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Jerusalem Syndrome › The book of days

cd • 10 titres

  • 1Blind witness
  • 2Waves of sorrow
  • 3Demise of Eden
  • 4Rely on truth
  • 5Your impeccable ways
  • 6Precious innocence
  • 7The waking hour
  • 8Perennial wait
  • 9Scream
  • 10Cydonia

extraits vidéo

informations

Melbourne, Australie, 1996.

line up

Clifford Ennis (chant), Chris McCarter (musique)

chronique

C’est vrai qu’avec l’actualité d’un conflit incessant qui n’aurait jamais eu lieu d’être si les intérêts politiques, colonialistes n’étaient allé foutre la merde dans une certaine partie du globe… Bref, le syndrome de Jérusalem désigne simplement une sorte d’éclatement émotionnel ressenti par certaines personnes en visite dans cette ville, subjuguées qu’elles sont par l’ambiance de sainteté, de ferveur religieuse lui étant attachée… Rien à voir avec celui de Paris ou de Stockholm… Rigolo, non, ces syndromes géographiques ? Mais je m’égare, dans le cas musical qui nous occupe, il s’agit d’une collaboration entre deux Australiens: Chris McCarter (Ikon) et Clifford Ennis (Subterfuge). Sans trop vendre la mèche, Jerusalem Syndrome opère une fusion aisément identifiable entre les styles respectifs des deux formations, évoquant plutôt Subterfuge sur les chansons où la guitare prédomine, davantage Ikon pour celles mâtinée de dark wave, le chant de Clifford Ennis assurant la cohésion de l’ensemble. Ces ‘écarts’ entre le versant plus traditionnel du goth rock et l’autre, plus moderne et en vogue au cours des 90’s assure la variété dans la cohérence du disque. Le funèbre ‘Cydonia’ joue par exemple sur l’effet de répétition et le côté froid, hypnotique des machines tandis que ‘Demise of Eden’ insiste sur l’agressivité électrique. Pour ma part, j’avoue une préférence pour ces dernières même si aucun morceau n’est mauvais; je constaterais simplement que les structures de ‘Waves of sorrow’ (découvert sur une compilation) sont plus convenues et accessibles, je préfère traquer les trouvailles plus originales comme la rythmique tribale de ‘Your impeccable ways’ ou la petite ligne de clavier en retrait de ‘Rely on truth’ et de ‘Perrenial wait’. Curieusement, ce one-shot me rappelle aussi l’autre side-project de Ikon, Crimes of Passion, sorti la même année, en moins éparpillé, plus cohérent. Apparemment, Chris McCarter était dans une période boulimique niveau créativité que son groupe ne comblait pas entièrement. Solide disque en tout cas, bien outillé pour le test du temps, avec une pochette parfaite pour faire la nique à Mark Pain de Sucre et tous les zélotes un peu trop enflammés (elle a d’ailleurs été modifiée lors de la réédition de 2011). 4,5/6

Bon
      
Publiée le mardi 16 avril 2024

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avatar Shelleyan Envoyez un message privé à Shelleyan

Merci des anecdotes, j'ignorais ^^

Richard Envoyez un message privé à Richard

Intéressante cette évocation du syndrome de Jérusalem. Pour faire une légère digression, Robert Smith lors de sa mini-tournée en Israël avec Siouxsie en 1983 a littéralement été happé par cette ville. Ce sentiment, on le retrouvera quelques mois plus tard exposé dans The Top avec l'anxiogène "Wailing Wall".