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Sodom › Code Red
- 1999 • Drakkar records DRAKKAR 003 • 1 CD
cd • 13 titres • 40:19 min
- 1Intro
- 2Code Red
- 3What Hell Can Create
- 4Tombstone
- 5Liquidation
- 6Spiritual Demise
- 7Warlike Conspiracy
- 8Cowardice
- 9The Vice of Killing
- 10Visual Buggery
- 11Book Burning
- 12The Wolf and the Lamb
- 13Addicted to Abstinence
informations
line up
Tom Angelripper (chant, basse), Bernemann (guitares), Bobby (batterie, percussions)
chronique
Tiens, voilà du boudin... Du rouge, du bleu : la guerre c'est aussi des couleurs. L'intro introduit de façon introductive, puis le titre éponyme bien vite fait mal à la tête et envoie sévèrement la rillette-aspirine, entre bourrinage et mélodie, moulinage électrique et Angel-ripping éruptif... "Another Perfect Sodomy", me susurre cette pochette, tandis que la texture des guitares m'évoque les gaufres les plus épiques (celles de ma maman - moelleuses mais grillées juste ce qu'il faut en surface). C'est très rustre c'est sûr, mais ça virevolte des aigus, dans ce thrash de brutes y a comme un côté Vivaldi, comme me disait un jour un de nos membres au sujet de Destruction, les cousins maigres de Sodom. Quasi-death, juste ce qu'il faut pour rester thrash, dans la lignée monolithique d'un Tapping the Vein plus que du prédécesseur 'Til Death Do Us Unite, avec du solo qui virevolte sur le secteur et une bonne louche glaireuse d'Angelripper, son fanatisme de fauteur de guerre aux cartouchières garnies. Sodom s'adonne à l'exercice de l'album routinier ET ultra-bourrin. Un peu plat par moments - l'effet "brutalité rectiligne" bien connu des amateurs de death ou de black-metal - mais jamais plan-plan. Sans une once d'originalité - mais jamais chiant. Car l'énergie est ici reine du bal aux trous de balles (franchement, Raven...), et les changements de tempo ne donnent pas envie de dire "tant pis" (...pfff...) Il y a quelque chose de pugnace dans ce disque sans la moindre trace de génie. Déter. Il y a quelque chose d'une sublimation black-death dans une "What Hell can Create". Quelque chose de pas Tennessee du tout dans le hachurage metalcore aussi slayerien que galérien d'une férocement poussive "Tombstone" - "TOMB-STOOONE !!!" Quelque chose de mon évier qui se vide dans le growl d'une groovy "Liquidation". Quelque chose d'un quelque chose voire d'un bidule-truc dans la belliqueuse-bordélique 'Warlike Conspiracy". Et une mission commando rampante et périlleuse sur la plus mélodieuse et mie-de-tempo (sans pains) d'une "Cowardice", et ses exquis relents de Jourgensen dans l'Angelripper... Le groupe a déjà tout dit quand s'en vient "The Vice of Killing", plus affûtée à la Megadeth, avec le flow de MC Déchireurd'ange à fond les ballons, comme les grattes et les baguettes... pourtant je le laisse causer, mitrailler du riff chromé-gaufrette... S'en vient Le flow très éthylo-tracté d'une "Visual Buggery", comme dans un bon vieux rauque-haine-rôle, avec ces goûteux "tri-biou-lèèè-chionne" du To-tom, et cette stridence salvatrice... puis "Book Burning" et son autodafé à grosses burnes cramoisies - hééé oui, désolé amis germanophiles, mais l'Allemagne et les flammes, ce n'est pas sans lien ! Relevons également cette "The Wolf and the Lamb", presque tubesque, prouvant que Sodom a encore de la suite dans les idées, et qui quand la mélodie arabise un chouia, conduit son panzer en goguette pas loin de chez Nile, avant de reprendre son chemin sombre et boueux (Sodom fait du Sodom - bis). Et pour finir "à la Sodom", cette très gouleyante "Addicted to Abstinence", un de leur hauts faits punks-motörheadiens, deux minutes de ligne droite bourrée avec ferveur, et un hommage évident à la scène straight edge (ou pas). Et si Code Red était tout bêtement un des Sodom les plus fluides à s'enquiller ? Le son est modernisé sans propreté, le style s'extrémise un peu plus sans trop en faire, descend tout seul dans le gosier... c'est équilibré dans la thrashée ! Un poilichon meilleur à mes esgourdes que le suivant "blockbuster" M-16 en ce qui me concerne - et je pense faire partie d'une minorité. Oui cette musique se répète, mais elle le fait avec férocité. Oui ça radote, tout ça - mais ça radote avec un minigun dans chaque main, et une chaudepisse carabinée comme principale émotion. Rouge est le code, comme l'alerte, les potards, et les yeux du chroniqueur.
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- born to gulo › Envoyez un message privé à born to gulo
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Notre Seigneur, qui êtes aux toms ?
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Cinabre
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J’espère que le notre s’en porte bien!
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nicola › Envoyez un message privé à nicola
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Ça c’est de la descente de Toms.
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Raven
› Envoyez un message privé à Raven
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Il semblerait donc, vu l'amour d'Angelripper pour les films militaires, que ce titre d'album provienne du film A Few Good Men (Des Hommes d'Honneur), où Tom Cruise, Demi Moore et tous les personnages du film usent et abusent de ce terme "code red", en clé de voûte du procès (un terme utilisé pour un bizut violent de soldat maillon faible ordonné en loucedé par la hiérarchie chez les Marines). D'un Tom à l'autre...
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dariev stands
› Envoyez un message privé à dariev stands
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"La mort c'est rouge. Et puis c'est bleu... Et puis c'est froid. Et par-dessus tout, ça devient un silence...! La mort, c'est un silence de mort. " (Colonel Chabert de retour de la guerre, dans le film du même nom... en bon inculte j'ignore si la phrase vient de Balzac ou de Depardieu, mais elle existe).
