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Xibalba › Hasta La Muerte

cd • 11 titres • 54:45 min

  • 1No Serenity
  • 2Soledad
  • 3Laid to Rest
  • 4Burn
  • 5Sentenced
  • 6The Flood
  • 7Hasta la muerte
  • 8Mala mujer
  • 9Stoneheart
  • 10Lujuria
  • 11Cold

informations

line up

Nate Rebolledo (voix), Brian Ortiz (guitares, voix), Jensen Hucle (guitares), Bryan Valdivia (basse), Jason Brunes (batterie, percussions)

Musiciens additionnels : Greg Anderson (guitares), Dorian Zambrano (percussions), Alfredo Gutierrez (percussions), Omar Gonzalez (percussions), Esther Banuelos (chant sur "The Flood")

chronique

Chouette titre d'album et chouette pochette, pas vrai ? Dan Seagrave régale, encore une fois. Ce groupe "latino" de Los Angeles aussi, même si la première impression est de se farcir onze fois le même titre. Xibalba... L'Enfer chez les Mayas, en gros. Et on y est bien là-bas en bas, chez les abeilles bitumineuses, au cœur de la ruche percussive, au fond du trou du cul du temple maudit. Dans cette musique extrême de gros bourrins, qui violente les sens à la façon d'un vieux fromage. Cette musique primitive hyper-pâteuse et monotone, sortie d'un coin de rayon "grogneurs mal embouchés" des très artystocrates Southern Lord, elle a une épaisseur, du rythme à revendre, des changements de tempo doom-to-death qui sentent bon le barbecue mettant à l'honneur les abats, une pugnacité hardcore à la fois poussive et jouissive. Growl barbare, grondement... Album farouchement rythmique, riche en roulements et grooves caillouteux. Montagne qui coupe les pieds, arêtes à gravir. Gorge sacrificielle, humanité contrariée comprimée en cri... L'auditeur comme un coq en pâte à modeler, il dit OK. Gratiné sous la couette, massé aux pieds, foulé en beauté par cette batterie furibarde, menacé par ces riffs fichés S, ouais, y a ici comme une odeur, de kalash et de goulash, version chicanos... Un côté fouisseur, hardcore plus sportif que du sludge, drogué à la fonte, et "Slayer qui a mangé des burritos" (mais de bons burritos), et du passage doomy (pas Moore) qui malaxe bien la mauvaise humeur. Benicio Del Rototo sur le titre éponyme, on chante avec lui "HOSTOOO LO MOERTEEEE", ouais. On l'entend de près, comme de loin ("Lujuria"), l'utilisation de l'espace semblant fondamentale dans cette musique primale. Il y a des moments à ce niveau d'expression "burrito-terrorisme" qui me rappellent ma découverte de Brujeria ("Soledad"). D'ailleurs ce chant "growlcore porcin" - style gros chauve pas content (humain ou goret ? maillot de corps ou crépine ? - Les deux, cher Père Ducrasse) a un certain cachet, avec sa bestialité nonchalante. On sent que le gars est sûr de chez déter, qu'il est du genre à faire manger sa merde à un gréviste de la faim, puis lécher la gamelle en disant merci... Alors que vient foutre ce chant féminin propret, à un moment quand on s'y attend pas au milieu de l'album ? Ch'sais pas mais c'est un peu comme un filet de grenadine sur un boudin noir-purée, ça fait drôle. Tandis que d'autres passages sont comme des définitions d'un style hybride, des matières vrombissantes : le grésillement quasi-abstrait d'une "Cold" par exemple, nous rappelle que parfois il ne faut pas plus qu'un son bien gras bien rond, comme chez Matt Pike... avant qu'on grille que c'est Greg Anderson lui-même à la manœuvre. Alors que le beatdown infaillible d'une "Stoneheart" nous montre de façon simple un peu tout ce qui le fait dans le style, c'est à dire un peu plus que du marcelcore, sans aller jusqu'à l'apocalypse. Mais de la présence et de l'autorité, à vous décapucher du Nazgûl comme de la petite racaille inconséquente, à enchaîner ses ennemis dans la boue sanglante, avec une bestialité à faire passer le plus massif des Uruk-ai pour Kirikou... ça fatigue les oreilles oui, mais c'était nécessaire. Se battre avec des gros cailloux, contre des gros cailloux ! Hiboux, choux, poux, genoux, COURROUX.

Bon
      
Publiée le mardi 16 septembre 2025

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Note moyenne        3 votes

commentaires

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avatar Klarinetthor Envoyez un message privé à Klarinetthor

oups..., ils mériteraient une bonne chro, les suivants, quand même.

Message édité le 21-04-2026 à 13:54 par klarinetthor

born to gulo Envoyez un message privé à born to gulo

Et sinon y a le premier, à se croire sur un ring. Mais le plus naze, c'est pas HLM, c'est Libertad mes couilles, là.

avatar Raven Envoyez un message privé à Raven

Oui je l'ai écouté de biais. Va falloir corriger. Après Deftones...

born to gulo Envoyez un message privé à born to gulo

Tu l'as écouté en diagonale, la différence est plus grande.

avatar surimi-sans-mayo Envoyez un message privé à surimi-sans-mayo

Celui-là c'est un peu la même formule qu'est déclinée tout du long, on capte vite le truc et il devient fatigant, comme un genre de Suicide Silence obèse qui collectionne les sombreros.

Años c'est un autre saucisson, question urgence et intensité, avec un bouquet plus fleuri. Je les vois bien cueillir des pétunias à leurs heures perdues, ces gros sensibles.