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The Cars › Candy O
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line up
Ric Ocasek (chant, guitare), Benjamin Orr (basse, chant), Elliot Easton (guitare, choeurs), Greg Hawkes (claviers, percussions, saxophone, choeurs), David Robinson (batterie, percussions)
chronique
Après avoir testé leur mélange de post punk et de hard FM, les Cars décident de radicaliser encore l’approche. Moins d’envolées à la Queen, on domestique davantage le propos en renforçant l’aspect synthétique de la musique. Cela se traduit par des rythmiques mid-tempo, volontairement peu expressives mais précises telles qu’on en trouvait chez Gary Numan à l’époque de … ‘Cars’. Sauf que si l’Anglais assumait et maitrisait son propos, les Américains, eux, semblent patauds au départ. Certes, ‘Let’s go’ pose le ton et s'avère une bonne chanson mais les suivantes manquent quelque peu de corps, de mélodie. La rythmique assure très bien son job, la guitare complète par quelques délicatesses cristallines telles qu’on les retrouve chez R.E.M. ou The Smiths (‘Since I held you’), les claviers affirment leur place par leurs multiples sonorités robotiques, le chant fait ses parties plutôt sobrement mais il manque clairement quelque chose, ça ne décolle pas. Du moins jusqu’à ‘Shoo be doo’. Ce trop court morceau dans une pure lignée expérimentale à la Suicide marque un tournant dans le disque comme si le combo avait soudain compris comment gérer sa ligne directrice. ‘Candy O’ est une merveille de ce point de vue. Rythmique robotique mais plus appuyée (magnifique basse, cogne plus agressive) nappée de petits bruits synthétiques, imperturbable, tout comme le chant plus grave, assuré. Tandis que ces éléments font bloc, la guitare part dans des mini soli hard magnifiquement secs sonnant davantage comme du Devo que Queen. On sent bien que niveau gratte, l‘envie est là (après tout, le producteur reste le même) mais pas question de fantaisie, elle demeure sous contrôle dans ses envolées renforçant la tension et la fugace beauté de certains passages. Dès lors, les morceaux s’enchaînent sans faiblesse, du mécanique ‘Lust for kicks’ à un ‘Got a lot on my head’ qui voit des guitares enchaînées reprendrent leur liberté sans rompre la cohérence froide de l’ensemble, les Cars ne sont plus dans l’hésitation. L’interprétation n’en est que plus convaincante sur cette seconde partie de disque. Moins rentre-dedans, ‘Candy O’ est un opus froid, presque sec dans sa production sans se présenter ainsi trop ouvertement. Très new wave, il s’en démarque par une certaine générosité à l’Américaine, niveau guitare surtout, sans faire franchement ‘ami-ami’ pour autant. Déstabilisant, moins générateur de tubes, très peu sensuel malgré sa pochette mais cohérent, ‘Candy O’ a cette qualité d’asseoir le groupe sur ses rails tout en préparant la suite.
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Je viens de me le trouver en vinyle. Joie et réécoute
- Aladdin_Sane › Envoyez un message privé à Aladdin_Sane
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Mon préféré avec le premier album. Le morceau "Candy O" est une merveille.
- COLDSTAR › Envoyez un message privé à COLDSTAR
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Dans la lignée du premier album avec un plus qui le rend encore meilleur. Un plus, ou plutôt un moins: le groupe a demandé à son producteur R.T. Baker (producteur de Queen à l'époque) d'y aller mollo sur les harmonies vocales que je trouvais très envahissantes (qui a dit "producteur de Queen à l'époque"?) sur le premier opus. Ce qui est appréciable avec ce groupe, c'est vraiment la valeur ajoutée qu'apporte chaque musicien, en premier lieu le claviériste Hawkes mais aussi le guitariste soliste Elliot Easton que j'apprécie beaucoup pour sa capacité à faire des soli bons et concis, à solliciter l'oreille de l'auditeur avec parcimonie et à propos. Je ne rentrerai pas trop dans le détail des morceaux remarquables parce que cet album, c'est un tout. Du rock new wave accrocheur et ça tient la distance jusqu'au bout. En revanche, je ne partagerai pas la conclusion de Shelleyan ("préparant la suite") car selon moi Candy-O constitue le sommet de la discographie des Cars et la suite sera même très décevante, entre perte d'inspiration, incapacité à franchir des caps, et des choix artistiques discutables - je pense en premier lieu au changement de traitement de la batterie qui a plus ou moins été imposé à David Robinson et qui va déséquilibrer la musique du groupe, la rendant plus mécanique et impersonnelle, moins "chaleureuse".
