Vous êtes ici › Les groupes / artistes › S › Sodom › Sodom
Sodom › Sodom
- 2006 • Steamhammer SPV 69832 • 1 CD
cd • 11 titres • 43:00 min
- 1Blood on Your Lips
- 2Wanted Dead
- 3Buried in the Justice Ground
- 4City of God
- 5Bibles and Guns
- 6Axis of Evil
- 7Lords of Depravity
- 8No Captures
- 9Lay Down the Law
- 10Nothing to Regret
- 11The Enemy Inside
informations
line up
Tom Angelripper (chant, basse), Bernemann (guitares), Bobby (batterie, percussions)
chronique
L'allemand aime la saucisse. C'est un fait. L'allemand adore la saucisse. Presque autant que la bière. Il l'aime grosse et fumante, sa saucisse, l'allemand. Cela s'est vérifié, des millions d'assiettes lourdes consommées en brasserie au remorquage périlleux de la Schwerer Gustav. L'allemand aime la saucisse, c'est comme ça. Avec ou sans chou. Parce qu'il aime aussi le chou, l'allemand - pas se le prendre comme ces agaçants franzosen, friands de débats et de dégustations ; juste l'engloutir. Hé ouais il aime aussi péter, l'allemand. Il aime les choses simples l'allemand. Efficaces. Sodom de Sodom ? C'est du Sodom. Du Sodom qui fait du Sodom. Le line-up fait peau neuve mais le son est dans la lignée directe du M-16. Avec espagnolade thrash-moche en prologue succinct (Metallica n'est chez nos germains jamais plus qu'une saveur éphémère contrairement à Slayer - ET C'EST BIEN) suivie d'un capharnaüm métalloïde bourriniste, et la voix plus caramélisée que jamais du Angelripper, façon conteur des Carpathes qui mâche bien chaque grumeau de glaire (il reviendra sur le "slow" central "Axis of Evil"). Voi-lààà : ça c'est du slam, bande de cousins benêts de ma famille drogués à France 2 ! Retourne plonger dans ta piscine vide, Grand Corps Salades. Bon... parlons peu, parlons bien : cet album de Sodom a-t-il un intérêt si on a déjà écouté les autres albums de Sodom ? Aucun. Mais il passe mousse. Alors let's go GO GO GO GO. Guerre. Repos. Bière. Rototo. Re-guerre. Bitte au cirage dans les vestiaires. En 2006, dans cette décennie sans saveur, de petits métalloïdes plastifiés branloteurs, les affaires d'Angelripper filent, encore. Sans neo, sans core. Sans synthé, sans synthol. La petite entreprise continue, tranquillou bilou. L'introduction rappelle les penchants conteurs et récitatifs de l'Angelripper. Les guitares grondent et soloïsent comme des anges armés de scies circulaires. Pendant que Carglass répare et que Carglass remplace, Sodom pulvérise. C'est sa routine, le teutonic thrash avance, c'est tout ce qu'il sait faire. C'est prévisible à en crever et ça bourre sa mère. Traverse le charnier comme un deliveroo blasé, prout sur la selle, next level... demain, ou plutôt jamais. Thrash forever. Bastos pour tous. Canons sciés. Sodom, togodom, togodom... Les ayarages habituelles du Tonton Tom ("Wanted Dead"), quand il fait du Slayer option glaire, s'imbriquent nickel-maelström avec ce côté plus vindicatif-mélodique à la Megadeth ("Buried in the Justice Ground") amenant un léger parfum de tragédie (j'ai dit léger), lager en main, monté en neige sur une "City of God" qui s'essaie au scintillement. Maîtrise des respirations à base de ligne de basse ("Lay Down The Law"). Talent sans génie à l'œuvre : métal-héroïsme de vieux singes à qui on apprend pas à faire la grimace. Je lui trouve même en fait un peu plus de relief et de "mâche" qu'au M-16, à cet amas de grosse charges thrash-à-papa. Depuis que le groupe s'est "painkillerisé", au cours des années 90 et de Tapping the Vein, il aligne un peu les disques comme les balles sur la pochette d'Agent Orange, et il faut dire que celui-ci est plus du genre munition anti-blindage que cartouche à chevreuil. Cet album ne sert strictement à rien dans cette discographie, pourtant. C'est un fait. Mais il s'en bat royalement les rognons, et je respecte cela.
dernières écoutes
Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Sodom" en ce moment.
Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Sodom".

