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Coven › Blood on the snow
- 1974 • Buddah records BDS 5614 • 1 LP 33 tours
cd • 9 titres • 36:05 min
- 1Don't call me03:44
- 2This song's for all you children02:53
- 3Lady-O03:36
- 4Blue, blue ships05:12
- 5I need a hundred of you03:36
- 6Hide your daughters05:13
- 7Lost without a trace05:54
- 8Easy evil03:31
- 9Blood on the snow02:03
informations
Enregistré au Producer's Workshop, au Sound Lab et au Wally Heider's LA
line up
Jinx Dawson (chant), Oz Osbourne (basse), Chris Neilsen (guitares, chant), John Hobbs (piano), Steve Ross (batterie)
chronique
Coven continue sa carrière. Après un deuxième album n'ayant pas rencontré de succès, les Américains enchaînent avec ce "Blood on the snow", toujours dans une mouvance rock 70's mélodique et psychédélique, à des années-lumières du style occulte de son album phare, "Witchraft destroys minds & reaps souls". A nouveau, le disque restera dans un anonymat complet jusqu'au retour en grâce du groupe plus de 40 ans plus tard. Pourtant, comme avec son prédécesseur, il ne manque pas de qualités. Le groupe sait définitivement écrire des chansons accrocheuses. Alors bien sûr, l'ambiance n'est plus la même (le sublime "Lost without a trace" garde tout de même une atmosphère mélancolique rappelant les débuts de Judas Priest), le groupe n'hésite pas à incorporer divers chœurs et des cordes parfois mielleuses. Coven devient un groupe plus conventionnel, mais pourtant je ne peux m'empêcher de continuer à trouver leurs titres touchants et superbement écrits. Un titre comme "Lady-O" est sublime avec des montées puissantes et toujours une Jinx parfaite. Franchement, plus j'écoute Coven plus je trouve que Jinx était dès les années 70 une chanteuse exceptionnelle alliant puissance et fragilité. Je trouve le disque encore plus influencé par le glam-rock de David Bowiet et T-Rex que par le passé. Ils incorpore une part plus américaine, que ce soit au niveau de l'accent que des ambiances parfois sudistes. J'y retrouve aussi certains éléments et atmosphères des albums d'Alice Cooper du milieu des années 70 comme "Muscle of love" ou "Lace and whiskey", plus soft et sucré, limite variété, mais avec un talent fou. Au même titre que sur l'album précédent, ce "Blood on the snow" confirme les qualités de compositions et d'interprétation du groupe. Je me surprends vraiment à trouver ces disques de l'ombre super intéressants et bien ficelés. Je peux comprendre que le groupe ait eu du mal à trouver son public à l'époque, surtout du fait de la non distribution de leur premier album et de la réputation du groupe, mais maintenant que toutes ces histoires sont passées et que tous les albums sont disponibles, je ne peux que vous encourager à découvrir cette facette du groupe, certes moins occulte, mais de grande qualité. Ce troisième album n'aura à l'époque hélas pas su trouver son public et le groupe se séparera l'année suivante. Il faudra attendre 2007 et la réédition officielle du premier album "Witchcraft destroys minds & reaps souls" pour que le groupe se reforme et reprenne sa carrière en revenant à un style et une imagerie occulte proche de ce premier album. Reste quand même un début de carrière admirable pour un groupe clairement sous-estimé. Au-delà de son premier album de rock occulte, Coven a développé par la suite une facette plus seventies très loin d'être inintéressante...
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notes
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commentaires
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- Sartoris › Envoyez un message privé à Sartoris
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Merci pour l'info ! C'est "Le Songe de Tartini" par Louis-Léopold Boilly (1761-1845) si ma recherche est correcte. Elle illustre la genèse de la "Sonate des trilles du diable", un rêve dans lequel le diable est au service du musicien.
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Raven
› Envoyez un message privé à Raven
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Les deux renvoient à Tartini.
- Sartoris › Envoyez un message privé à Sartoris
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Marrant, le diable de la pochette est le même que sur celle de Roller de Goblin (publié 2 ans après)...
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Dioneo
› Envoyez un message privé à Dioneo
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Puis c'est sûr que les disquaires spécialisés seventies ont toujours une haine féroce des "gros hipsters" - qui ne constituent pas du tout une part non négligeable de leur clientèle, en plus, et que par conséquent ils découragent toujours d'entrer dans leurs échoppes à tout prix...
Message édité le 09-10-2024 à 15:35 par dioneo
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dariev stands
› Envoyez un message privé à dariev stands
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Moi je crois surtout que si on parle de Coven a un disquaire spécialisé, ces jours-ci, il va surtout chercher à nous faire acheter des trucs, mais bon... (et s'il en était encore à porter le jugement "gros hipsters" sur quiconque, t'inquiète que le mec a déjà bifurqué dans l’ébénisterie sur bois de micocoulier en 2017, au moins).
D'ailleurs, quels sont les groupes heavy rock 60s/70s à chanteuse que tu considères comme moins surfaits que Coven, Mr-Vérité ? Sans ironie, ça m'intéresse, parce le créneau est à la fois rempli et copieusement ignoré par les médias mainstream depuis toujours.
Message édité le 09-10-2024 à 15:31 par dariev stands
