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Kiss It Goodbye › She Loves Me, She Loves Me Not
- 1997 • Revelation records Rev:58 • 1 CD
cd • 9 titres • 45:25 min
- 1Helvetica03:59
- 2Hartley05:36
- 3Fire Drill01:57
- 4What If04:35
- 5We'll Burn That Bridge When We Get to It05:35
- 6Ammunition06:32
- 7Man Thing03:22
- 8Sick Day08:31
- 9Put Your Head Down and Run05:18
informations
Enregistré, mixé et produit par Billy Anderson à l'Ironwood Studio. Masterisé par George Horn à Fantasy Studio
Sorti en CD, vinyle, cassette. Illustration par Demian Johnston.
line up
Tom Rusnak (basse), Andrew Gormley (batterie), Keith Huckins (guitare), Tim Singer (voix)
chronique
Je continue dans le désordre les aventures de quelques garçons qui, dans les années 1990 furent à l'origine de la création, la courte vie, et la dissolution de plusieurs groupes qui devraient être chers à vos cœurs si vous aimez le hardcore/metalcore inspiré, bien fichu, sombre et cathartique (paye tes pléonasmes, pardon), à savoir : Rorschach, Deadguy et Kiss It Goodbye. Je vais radoter par rapport à ma tentative timide de faire des appels du pied par là-bas mais j'ai bien l'impression qu'on a ici une inspiration incandescente, qui s'est très rapidement éteinte par une lassitude de tout le bazar que sont les répétitions, les enregistrements, les tournées. Un peu comme l'antithèse d'un Unsane qui lui n'a pas arrêté, Kiss It Goodbye, groupe qui a tourné avec Unsane (et avec Obituary !) a lâché l'affaire bien plus rapidement, et peut-être est-ce une bonne nouvelle, tous les musiciens de musique agressive et écorchée vive comme ça ne retrouvent pas forcément une inspiration sur le long terme… car de l'émotion vous en aurez ici, un peu comme si vous aviez tous les moments les plus rageux, les plus dépressifs aussi d'un Botch, tout le temps, tout l'album… seul véritable album d'ailleurs, et posthume en plus ! Les morceaux seront donc tous des éviscérations en public des sentiments d'un homme qui a semble-t-il beaucoup, beaucoup, beaucoup de mal à s'insérer dans la société et à juste supporter les faux semblants, les rapports de pouvoir, et la bonne conduite d'une société hiérarchisée où la violence sert à tenir sous sa botte sentiments, volontés, désir de vivre. Cette (non) gestion de l'oppressante pesanteur des conventions sociales, des sensations liées au plaisir et à la frustration va parler à un français moyen comme Rastignac ! Les aristos à la lanterne, hop hop hop ! Le propos de Kiss It Goodbye n'est pas, quand même, ultra chaotique, et répond à un besoin transcendant de faire lever les foules en scandant des slogans en réaction au chaos plus… réel du quotidien en Amérique, et ailleurs… Tout est intense ici, avec crescendos typiquement hardcore émotionnel / screamo, avec des grosses guitares très dissonantes, de la basse très inventive pour le genre, une dynamique globale qui ne pouvait pas faire en sorte de transformer la foule en un golem surexcité, Tim Singer nous livrant littéralement son cœur en guise de thérapie comportementale assez what ze fuck. Vraiment un coup de maitre dans le genre si particulier, et me semble-t-il aujourd'hui décédé d'un metalcore introspectif, explosif, technique, bruyant et allez, sublime.
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Raven
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notes
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commentaires
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- Reflection › Envoyez un message privé à Reflection
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Haaa que de souvenirs ! Reco' de Damo' sur un autre forum il y a bien 15 ans de cela... suite à une discussion sur Dazzling Killmen (justement). Un classique d'une époque qui paraissait déjà loin "à l'époque" alors maintenant.. ?
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Raven
› Envoyez un message privé à Raven
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Merci Rasti.
- born to gulo › Envoyez un message privé à born to gulo
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Je dirais même, pour ma part, que dans tous ces noms y a, mal gré que j'en aie pour ce disque-ci, sa pochette, son nom, le nom de ses auteurs - que Dazzling Killmen qui atteigne vraiment un équilibre parfait entre cérébral, violent et émouvant.
- Damodafoca › Envoyez un message privé à Damodafoca
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Oui, aussi : de la triplette Rorschach/Deadguy/KIGB c'est la formation que je préfère. Derrière y aura aussi Playing Enemy en prolongation et depuis quelques temps, Great Falls qui a bonne presse. Et si il faut chercher un truc qui se rapproche de ça, je ne peux m'empêcher de penser à l'influence ou du moins aux similitudes avec Dazzling Killmen.
- Rikkit › Envoyez un message privé à Rikkit
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Je crois que dans la réalisation je préfère même à Deadguy. Tim Singer au sommet.
