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The Cramps › A date with Elvis

cd • 15 titres

  • 1How far can too far go ?
  • 2The hot pearl snatch
  • 3People ain't no good
  • 4What's inside a girl ?
  • 5Can your pussy do the dog ?
  • 6Kizmiaz
  • 7Cornfed dames
  • 8Chicken
  • 9(Hot pool of) womanneed
  • 10Aloha from hell
  • 11It's just that song
  • 12Blue moon baby
  • 13Georgia Lee Brown
  • 14Give me a woman
  • 15Off the road

extraits vidéo

informations

Ocean way Recording, Los Angeles, USA.

Les titres 12 à 15 sont des bonus.

line up

Lux Interior (chant), Poison Ivy (guitare, basse), Nick Knox (batterie, bongos)

chronique

gothique / garage / gothabilly

Un rendez-vous avec Elvis ? On fait le compte de celles et ceux qui en ont rêvé, en rêvent ou en rêveront ? Certaines icônes demeureront immortelles, surtout celles parties prématurément… Probablement que pas de mal de monde a aussi rêvé d’un rendez-vous avec Poison Ivy ou Lux Interior mais avec un zeste d’appréhension en plus. Jamais évident de chroniquer un disque des Cramps, comment varier à l’infini les images pour décrire le rock’n’roll en tant que musique du diable ? Surtout que l’univers du groupe est si défini que la recette ne varie pas beaucoup si ce n’est dans la force des épices. ‘A date with Elvis’ est un bon album, ni le meilleur ni le pire des Cramps. Les influences rockab’ traditionnelles sont là avec cette louche de folie héritée d’artistes tels que Hasil Haskins (l’excellent ‘What’s inside a girl’ groovy as fuck avec des déviances garage sur le final, ‘Can your pussy do the dog ?’ Il en pose des questions, cet homme-là…) mais globalement la sauvagerie est en veilleuse, ‘Kizmiaz’ surfe même sur les vagues des Beach Boys mais depuis les dunes. Attention, il y a forcément des chansons pour annuler ces lignes, ainsi le diabolique ‘Cornfed dames’ avec batterie tribale, nappes de grattes saturées, rythme à danser autour d’un feu comme un cannibale en manque de bidoche, ‘(Hot pool of) womanneed’ sonnant comme du Elvis sous speed (qualité premium) mais le ton global même s’il demeure caverneux, déglingué, n’est pas des plus barjots. Ce n’est pas forcément un mal parce que Lux est un excellent chanteur, les lignes de guitare n’en sonnent que mieux et cela renforce l’impression de cérémonie vaudou durant laquelle les musiciens rendent hommage aux spectres des martyrs du rockabilly (le fantastique ‘Blue moon baby’, le slow crooner de ‘It’s just that song’), avec une pointe d’humour noir (les choeurs enfantins d’un ‘People ain’t no good’ pas si loin de l’esprit Gun Club ou les voix féminines pour le titre biker ‘Get off the road’). Pas besoin donc de monter les curseurs au rouge en permanence pour délivrer de bons morceaux, cet album le démontre assez aisément (croustillants bonus compris); les Cramps se renouvellent sans cesser de piocher dans un glorieux passé qu’ils parviennent à ne pas faire sonner obsolète ne plein milieu des 80’s… Elvis n'aurait sans doute pas craché sur une soirée avec ces lascars.

Bon
      
Publiée le jeudi 20 juillet 2023

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Note moyenne        4 votes

commentaires

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avatar Cinabre Envoyez un message privé à Cinabre

Incontestable assurément.

avatar Shelleyan Envoyez un message privé à Shelleyan

C'est parfaitement exprimé

Seedzel Envoyez un message privé à Seedzel

Les Cramps, c’est comme le chocolat ou les bonbons. On sait qu’on va vite être écœuré, mais c’est tellement jouissif qu’on y revient toute sa vie.