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The Moors › The Moors

cd • 10 titres

  • 1The Hunter / Cernunnos (Invocation of the antlered god)
  • 2Dea Noctu (The Goddess by night)
  • 3An Fhideag Airgid (The silver whistle)
  • 4The snake that coils within, without
  • 5Belen-Gaard
  • 6Guth Na Torainn (The voice of thunder)
  • 7The blessing and descent of the goddess Bridget (Beannachadh Agus Sloinntearachd Na Brighid)
  • 8Dve Nevesti
  • 9Moon meditation and prayer (Rioghainn Na H-Oidhch: Queen Of The Night)
  • 10Amazing grace

informations

New Alliance, Boston, USA.

line up

Sharynne MacLeod NicMhacha (chant, choeurs, viole, harpe, percussions, cloches, flute irlandaise, flutiau), Scott Dakota (guitares, effets, viole, programmation, loops, choeurs, drones)

chronique

A un moment donné, j’ai eu marre. La curiosité, c’est bien joli mais à force, tout ce côté heavenly/féérie/Moyen-Âge fantasmé a fini par grandement me gaver et comme je venais de rompre avec ma copine très branchée par tout cela, j’ai bazardé la majeure partie de mes disques du style qui m’ennuyaient finalement profondément une fois le premier enthousiasme passé. La majeure partie car je n’ai jamais cessé d’aimer Dead Can Dance, Camerata Mediolanense, Ordo Equitum Solis, en gros ceux qui se rapprochaient de spiritualités païennes profondes. The Moors, je l’avais viré (ce n’était qu’une copie gravée après tout) mais pour je ne sais quelle raison, leur pochette, leur musique me sont toujours restés en tête jusqu’au moment où, n’y tenant plus, un été où me sentant d’humeur spirituelle, je me suis acheté la véritable version. Bonne pioche. A l’époque le duo appartenait à cette catégorie de goths se penchant sur les spiritualités païennes et les Américains ne font pas semblant, pratiquement tous les morceaux dépassent les huit minutes. L’objectif est de créer un état de transe pour permettre à l’auditeur/trice de s’immerger dans un état léthargique et ressentir la musique au plus profond de son être, son esprit. L’axe de travail s’articule autour d’une rythmique tribale, pas trop rapide, tournant en boucle, avec en fond des nappes de guitare tissant une forme d’air opaque pour permettre à la véritable vedette d’entrer en scène: la voix. Sharynne MacLeod NicMhacha a un timbre comme je les aime, pas trop féérique, plus proche de Monica Richards, rendant la cérémonie profonde, solennelle, sans virer dans l’inquiétant. Aucune niaiserie carton pâte, les drones de guitare grinçantes dans l’arrière-plan, les tonalités de ce chant câblé sur la fréquence des esprits n’invitent pas au sourire indulgent. D’ailleurs le duo équilibre son propos par des pièces plus ‘légères’ tant dans les instruments que la voix (‘An Fhideag Airgid (The silver whistle)’ plus ouvert à la danse avec ses rythmes et sa flute) et la légère touche gothique de ‘The snake that coils within, without’ ou bulgare du traditionnel ‘Dve Nevesti’ ne sont clairement pas pour me déplaire. L’album n’est pas trop long au sens ennuyeux du terme mais ne mentons pas, il est éprouvant malgré tout. Bien qu’on puisse en écouter ses morceaux pour ce qu’ils sont sont, il est évident que le groupe l’a conçu comme un véritable voyage spirituel, une cérémonie des sens et de l’âme, régénérante mais épuisante qu’il conclut par une méditation ambient histoire de se reposer l’esprit avant un cantique chrétien, le ‘Amazing grace’ en bonus nettement plus hors de propos même si agréable. A s’écouter au casque dans la forêt.

Très bon
      
Publiée le lundi 7 juillet 2025

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