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Nymphs › Nymphs

  • 1991DGC GED 24366 DGCD 24366 • 1 CD

cd • 12 titres

  • 1Just one happy day
  • 2Cold
  • 32 cats
  • 4Imitating angels
  • 5Wasting my days
  • 6Heaven
  • 7Supersonic
  • 8Sad and damned
  • 9Death of a scenester
  • 10The river
  • 11Revolt
  • 12The highway

informations

Ocean Way Recording, Los Angeles, Californie, USA.

line up

Inger Lorre (chant, harmonica, percussions), Sam Merrick (guitare), Jet (guitare), Cliff D (basse), Alex Kirst (batterie)

Musiciens additionnels : Iggy Pop (guest sur 'Supersonic')

chronique

L’unique album des Nymphs est-il un joyau oublié et injustement sous-estimé ? Sorti la même année que ‘Nevermind’ de qui vous savez, il avait lui-aussi pas mal d’atouts pour devenir une torche pour la jeunesse mal dans sa peau. Vraiment ? Une des grandes qualités de Nirvana a été de revenir tirer des doigts d’honneur sur les photos, ressusciter cet esprit punk no future auquel les kids britanniques se sont accrochés l’espace d’un été… Parce qu’aux USA, ils en avaient marre du hard rock, des guitar heroes du glam metal, de ces brillants musiciens blindés de fric et de dope qui vivaient à L.A., loin de leur réalité à eux (elles), les gamin(e)s pas trop bien intégré(e)s au bahut dont les jobs de merde au Burger Bar du coin ne leur laissait pas de quoi se payer un cuir d’occasion… Kurt Cobain a su écrire pour eux (elles), pas Inger Lorre. Ses questionnements à elle ne s’adressaient pas assez aux ados, sa relation complexe de haine-amour avec la religion notamment (‘Heaven’)… Pourtant, elle aussi avait flairé le zeitgeist du moment affirmant dans ‘Wasting my days’: ‘Talk to me coz’ I’m the only one that understands’. Evidemment, splitter après la sortie de son unique opus n’est pas la chose la plus maline à faire pour un groupe… Très dommage parce qu’il y a tout ce qu’il faut chez les Nymphs: un esprit punk, des riffs torturés empruntés de loin au heavy pendant qu’il tournait la tête ailleurs avec un grain plus noisy, un chant féminin musclé mais écorché plus que rageur qui avait les arguments pour ajouter quelques goths à la liste de fans cible. Qui plus est, le combo a un sens aigu de la mélodie, moins brut que certains contemporains, Babes in Toyland, L7, Hole en tête, une idée affinée d’une atmosphère générale presque tribale parfois dans les moments les plus lourds de la rythmique… Il n’y a que de bonnes choses sur ce skeud, avec même Iggy en cameo surprise (‘Supersonic’) quant à l’aura des Nymphs, à lire sur le net, ce ne sont pas le nombre d’anecdotes scandaleuses (où s’arrête le mythe ? Où débute la vérité ?) qui auraient manqué de l’alimenter. Point de vue purement subjectif mais voilà une formation située au croisement du grunge naissant, du punk, du hard rock, avec un trait de mascara gothique qui avait tout pour être énorme, une sorte de b.o. préfigurant davantage ‘The doom generation’ que ‘Tueurs-nés’…

Très bon
      
Publiée le samedi 23 mars 2024

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