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Gene Loves Jezebel › House of dolls
- 1987 • Beggars banquet 832 882-2 • 1 CD
cd • 10 titres
- 1Gorgeous
- 2The motion of love
- 3Set me free
- 4Suspicion
- 5Every door
- 620 killer hurts
- 7Treasure
- 8Message
- 9Drowning crazy
- 10Up there
informations
The Manor, Shipton-on-Cherwell, Angleterre; Sarm West Studios, Notting Hill, Londres, Angleterre; A& M Studios, Hollywood, Californie, USA.
line up
Michael Aston (chant), Jay Aston (chant, guitare), Peter Rizzo (basse), James Stevenson (guitare), Chris Bell (batterie)
chronique
‘In this town where I'm from, there’s not a lot of things going on, you’ve got to use a little imagination to get along so you go to a bar and you talk to your friends about girls and cars…’ , Ok, parfois les jumeaux Aston peuvent agacer par quelques tics vocaux mais d’un autre côté, Michael a ce timbre si spécial empreint d’une tristesse naturelle si touchante… J’ai reçu une platine cd pour mes vingt ans et ‘Discover’ par un hasard d’achat s’est avéré figurer parmi mes dix premières acqusitions de petites rondelles argentées. Trente ans après, je réalise à quel point j’aime Gene loves Jezebel et remarque qu’il serait peut-être temps de combler quelques trous dans leur discographie. Par un tiercé de haut vol proposé en trois ans à peine, le groupe s’est élevé de l’underground à une reconnaissance grand public sans, à l’instar de The Mission à qui on peut parfois les comparer, trahir leur essence. Un an donc après l’explosion de ‘Discover’, voilà déjà ‘House of dolls’ qui marque, hélas, les premiers signes d’essoufflement. On ne se méfie pas d’emblée vu que nos Anglais balancent la sauce avec l’excellent ‘Gorgeous’ pleinement dans la continuité du glam rock goth de ‘Discover’ avec pourtant un aspect légèrement moins clinquant suivi de ‘The motion of love’ dans une veine similaire sans cesse aux limites du kitsch mais qui l’évite par l’efficacité du chant, quelques passages bien sentis à la guitare, une belle pincée de mélancolie à la moitié et un refrain certes racoleur mais sexy as fuck. Comme entrée en matière, rien à reprocher. Les chansons d’après sont loin d’être mauvaises mais sonnent déjà moins ouvertement catchy malgré leur maîtrise d’une production entre froideur cristalline et sonorités rondes, une forme de dépouillement sur les couplets… L’illusion dure aisément jusqu’à ‘Suspicion’ et ‘Every door’ plus calme prend le relai. Sans sonner ennuyeuse, cette composition manque somme toute d’un certain charisme. ‘Twenty killer hurts’ relance le punch, on peut s’en réjouir même si une légère impression de ‘déjà-entendu’ affleure légèrement mais le chant de Michael et le refrain équilibrent. D’ailleurs, ‘Treasure’ qui enchaîne est carrément bonne, le refrain plaintif représentent ce que j’aime chez Gene loves Jezebel et leur spécificité car les orchestrations, elles, toutes efficaces qu’elles soient, sonnent relativement lambda, c’est clairement le timbre du jumeau qui confère un corps irrésistible. Niveau choeurs, c’est plus sobre que sur ‘Discover’ et ce n’est pas un mal. Restent trois titres, sympathiques mais manquant clairement d’une patte. C’est le moment où l’on commence à discrètement regarder sa montre, l’emballage est très correct mais l’âme s’affaiblit, c’est flagrant sur ‘Drowning crazy’ plutôt bon musicalement mais auquel il manque nettement un truc racoleur. ‘Up there’ est une bonne conclusion avec juste assez de saveur mais il était temps. ‘House of dolls’ se présente donc la tête haute malgré quelques trous dans le smoking, compense dans la cohérence de sa production le léger écart entre des chansons excellentes et d’autres plus convenues. ‘Kiss of life’ trois ans après ne s’en sortira pas si bien…
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