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Blackbraid › Blackbraid II

cd • 10 titres

  • 1Autumnal hearts ablaze
  • 2The Spirit returns
  • 3The Wolf that guides the hunters hand
  • 4Spells of the moon and earth
  • 5Moss covered bones on the altar of the moon
  • 6A song of death on winds of dawn
  • 7Celestial passage
  • 8Twilight hymn of ancient blood
  • 9Sadness and the passage of time and memory
  • 10A fine day to die

extraits vidéo

informations

line up

Sgah'gahsowáh (chant, instruments), Neil Schneider (batterie)

chronique

black metal / black metal amérindien

Un an à peine après la sortie du premier opus, Blackbraid reviennent déjà avec une suite. Qu’en déduire ? Que le combo avait enregistrés un paquet de chansons et sélectionné les meilleures pour le premier volet ? Pas du tout. Ce second disque nous offre le meilleur de son prédécesseur en plus efficace à tous les niveaux. Le premier point est la maîtrise absolue des ambiances, la production est claire, propre, la diction black metal est nette au point qu’on saisit même les paroles; pour autant, rien de froid, bien au contraire. Cette clarté évoque la clarté hivernale d’une nature pure, une impression renforcée par une meilleure intégration des passages calmes à la guitare acoustique et à la flute. Plutôt que d’en faire des interludes, Sgah’gahsowáh les a calés dans des morceaux plus longs et du coup plus riches en montées, accélérations, retombées, ponts, reprises. Ecouter ce disque au casque, c’est vraiment s’immerger dans une expérience complète dans laquelle les bruits (cris de loup, bruissements) n’ont rien de niais, on se croirait vraiment dans une forêt enneigée avec le torrent en furie comme dans les premiers clips. Une tonalité plus épique parcourt l’ensemble de l’album avec des grattages en furie empruntant de loin au heavy, à Immortal ou Bathory époque ‘Blood, fire, death’ en beaucoup mieux joué (Oh ? Il y a justement une cover de Quorthon à la fin). Les changements sont très maîtrisés tout comme les balayages, les changements de tempi et l’on ne s’ennuie jamais même sur des pièces dépassant les dix minutes. L’explication provient probablement du fait que Blackbraid évoque, des esprits, une mémoire millénaire, une spiritualité, il ne conteste pas, ne revendique pas; nul besoin, tout est dans sa musique. Quelle musique, mes aïeux ! Quelle puissance, quelle force atmosphérique, on y devine beaucoup de coeur et de passion. Notre homme nous entraîne dans son univers avec une fluidité extrêmement prenante, soigne ses mélodies car il voit grand, pas question de se la jouer true pour le fun, il souhaite donner une vraie résonance à sa musique et cela s’entend. Voilà du black de haut vol talonnant déjà les grands noms sans pour autant jouer la carte de la surproduction; même les essais plus gravement growlés sont vraiment réussis et le fade out de ‘Sadness and the passage of time and memory’ ne me choque pas spécialement, comme pour permettre à l’artiste d’achever son propre voyage avant de rendre hommage à l’une de ses influences (putain, ce jeu sur les riffs !). ‘Blackbraid II’ démontre une progression spectaculaire à partir d’un premier essai réussi prouvant que nous n'avions pas affaire à un simple feu de paille mais à un projet solide, fort d’une identité marquée lui permettant d’emprunter tout en transmettant des valeurs profondes et très personnelles.

Très bon
      
Publiée le mercredi 25 octobre 2023

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avatar nicola Envoyez un message privé à nicola

Et du Saigneur d’Ézano.

avatar yog sothoth Envoyez un message privé à yog sothoth

Sans avoir d'opinion précise sur Blackbraid (ca m'a rappelé... Gallowbraid... et la myriade de groupes black atmo qui a suivi), je trouve aussi ce thème "native american" assez frais et approprié pour du black, vu les thèmes que ca brasse. C'est pas complétement nouveau (cf Gyibaaw, Ifernach et surement quelques autres) mais ca a pris de l'ampleur récemment, et ca nous sort un peu de Thor, Odin et le grand méchant Satan ouais.

avatar Shelleyan Envoyez un message privé à Shelleyan

Effectivement, du death metal africain, j'en possède une belle compilation, parfois un peu de thrash... Il y avait bien un projet d'Angola, Black Sands, je crois, mais le mec est mort.

avatar nicola Envoyez un message privé à nicola

Il doit bien y en avoir puisqu’il existe du death metal africain (d’Afrique noire).

avatar Shelleyan Envoyez un message privé à Shelleyan

Blackbraid n'a rien d'un produit monté... Le black metal amérindien existe depuis des années et c'est pas parce qu'on en parle maintenant plus que c'est une mode (tant mieux d'ailleurs, au pire, on parlera davantage de leur cause; en même temps il n'en existe pas plus vraiment qu'une petite dizaine). Clairement Blackbraid en veulent, ne cherchent pas à se cantonner dans une petite niche; d'ailleurs ils ne se placent pas dans la ligne revancharde niveau textes. Où est le problème ? Ils ne sont pas un cas d'école. Ca fait bien 4 ans que le groupe existe, il a pris le temps de fourbir ses armes et il a eu raison. Le trve black méchant satanisme, trop la haine, c'est en partie dépassé et tant mieux. Comme le punk à l'époque a engendré des tas de sous-genres (post punk, goth...), le black fait de même et sert de plateforme à l'expression de multiples sensibilités contestatrices et passionnantes. Je rêve déjà de black metal africain... Chacun a le droit d'avoir ses goûts mais il ne faut pas raconter de connerie non plus.