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Alexis Marshall › House of Lull . House of When
- 2021 • Sargent House SH236 • 1 CD
cd 1 • 9 titres • 42:24 min
- 1Drink From the Oceans . Nothing Can Harm You
- 2Hounds in the Abyss
- 3It Just Doesn't Feel Good Anymore
- 4Youth as Religion .
- 5Religion as Leader
- 6No Truth in the Body
- 7Open Mouth
- 8They Can Lie There Forever
- 9Night Coming
informations
Photo de pochette par Kristin Hayter.
line up
Alexis Marshall (voix, bruits, percussion, dulcimer)
Musiciens additionnels : Lingua Ignota (voix, piano, synthétiseur, bruits), Evan Patterson (guitare), Jon Syverson (batterie)
chronique
Même si je connais Daughters depuis 2008, c'est aussi à cause des vilains potins le concernant que je me suis intéressé à la musique en solo d'Alexis Marshall. On est pas loin de l'effet Streisand ; ou plutôt, Tina Turner. Rien de tel pour faire gratter du scribouillard sur internet, exciter les passions, et vous tomberez forcément sur l'avis bien trempé (si j'ose dire) d'un con-citoyen, les opinions sur les gnons étant légion. Et pourquoi pas d'abord l'avis d'une femme, pas forcément battue mais peut-être juste négligée par son compagnon, ce gentil garçon qui la faisait rêver au début, désormais encore occupé à rester assis des heures devant son poker, sa canne à pêche, ou son pastis. Ou son écran. Peut-être partagerez-vous ici votre point de vue éclairé sur la question, au lieu de parler de l'Ârtiste, ce que je devrais faire depuis plusieurs lignes déjà...
Alors donc : mais pourquoi donc je m'évertue à vouloir écouter de la musique faite par des tocards ? Tout du moins des types qui ont l'air de tocards (avec pour le cas d'Alexis quelque chose d'un Francis Begbie comme je l'ai déjà lu) ? Fascination morbide ? Désir secret de suivre une carrière à la Francis Kuntz ? Publicité involontaire du tribunal virtuel - pardon, de la cancel culture ? Pourquoi ce monde est sale ? Papa dit c'est quoi cette bouteille de lait, dans Orange Mécanique ? M'enfin, je mets encore mon grain de gros sel après tout le monde, mais là, grand mal m'en a pris, d'aller taquiner de la zique d'accusé. Enfin non : petit mal. "Petit, petit, petit", comme disait Dutronc. Une sensation de devoir pas seulement recenser, mais admirer, et aussi craindre avec fascination, un artiste "indie-extrême" qui essaie de raccrocher, aussi frais que ses tatouages de tapin de taule arrivé à DLC. Et qui semble bel et bien répondre à son ex, par musique interposée. Post-pain music - en anglais comme en franglais. Alexis Marshall a du talent, c'est indéniable quand on connaît Daughters... mais c'est bien chez Daughters qu'il faudra le préférer.
Ici on le sent investi dans un pensum, voire une réponse du berger à la bergère, mais avec un bâton de berger qui ressemble à un cure-dent usagé ; alors que la bergère est armée d'un putain de sceptre orné de talisman surpuissant. On sent qu'Alexis est "challengé" par Kristin Hayter ; sauf qu'il est quand même bien moins inspiré (snnnnnfffffFFFFF) que la super-douée Kiki ! Qu'il a de son petit côté, castré de la mystique, juste toxique, beaucoup moins de choses à dire. Que sa musique, même s'il y a des liens évidents avec le dernier Daughters, dont elle est comme une version (encore plus) film d'auteur, est très inspirée par Lingua Ignota ("Religion as Leader"). Désolé, j'peux pas m'empêcher de comparer ! Et bon sang, y a pas photo ! Et puis après tout, elle figure sur cet album, elle a prêté main forte, au son et à l'image... et elle a bien fait de le prendre si petit en photo l'Alexis, à mon avis, la Kiki ! "Petit, petit, petit" ! Y a des sons chelous, d'autres banals (avec même la sempiternelle "note grave de piano frappée pour vous glacer le sang"), mais Alexis a beau chercher le glaçant et le pas cosy à tout prix, faire la grimace façon Francis Heaulme filmé par Harmony Korine dans une usine chimique désaffectée, sa zique ressemble juste à moi à quinze ans, quand j'ai cramé le petit crucifix de ma communion en me sentant trop puissant. C'est petit ! Même quand il convie à la "fête" des arômes Justin Broadrick ou Alan Vega ("Hounds in the Abyss"). Quant aux passages extrêmes ? Inoffensifs. Alors voilà : ça cause, ça crisse, ça braille, ça sature, ça fait des bruits désorientants et déstabilisants et... c'est CHIANT ! Au vu de l'envol de carrière de son ex-compagne, et fort de ses connaissances nouvelles en arts marsupiaux, je me demande donc : peut-être que le bondissant Alexis, qui se faisait un peu mal en concert, devrait s'auto-maltraiter afin de faire de la meilleure œuvre ? En somme se tabasser lui-même façon Fight Club, pour créer de bons disques tout seul ? Un artiste sympa et qui donne envie d'être sympa, vous l'aurez bien compris.
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- born to gulo › Envoyez un message privé à born to gulo
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Beaucoup aimé à sa sortie ; retour de manivelle cringe quelque temps après, devant son outrance arty. Aujourd'hui ? Il est ni l'un ni l'autre, ni génial, ni cringe : juste pas mal sympathique, mal gré que j'en aie. Je me rappelais plus de bols tibétains et de tôle dissonante.
Un disque avec John Syverson ne peut pas être complètement mauvais. Peut-être même que je finirais par trouver des qualités au nouveau Human Impact - si je trouvais l'envie de l'écouter une troisième fois, c'est à dire.
Message édité le 27-10-2024 à 12:06 par born to gulo
- No background › Envoyez un message privé à No background
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Ecouté une ou deux fois donc pas de note, mais ce serait sûrement deux également. Sinon il y a effectivement le côté réponse du berger à la bergère. Dans Nature in three movements, Alexis parle d'un mec prêt à se suicider au marteau "He picked up the hammer and nail Tied his feet to the ground Then the telephone came alonging The front door started calling Can't be weighted down He took it as a sign of weakness "et dans I, who bend the tall grasses Lingua Ignota chante "gather up my quiet hammer and nail him down.
Message édité le 25-10-2024 à 16:16 par No background
- No background › Envoyez un message privé à No background
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Je l'avais guetté celui-là, vu que j'avais beaucoup aimé le titre précédent, Nature in three movements, avec le batteur de Daughters. Et puis j'ai lu ou vu une interview avec Alexis Marshall qui disait qu'il avait fait avec les moyens du bord et que c'était peu réfléchi (de mémoire). OK ça a été fait pendant le confinement (It just doesn't feel good anymore), mais ça a surtout été fait à l'arrache, sans réelle collaboration avec le batteur, j'ai l'impression qu'il est plus là pour faire un peu de bruit qu'autre chose - comme Lingua Ignota qui pousse trois cris. Je rejoins donc la chro, ça sonne vraiment comme un disque d'adolescent narcissique, à mille lieux du Sinner get ready de la dame, musicalement et conceptuellement remarquable.
- Damodafoca › Envoyez un message privé à Damodafoca
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Pas faux, même si le batteur est important dans Daughters. Il joue sur l'album... mais bon. Un peu OSEF, oui, ce disque.
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saïmone
› Envoyez un message privé à saïmone
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Daughters, ça a toujours été Nick Sadler, cet album (qui ne peut pas être un navet, vu que c'est une parodie) en est la preuve éclatante. Francis Begbie x Jack LaMotta, filmé par Nolan
