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Daufødt › Glitter

lp • 11 titres

  • 1Glitter
  • 2Stemmene I Hodet
  • 3Toxic
  • 4Jeg Vil Bare Hjem
  • 5Over ende
  • 6Falske Vekkelser
  • 7Verre
  • 8(Søte Hunder) Verden Går Under
  • 9Skjelvet
  • 10Myriaden
  • 11Klokka

informations

Amper Tone Studio, Oslo; Athletic Sound, Halden, Norvège.

line up

Annika Linn Verdal Homme (chant), Eirik Albrethsen Reithaug (guitare, bruits, effets), Eskild Myrvoll (basse, synthé, guitare), Mads Antonsen Gerzic (batterie, synthé)

chronique

On appelle ça un heureux accident ou simplement un super cadeau d’anniversaire… Toujours est-il que je fus ainsi introduit aux Norvégiens de Daufødt, sans vaseline, c’est toujours mieux d’y aller carrément. Pourtant à lire sur la toile, ce troisième opus serait le plus accessible… Le premier kiff, c’est la voix de leur chanteuse. Le rugissement devrais-je dire. Pas écorché, pas guttural, plutôt une colère froide de bête avec la patte dans le piège mais qui montre les crocs histoire que le chasseur capte bien qu’il risque de perdre une main dans l’aventure… Personnellement, je suis hyper fan mais suis bien conscient que celui/celle ne l’appréciant pas aura quelques soucis avec ce disque. La musique est-elle même est un condensé de violence construit à base de hardcore, de noise rock, de punk, mais avec la note mélodique suffisante pour titiller les oreilles avec du papier de verre sans trop les faire saigner. Ce glitter-là ressemble à ta tripaille après tabassée en règle suite à une orgie de barbe à papa mais comme les gens ont tous un côté voyeur, tout le monde s’en délectera. Le groupe équilibre plutôt bien moments de tension, explosions électriques, tempi forcenés et chaos bruitiste mais le danger n’est jamais très loin car si les premiers morceaux ont un côté rentre-dedans varié dans les formes, ‘Falske vekkelser’ va s’étirer en une forme de jam bruitiste et crissante, chaotique à souhait sur plus de cinq minutes de final… Idem pour le plus court ‘Myriaden’ consistant en un long accord jamais trop loin du larsen. Plaisir masochiste ? Peut-être mais j’adore cette tension noire dans la basse, les rugissements de Annika Linn Verdal Homme, ces brouillages telluriques de guitare, de synthé, d’où émergent des lambeaux de mélodie. Ecouter ce disque à fond, c’est comme s’enfermer dans une machine à laver avec des cailloux et lancer le programme rapide…

Bon
      
Publiée le mardi 9 septembre 2025

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