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Vomito Negro › Dare

cd • 13 titres

  • 1Yellow fever
  • 2Radio Silence
  • 3Ease the pain
  • 4Jhaza
  • 5Where's Palmer
  • 6Land of confusion
  • 7Stay alive
  • 8Burn my heart
  • 9Monday
  • 10Dare
  • 11The new force
  • 12Fire burns
  • 13Children of today

informations

line up

Gin Devo, Guy Van Mieghem, Mario Vaerewijck

chronique

Vomito Negro ? On en parle ? Ah, Raven l’a déjà fait… Pas grave, on y va quand même, la genèse, c'est important. Ces Belges font en effet partie de l’équipe des pionniers électroniques d’un pays qui en compte pas mal quand même. Si on en parle moins que Front 242, Klinik ou même Neon Judgement, c’est qu’ils appartiennent à la frange âpre du genre sans négliger une touche sombre (particulièrement vive depuis que le combo s’est reformé d’ailleurs). Pour découvrir leur univers au cours des 80’s, cette compilation me parait un bon début puisqu’elle groupe leurs trois premiers minis. Nous y découvrons une musique glauque, hypnotique, le groupe travaillant beaucoup à installer une rythmique, pas forcément rapide d’ailleurs, complétée par des nappes tristes, des sons glaciaux, des guitares grinçantes, un chant très sombre. Le propos n’est pas de faire danser même si certaines compositions le permettent malgré tout, l’approche est nettement plus cinématographique, d’ailleurs les Belges ont toujours eu l’habitude truffer leurs disques de pièces instrumentales (le flippant ‘Radio Silence’, le symphonique ‘Land of confusion’ qui n’auraient pas démérité comme b.o. de films d’épouvante), confirmant ainsi le propos. Vomito Negro, c’est la genèse des Placebo Effect, YelworC et autres Qual mais aussi des contemporains de Skinny Puppy avec qui ils partagent parfois de nombreux traits communs (‘Burn my heart’, ‘Monday’, ‘Fire Burns’…) à mesure qu’ils progressent dans les albums. Alors que ce type d’electro coincé entre noirceur gothique, expérimentation industrielle, travail électronique s’est hélas diluée et peine à renouveler son cheptel de manière convaincante, on réalise l’ampleur du boulot des Skinny Puppy belges, à leurs débuts mais également au cours des années 2010. En guise d’au revoir, le combo nous quitte avec un ‘Children of today’ plus triste, au chant moins noir mais d’autant plus prenant. Quand je pense qu’enfants nous faisions des gags sur les Belges, il n’y a vraiment pas ici matière à rigoler…

Bon
      
Publiée le mardi 5 août 2025

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Très Klinik, tout ça.