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Evoken › A Caress of The Void

cd • 7 titres • 61:38 min

  • 1A Caress of the Void08:52
  • 2Mare Erythraeum07:19 [instrumental]
  • 3Of Purest Absolution07:46
  • 4Astray in Eternal Night08:37
  • 5Descend the Lifeless Womb09:12
  • 6Suffer a Martyr's Trial (Procession at Dusk)13:46
  • 7Orogeny06:06

informations

Soundspace studios, New Jersey, Printemps 2007.

line up

John Paradiso (chant, guitares, claviers), Nick Orlando (guitares, claviers), Vince Verkay (batterie, claviers), Craig Pillard (Basse)

chronique

« A Caress of the Void » sait ouvrir ses portes. Quelques notes qui sonnent faux, sinistres, hallucinées, et nous voilà rassuré. Evoken est bien là, tonitruant, massif, il parfait les contours de sa grotte rocailleuse qu’il a, semble-t-il, découvert sur l’album précédent. Et quand je dis là, c’est littéralement *là*, présent, autour de nous. « A caress of the void » enveloppe l’auditeur et son seul morceau-titre suffit à immédiatement poser les conditions : on sera puni, écrasé et on aura peur.

Peur de cette splendeur fantomatique qui habite chaque riff, chaque harmonie, chaque arpège. Peur de ce calme apparemment (« Mare Erythraeum »), des ces atmosphères en faux semblants, ambiance spéléo qui tourne mal et grands Anciens qui se réveillent mollement dans leur lac boueux. Et quitte à parler de lovecraftologies, Nick Orlando, pour son chant du cygne (Et dieu sait qu’il manquera), sort là ses plus beaux arpèges, ses enchaînements les plus tordus, il a toujours été l’âme mélodique d’Evoken (et son co-créateur btw) et on ne saura le remercier tant pour cette horrible créature qui a simplement redéfini les codes du Doom/death. Il en a posé les règles, littéralement, et sur cet album, il en pousse au maximum les principes.

Si « Antithesis… » quittait l’église pour se vautrer dans le cimetière voisin, un peu pataud sous prods, « A Caress… », transcende les morts retrouvés : il les ressuscite. C’est sur celui là que Beksinski aurait dû apparaître. Plus de blast, juste de la lourdeur (Et enfin de la mise en place, hum) et cette dualité Riff/leads claires qui, je me répète, influencera bien 90% de la scène de l’époque. L’équilibre des genres (death, doom, Funeral) montre que Evoken fait ce qu’il veut : Il éteint la lumière en fait, c’est tout.

Évidemment, la recette est aujourd’hui connue, logique, c’est la leur, mais je crois qu’il s’agit ici de mon précieux, celui qui rappelle l’odeur des feuilles mortes d’Automne quand on cherche les ombres dans le reflet des lacs, celui qui te regarde *d’en haut* et te frappe à chaque pêche pour tout ce que tu n’as pas fait, avec ta pauvre vie dont le sens t’échappe à chaque instant. Et il le fait avec douceur, la main qui caresse, et celle qui frappe. Et c’est toujours au moment où on commence à se lasser de cette boue verte constamment remuée, que les surprises débarquent (« Orogeny » !) : Evoken est massif je le disais, plus que n’importe qui, il sait surprendre et couper les jambes. Un voyage en terre d’horreurs contemplatives, la vache qui voit passer le train de sa vie, à 3km/h, un essentiel des musiques sombres.

Chef-d'œuvre
      
Publiée le mercredi 27 août 2025

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Note moyenne        4 votes

commentaires

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avatar nicola Envoyez un message privé à nicola

Cannabis corpse n’a pas repris Ashtray heart ?

Intheseblackdays Envoyez un message privé à Intheseblackdays

Hahaha, en relisant mon commentaire, je me marre devant ma coquille sur Astray in Eternal Night. Un cendrier dans la nuit éternelle, ça sonne bien remarque, un titre que n’aurait pas renier Cannabis Corpse ^^

Message édité le 12-11-2025 à 16:02 par Intheseblackdays

avatar Rastignac Envoyez un message privé à Rastignac

Il a bien tournée dans le temps aussi ici. Je l'ai réécouté à l'occasion, ils ont cette capacité à taper dans le mille avec peu de choses, ces petits patterns de batterie qui reviennent, ces petits coups de synthé quand il faut, enfin ces morceaux sont des hits quoi.

avatar pokemonslaughter Envoyez un message privé à pokemonslaughter

En revanche, le Evoken sans Nick Orlando, c'est beaucoup moins bien, même si Atra Mors assure encore dans mes souvenirs. Ecoutes répétées en vue !

avatar pokemonslaughter Envoyez un message privé à pokemonslaughter

inthese> Pas de quoi, je vais finir la disco. La partie du split d'Evoken se nommait "Omniscient", l'autre groupe était Beneath the frozen soil, un groupe pas fou fou suédois, dont le leader est décédé brutalement récemment.

Message édité le 27-08-2025 à 21:13 par pokemonslaughter