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Deep Purple › Long Beach 1971

cd • 4 titres • 70:00 min

  • 1Speed king11:05
  • 2Strange kind of woman11:12
  • 3Child in time20:25
  • 4Mandrake root27:18

informations

Enregistré live le 30 juillet 1971 à la Long Beach Arena

line up

Ritchie Blackmore (guitare), Ian Gillan (chant), Roger Glover (basse), Jon Lord (claviers), Ian Paice (batterie)

chronique

Et un nouveau live issu des archives du groupe. Ce n'est plus un grenier qu'ils possèdent mais un véritable entrepôt avec tous les concerts du groupe enregistrés, ce n'est pas possible autrement ! Deep Purple est (était ?) un groupe taillé pour le live, on le sait tous, le "Made in Japan" est là pour en témoigner. Dans les années 70, Deep Purple, c'était la puissance du rock à son paroxysme. Donc forcément, on va en bouffer jusqu'à plus soif (et accessoirement, vous en bouffez des chroniques de lives du groupe ! Et moi, je m'en tartine ! Entre ça et les Zorn, grosse ambiance à la maison !). Bref, contre vents et marrés, Deep Purple soigne ses fans et accessoirement son compte en banque et continue de sortir très régulièrement des lives récents mais aussi datant de toutes les époques et bien souvent du Mk. II des années 70. Là, on se retrouve à Long Beach en Californie durant l'été 1971 juste avant la sortie de "Fireball". Ce live ne correspond pas au concert entier, il ne propose que 4 titres. Oui, seulement 4 titres mais pour un total de 70 minutes tout rond ! Vous avez bien lu, ça fait 17 minutes 30 par chansons. Ça va en faire des solos... Au programme, 2 titres d'"In rock", leur nouveau single en date tout chaud ainsi qu'un extrait de leur premier album, l'inépuisable "Mandrake root". Et donc des digressions, sans cesse... Ça partait pourtant à la perfection. "Speed king", 2 minutes de folie furieuse qui montre à quel point Deep Purple fut jadis une machine de guerre, ce qui se faisait de plus décoiffant dans le rock, de plus dur tout simplement. Et puis les voilà que ça enchaîne des solos, duos à rallonge avant de revenir avec force et détermination sur le thème principal du morceau où à nouveau on se prend un mandale de dingue. Même schéma pour "Strange kind of woman", leur tout nouveau titre où ça part en solos puis en jams avec un Ian Gillan qui s'amuse avec ses musiciens et le public. Tout ça sur plus de 10 minutes. Et ça enchaîne sur le même format pour "Child in time" dont le temps de jeu est doublé. On atteint 20 minutes de jams endiablés dans tous les sens. Certes, c'est épique et puissant mais à un moment, autant de digressions dénature le morceau. Et quand on passe à "Mandrake root" et ses 27 minutes, je ne sais même plus quel est le morceau à l'origine. Alors bien évidemment, le groupe est au sommet, il joue super bien, Ian Gillan est impérial au chant, mais je pense qu'il faut garder un équilibre entre enchaînement note à note de morceaux et prendre comme prétexte de jouer un début de morceau pour jammer à n'en plus pouvoir. Je ne suis pas contre apporter un peu de folie mais quand c'est systématique sur tous les morceaux, cela devient lourd. Quand on prend comme référence le "Made in Japan" enregistré un an plus tard qui est magistral, on voit bien que cet équilibre est mieux respecté avec quelques ajouts aux morceaux d'origine voire même pour un morceau, des solos qui montrent l'étendu de la technique des musiciens, mais là, quand c'est systématique, qu'au bout de 2 minutes de morceaux, le groupe part dans des directions complètement différentes du morceau de base, on perd ce lien et on décroche. C'est complètement le cas avec "Mandrake root". On a vraiment l'impression que le groupe s'empresse de jouer ces deux premières minutes, puis s'arrête pour partir en live complet pendant des plombes avant de revenir 20 minutes plus tard sur le thème principal du morceau (à l'origine, il dure tout juste 6 minutes...). Vous allez me dire qu'avec Deep Purple on est habitué, c'est vrai, mais l'impression qui domine ici est le manque de rythme. Oui, il y a l'énergie, la fougue de la jeunesse, une qualité d'interprétation des morceaux irréprochable ("Child in time" 25 ans plus tard, ce n'est plus du tout pareil...), mais quand sans cesse, au milieu, on se tape du branlage de manche et des remplissages pendant 15-20 minutes, ils ont beau être au top de leur forme, le rythme du concert est complètement perdu. Faire ça une ou deux fois dans la soirée pour montrer à quel point la formation maîtrise sa technique, cela ajoute du sel à l'ensemble mais quand cela revient sur tous les morceaux, l'ennui pointe son nez rapidement. Heureusement ici, la production est optimale et la performance générale est de tout premier ordre. Mais un peu de concision n'aurait pas fait de mal ! Je préfère clairement la tournée "Machine head" qui représente le climax du Mk. II.

Bon
      
Publiée le dimanche 13 octobre 2024

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avatar Chris Envoyez un message privé à Chris

Je crois qu'il s'agit d'une série de 10 lives : bon courage Nicko !!!

avatar Chris Envoyez un message privé à Chris

Moi je l'aime vraiment bien celui là avec ces titres à rallonges totalement démesurés !