lee Do. Un album encore très con et bon, teinte "fin des haricots mais on en fait pas tout un foin on appuie juste un peu plus fort", frappé par la fatalité, férocement sympathique, biscornu, cornu, d'un groupe dont cette réalité plate et chiante avait bien besoin, cornegidouille ! Porte ouverte sur le cerveau bien en bordel d'un musicien anglais farouchement atypique, pour qui le grind était décidément un terrain de jeu bien trop limité - mais qui est resté punk à sa manière, jusque dans les coulures et les dégoulinures de sa musique, qui fit des saints pères fondateurs Black Sabbath une énorme tumeur multicolore... même quand elle est grise comme ici. Cathedral : Masters of Irreality.
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Chris
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born to gulo
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Note moyenne 8 votes
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- CeluiDuDehors › Envoyez un message privé à CeluiDuDehors
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Il y a une belle peinture de Patchett à l'intérieur quand même ! La couverture est une référence à la cover de leur première démo, le côté amateur était totalement voulu j'imagine, c'est pour les fans, le début/la fin, l'alpha/l'oméga, tout ça...le cd a un slipcase chouette qui ressemble a une porte en bois et fer forgé...musicalement c'est Cathedral, visuellement c'est cathédrale, la boucle est bouclée ! (Jusqu'à la sortie du dernier EP!)
- born to gulo › Envoyez un message privé à born to gulo
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Ben elle est à la fois trop cartoon (car Roper) et pas assez, au vu d'un passage que j'avais oublié, un des meilleurs du festin : la séquence Terreur au Village des Schtroumpfs (d'accord, ça résume assez bien plusieurs albums de Cathedral) sur "An Observation".
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Raven
› Envoyez un message privé à Raven
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Elle me dérange pas du tout, moi, cette pochette qui est naze à côté des Patchett mais qui enrobe sobrement le disque (inhabituel pour eux oui...) Le marbre premier prix des pompes funèbres, avec cette sculpture qui fait la moue dans ses motifs serpentins-houblonneux, lui va pas si mal au Last Spire.
- born to gulo › Envoyez un message privé à born to gulo
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En fait il est temps de l'admettre : si on a des réserves devant cet album, c'est uniquement la faute à sa pochette. La suite aura prouvé que des alternatives à Patchett sont possibles, voire tout à fait solides - mais Roper ? Sérieusement ?
- born to gulo › Envoyez un message privé à born to gulo
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Team Inziz : un bon album, mais Guessing Game a vache plus de gueule ; en soi, et comme épitaphe... Mais Society's Pact with Satan relève quand même le niveau général de la prestation "enterrement" : avec une fusée qui les arrache à cette planète de losers.
