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Sodom › The Arsonist

cd 1 • 13 titres • 00:00 min

  • 1The Arsonist
  • 2Battle of Harvest Moon
  • 3Trigger Discipline
  • 4The Spirits That I Called
  • 5Witchhunter
  • 6Scavenger
  • 7Gun Without Groom
  • 8Taphephobia
  • 9Sane Insanity
  • 10A.W.T.F.
  • 11Twilight Void
  • 12Obliteration of the Aeons
  • 13Return to God in Parts

informations

line up

Tom Angelripper (chant, basse), Frank Blackfire (guitares, chœurs), Yorck (guitares, chœurs), Toni (batterie, chœurs)

chronique

Mattez-moi donc cette affiche du teutonique blockbuster... Ah, le "grand retour" de Sodom ! Derechef ! L'album magistral, de vieux guerriers. Euh, on l'a pas déjà entendue celle-là, avec M-16 ? Mh ? Quoiqu'il en soit cette pochette sobrement excessive me plaît, car elle n'est pas trop infographique. On sent encore un amour de l'organique, chez Sodom. Le lance-flammes a de la gueule. Le squelette rassure le soldat en PTSD précoce. Y a un concept. Y a une teinte. Le logo pète tout en noir sur ciel gris. Le titre est même... assez cool. Ouais. Allons voir côté son, l'essentiel, l'essence de ce qui fait Sodom, peut-être ? Pas vraiment. Las, Angelripper, du haut de ses soixante berges, mène tant bien que mal sa barque, pardon, son panzer. Le panzer est rouillé, les chenilles ont perdu des dents. Le kaki du camouflage a viré caca. Mais tonton Tom fonce, encore et encore, à travers charniers. Le reproche que je ferais à ce disque ? Son manque de caractère flagrant, pour un groupe comme Sodom, qui semble noyé dans une myriade d'albums similaires depuis... trop longtemps, en vérité. Sodom avait de l'ambiance dans sa grande époque - elle a disparu, cette ambiance, voilà tout. Le chant d'Angelripper n'a pas le poids de ses années fastes, il imite Tom Araya ("Trigger Discipline"), il vocifère à en faire de ses poumons des parachutes, et il varie les angles de gueulantes, mais il sonne comme aplati, il est même devenu commun, voire semble reposer sur des artifices pour subsister ("Battle of Harvest Moon"). Reste l'énergie et les jolos solos stridents débiles, les accélérations-décélérations, bourrinage aveugle/mid-tempo knallharter, mais ça fait pas tout. Mieux que le Kreator sorti la même année, sans hésiter. Mais ça fait pas tout. "Sane Insanity" résume tout : c'est "une dinguerie", "une tuerie", "une masterclass", et juste après : on oublie. Le son est massif, la musique n'a pas de poids. Sodom encule avec tellement de vaseline, que son nom peut devenir Suppositoire. Oui, ça sent la fin des deux côtés des hauts-parleurs. Lessivé, je pose mon arme. Me voici arrivé au bout du Sodom, au fond de cette discographie en tunnel, couloir sombre et qui sent pas très bon. J'y suis allé avec le casque, sans le casque, avec et sans fusil, ou balai, en slip et en caleçon, avec et sans bière, mais surtout avec tous les albums de Sodom dans ma besace. Ma conclusion : j'aurais pu n'en écouter que la moitié. Mais j'suis allé au bout. J'ai fini le parcours. Et vous, Herr Angelripper : il est temps de cesser ces atrocités et de rentrer au bercail comme le vétéran John Rambo. Prendre sa retraite n'est pas battre en retraite, vous pouvez être fier de votre longue et cohérente carrière. Vous avez droit à une bonne tisane et à un fauteuil à bascule... et moi, je peux aller rejoindre ma couche et ma cantine. Un disque de plus dans les esgourdes, et je finissais comme le Private Pyle... (Repos, Soldat Corbeau).

Moyen
      
Publiée le mercredi 1 octobre 2025

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