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Gates Of Ishtar › A Bloodred Path
- 1996 • Spinefarm records SPI 31 CD • 1 CD
cd • 9 titres • 33:03 min
- 1Inanna02:03 [Instrumental]
- 2Where the Winds of Darkness Blow03:22
- 3The Silence03:00
- 4Tears05:03
- 5The Dreaming Glade03:42
- 6When Daylight's Gone04:16
- 7A Bloodred Path03:30
- 8Into Seasons of Frost04:48
- 9I Wanna Be Somebody03:19 [Reprise de W.A.S.P.]
informations
Tico Tico studios, Janvier 1996.
line up
Oskar Karlsson (batterie), Mikael Sandorf (chant), Niclas Svensson (basse), Andreas Johansson (guitares), Tomas Jutenfäldt (guitares)
chronique
Il m’en faut des après midis caniculaires pour aller chercher des disques à la lettre G : ils sont tout en bas, mal éclairés, comme abandonnés dans une grotte crépusculaire. Tous ces God machins, ces Grand truc, mais c’est aussi l’occasion de retrouver ces petits trésors, et de valider ma démarche actuelle de chroniqueur : immortaliser ces disques attrape poussières que tout le monde a oublié. Une façon de valider ces achats un peu hasardeux du passé, quand on achetait sans avoir vraiment écouté. L’amour du risque quoi.
Et donc, Gates of Ishtar, avec sa pochette de jeu vidéo façon Might And Magic, le petit nécromancien avec son bâton tout pourri, menaçant – ou protégeant ? – son volcan tout craquelé. Une allégorie Giscardienne pas très sexy, un peu repoussoir, il sent le fromage ce disque à première vue.
Mais les souvenirs, disais-je ! GOI s’inscrit dans toute cette gamme de groupes suédois dits « mélodiques » qui pillaient autant qu’ils vénéraient les ténors de l’époque, à savoir In Flames, Dark Tranquillity ou At The Gates. Et vous le verrez bientôt, il y en avait beaucoup. Mais genre, vraiment beaucoup. Trop, donc. Et GOI en fait, avait-il son petit point d’intérêt ?
Probablement, comme d’habitude, nostalgie oblige (ou intérêt pécuniaire de certains labels à reeditionnite aigüe), le groupe est culte. Et c’est vrai qu’historiquement, on se retrouve dans une histoire à la Desultory : présent dès le début, démo en 1994 quand In Flames sortait son premier album, puis mauvais choix de label, peu d’exposition etc etc. Toujours la même histoire. Et peut-être un peu de manque de talent aussi. L’élève qui assure : GOI la joue plus dynamique, plus death metal que heavy, en cela on se rapproche plus des deux premiers In Flames d’ailleurs, les tremolos sont nerveux, la rythmique bastonne façon death/thrash en permanence, tout est bien foutu. Surtout d’un point de vue technique, en 1996, les gars surnagaient clairement, notamment le batteur qui porte littéralement la chose. On pense bien évidemment au premier maxi d’Amon amarth pour lesquels on y partage le même amour des harmonisations mineures, des petites envolées en cavalcades, mais à l’inverse des vikings à cornes là, GOI peine à fédérer. Tout passe sans qu’on retienne grand-chose, écueil qu’on retrouvera chez la plupart des autres groupes du genre : le songwriting c’est capital, créer un momentum, amener un riff avec finesse même s’il est moyen, poser sa voix quand il faut... Ici tout est super scolaire, dynamique certes, mais quand on voit qu’In Flames sortait la même année « The jester race » avec déjà une personnalité, une variété dans ses morceaux, et que Gates Of Ishtar continue ici de déballer ses lignes mélodiques tremolos toutes bateaux avec un chanteur au même timbre qu’Anders Friden, bah ça fait mal. Evidemment, ce n’est pas nul, et l’amateur - en reste-t-il - de ce genre qui s’est étouffé aussi vite qu’il est apparu, défendra le machin au titre que de toute façon on a plus rien à se mettre sous la dent de bon dans le genre depuis 2001. Les autres euh, bah ils ont sûrement pas lu jusque là de toute façon.
Ah oui, il y a une cover de WASP à la fin !
Elle est à chier.
3.5/6
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