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Heriot › Devoured by the Mouth of Hell
- 2024 • Century media records 1 Téléchargement Web
33:58 • 10 titres
- 1Foul Void04:07
- 2Harm Sequence01:49
- 3Opaline03:21
- 4Siege Lord03:25
- 5Sentenced to the Blade02:45
- 6Solvent Gaze02:55
- 7Lashed03:29
- 8At the Fortress Gate03:45
- 9Visage03:43
- 10Mourn04:35
informations
Produit par Josh Middleton, mixé et masterisé par Will Putney. Batterie enregistrée par Justin Hill.
line up
Debbie Gough (voix, guitare), Erhan Alman (guitare), Jake Packer (voix, basse), Julian Gage (batterie).
chronique
De Marty Friedman à Heriot, il n’y a qu’un pas, celui des guitares Jackson dont Debbie Gough est l’une des ambassadrices malgré sa jeune carrière et le caractère encore assez confidentiel du groupe. Magie des internets, on peut effectivement les voir tous deux headbanguer et shredder sur une vidéo promotionnelle, en compagnie d’autres tricoteurs. La virtuosité guitaristique n’est pourtant pas ce qui saute aux oreilles quand on écoute Heriot. Sont-ce des ondes sonores ou des murs de béton qui me sont tombés sur le nez à l’écoute de ce premier long format de Heriot feat. Debbie, dont l’arrivée avait ramené le groupe à la case départ stylistique et discographique ?
Comme tout groupe découvert en concert, le passage au disque est délicat et peut envoyer la courbe d’appréciation dans un sens ou dans l’autre. Sur scène, Debbie Gough porte le groupe par son charisme et ses vocaux alternant chant nocturne du fond des bois et hurlements dégueulatoires et jubilatoires mixés plus en avant que sur l’EP précédent. En appui, le bassiste ajoute du guttural doomcore tradi un peu poussif. Heriot, c’est donc lourd, propulsé à la HM-2, mais est-ce véritablement puissant et méchant ? On ne va pas la faire au gutsien hardcore élémentaire et je ne suis pas content lorsqu’à l’écoute d’un groupe j’ai envie d’en écouter un autre. En l’occurrence, un de mes favoris : Will Haven. Aïe. Riffs économes, syncopes, grosses nappes de synthé typique du moment. Heriot ajoute sa couche de gimmick metalcore à base de breakdowns taillés pour le live et les mauvais jours. Malheureusement, je suis moins patient sur ce genre de tic que sur ceux, disons, du death metal ou du grindcore, comme certains sont intolérants aux accords majeurs ou à la macédoine de légumes. On a aussi quelques passages plus calmes arpégieux qui me passent loin au-dessus de la tête parce que je n’aime pas être interrompu lorsque j’entame un mur avec mes poings, ce qui fonctionnait un peu sur Siege Lord.
En somme, cela manque un peu de caractère, de tension et parfois de direction, avec ce Lashed qui lorgne vers l’indus-dark-synth au milieu du gué avant d’embrayer sur un titre metalcore bateau. Debbie Gough ne peut pas tout porter sur ses épaules même si sa voix est ce qui me fera peut-être revenir de temps en temps sur cet album tout comme elle m’avait botté les fesses en concert. À la revoyure !
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notes
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commentaires
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saïmone
› Envoyez un message privé à saïmone
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Mixé par Josh Middleton et Will Putney, quand tu lis ça c'est juste l'enfer, ça va être dur de les séparer des 350 groupes metalcore death djent qui sortent par jour
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dimegoat
› Envoyez un message privé à dimegoat
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Oui j'ai failli ne pas l'écrire cette chronique, n'aimant pas dire du mal d'une sortie récente d'un groupe qui m'a donné du plaisir en live. La déception est quand même bien là quand on espérait que le fond suive un peu la forme.
- born to gulo › Envoyez un message privé à born to gulo
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Cool tiens, ça m'évite la corvée de faire un article désobligeant pour toutes les parties concernées.
L'anti-Chat Pile, en ce qui me concerne. La modernité galopante, mais celle qui ne crée rien, ne faisant qu'accumuler, recombiner, recycler. Pas tout à fait aussi stérile que la franchisation jusqu'à la corde en sequels et prequels, mais pas loin. Re-combinaison, zapping, influences, mais rien de neuf qui se produit, ni zéro nécessité viscérale bien entendu, donc zéro naturel. Knocked Loose (déjà, c'est pas brillant) vaguement épicé avec du Crisis. Je bâille.
