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Vandal Moon › Queen of the night
- 2022 • Starfield Music SM025 • Lim • 1 LP 33 tours
lp • 12 titres
- 1Young. Deadly. Beautiful
- 2Queen of the night
- 3Sweet disaster
- 4Chemical love
- 5Sunlight
- 6Laughing like a clown
- 7Easy to dream
- 8Too high to cry
- 9War
- 10Kiss me goodbye
- 11Diamonds & pearls
- 12The way you cry
extraits vidéo
informations
https://vandalmoon.bandcamp.com/
line up
Blake Voss (chant, guitare, synthés), Jeremy Einsiedler (synthés, programmation)
Musiciens additionnels : Shawn Ward (synthé additionnel), Kate Hummel (basse), Dlina Volny, Vangie Lee, Johnny Dynamite and The Bloodsuckers (featurings)
chronique
Un truc que j’apprécie chez Vandal Moon, c’est leur approche complètement new wave, plutôt paradoxal alors que la new wave est historiquement morte depuis quarante ans même si, tel le punk, son héritage est en réalité éternel; pas question de minimal, de cold wave ou je ne sais quoi d’autres. Ici, on bosse dans la pop pour la rendre interlope, on la sculpte à coups de synthés vintage, de rythmes 80’s mais avec une vraie production béton. Rien de cheap, les Américains se rangent plutôt dans la prolongation des Spandau Ballet, Human League, Duran Duran, avec un son massif, puissant, mais ganté de noir chez eux. Le duo se révèle d’ailleurs de plus en plus cohérent dans cette voie; fini le tiraillement entre chansons efficaces et guimauve, ce qui confirme l’homogénéité du précédent opus. Imaginez l’attaque du Human League de ‘Dare’ couplée avec la mélancolie de Clan of Xymox à leurs débuts et vous obtiendrez un début de piste. Boîtes punchy, riches, ‘oooooh’ synthétiques de clavier, un chant conquérant, des mélodies tueuses, Vandal Moon n’y vont pas par quatre chemins en alignant d’emblée sur le tapis de casino une quinte flush de tubes (même ‘Chemical love’ plus tranquille ne sonne pas du tout mièvre) qui va se confirmer lors du second tour d’enchère. Tout est bon ici, les chansons rythmées sont en majorité, les moments plus calmes dégagent de vraies émotions et surtout le combo varie les ambiances, penchant de temps à autre vers le versant obscur (‘The Way your cry’ plus électrique), sonnant plus sec (‘Kiss me goodbye’), s’offrant quelques duos plutôt réussis. Il aime à faire danser mais ne cède que très peu aux beats fluides (‘Laughing like a clown’), leur préférant des constructions plus hachées et alambiquées assez typique du milieu des 80’s. La nostalgie est volontiers à l’ordre du jour pour une génération de futurs trentenaires n’ayant pas vécu leur adolescence au cours des années 80 mais trouvant dans moult groupes de cette époque un écho de leurs émotions mais peu à ma connaissance parviennent comme Vandal Moon à sonner comme une copie carbone tout en l’animant d’une sensualité obscure aussi professionnelle. 'Vivre vite, mourir jeune et faire un beau cadavre' ? Fini tout ça: 'Jeune, mortel, magnifique' !
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Thirdeye
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