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God Macabre › The Winterlong...
- 1993 • M.b.r. records MANGLED 6 • 1 CD
cd • 7 titres • 27:58 min
- 1Into Nowhere04:08
- 2Lost04:01
- 3Teardrops02:25 [instrumental]
- 4Ashes of Mourning Life04:35
- 5Spawn of Flesh05:02
- 6Lamentation02:33 [instrumental]
- 7In Grief05:14
informations
Sunlight studios, Décembre 1991.
line up
Jonas Stålhammar (guitare, basse, mellotron), Ola Sjöberg (guitares), Per Boder (chant)
Musiciens additionnels : Niklas Nilsson (batterie)
chronique
Il y en a qui n’ont pas de chance. God Macabre, ce grand oublié de la scène death suédoise… Réhabilité, comme beaucoup, dans les années 2000, avec ce revival un peu bourrin qu’on a pu constater, et élevé, à titre posthume, au rang d’album culte. Ce genre d’albums que personne n’a vraiment entendu mais tout le monde en dit du bien, un patch par ci par là, une chronique dithyrambique à droite, une reprise à gau… Hé mais non, en fait, personne reprend du God Macabre, c’est vrai ça.
Et puis personne n’en avait rien à foutre en 1993 non plus.
Alors quoi ? * What happened ?*
Comme je le disais, ce n’est pas de bol tout ce qui est arrivé à ce groupe. Ca a eu raison d’eux manifestement, puisque tout s’est à peu près arrêté après cet album. Après une première démo sous le nom de Macabre end, déjà au Sunlight studios en 90, enregistré entre le premier album de Xysma et celui de Therion (Mais quelle époque !) et qu’on retrouvera en bonus de la réédition de cet album en 2002 (remixé d’ailleurs, alors qu’il avait déjà été remixé en 1991. Décidément, c’est compliqué) et bien le premier album verra le jour, enfin non, sera enregistré en décembre 1991. Ouf. Sauf qu’il s’agit en fait d’un mini album. Enfin ce n’est pas clair. 27 minutes, pile poil la durée qui met le doute.
Mais bon, tant que c’est bon, aurait-on tendance à dire, sauf que non, à l’époque, le label c’était super important, et aussi fou que cela puisse paraître, personne n’en eut rien à carrer de cet album/mini album et c’est deux ans plus tard, sur le pas fameux label allemand MBR records que sorti donc « The Winterlong… ». Zero soutien, quasi pas de concerts, ça fait mal. Et on a du mal à comprendre 30 ans plus tard comment ce fut possible (même chose pour Crematory- Swe) tant le disque… Est bon.
Qu’on soit clair : God Macabre mérite sa place au panthéon du death metal : évidemment tout est parti de Entombed, mais God Macabre, au-delà du son littéralement pompé aux Stockholm-ois, apporte sa propre personnalité : plus punk, plus technique, plus d-beat, plus nuancé. Le plus finlandais des groupes suédois. L’habitué des célébrités du genre du type Entombed, Carnage ne sera pas surpris par le son, mais plus par la qualité des compos et leur inventivité pour l’époque : on n’est pas là pour rigoler. A l’instar de Nirvana 2002 (mais quel nom de merde), GM mise aussi sur l’atmosphère, ça sent la cendre malgré la propreté du son (une des meilleures de Skogsberg dans le genre), je ne sais pas, les images que me procurent l’album sont plus noires que les camarades de l’époque. Ici, on ne s’attarde pas sur des cris plus haut que les autres, on est là pour bastonner avec finesse, Discharge est passé par là, la Hm2 aussi, et on s’est surtout dit : « Hey, ca serait bien qu’on ait un batteur bien en place et dynamique ». Et c’est bien ça qui est fou : entre la prod’ et la mise en place générale, le disque ne vieillit pas. Une statue, déjà à l’époque, en hommage au Death Suédois, dans tout ce qu’il a de monumental et jusqu’au boutiste. Ni trop rapide ni trop lent, même si au détour d’un break , on se retrouvera vite dans la fosse à purin. Nuancé, avec ses harmonies voire son interlude acoustique qui s’intègre avec justesse dans ces 28 minutes globalement pas très respirables. La marque repère quoi.
Evidemment, tout le monde s’est jeté sur ce disque lorsque Relapse l’a ressorti, pensez donc, les diggers aiment leurs pépites et pour une fois, en voilà une vraie, noire et incandescente. A ranger sans problèmes avec le chemin de la main gauche et la rivière qui coule sans fin. Parlez de ce disque en 2025, c’est pas qu’un hommage, c’est lui rendre justice, c’est acquiescer que parfois, les choses ne marchent pas comme on veut, fallait habiter au bon endroit, fallait connaître les bons gars. C’est comme ça, mais dieu Merci, la musique, elle reste. Toujours. Même en Death Metal.
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commentaires
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- KlaY › Envoyez un message privé à KlaY
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Celui qui me reste le plus et définitivement mon préféré de toutes les suédoiseries de l'époque. Il m'a obsédé, celui-là. Les gars disaient en interview que leurs grosses influences c'étaient les démos de Carnage et Paradise Lost et ça me parait hyper évident une fois qu'on le sait. L'additition du mellotron dans le remaster pour remplacer les claviers cheap de l'original apporte une toute autre dimension à l'album. C'est en place, c'est inspiré, c'est sombre, c'est un peu mélancolique, aaaah. Je vais aller le réécouter tiens.
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torquemada › Envoyez un message privé à torquemada
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Si on cumule tous les chroniqueurs, ça doit marcher… à condition de vouloir se farcir The Président of The United Stades of America ou Unleashed reprenant Judas Priest !
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pokemonslaughter
› Envoyez un message privé à pokemonslaughter
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Ca va finir en Solitude of Darkness ça !
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Shelleyan
› Envoyez un message privé à Shelleyan
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Je propose qu'on vire Pokemonslaugther, il me coûte trop cher en... Ah non, merde, je suis l'artisan de ma propre ruine...
Message édité le 30-08-2025 à 12:36 par Shelleyan
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Duabiht
› Envoyez un message privé à Duabiht
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On est d'accord
