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Cirith Ungol › Frost and Fire
- 1981 • Liquid Flame Records HM13666 • 500 copies • 1 LP 33 tours
vinyl 33t • 7 titres • 31:26 min
- 1Frost and Fire03:35
- 2I'm Alive 04:58
- 3A Little Fire03:46
- 4What Does It Take03:37
- 5Edge of a Knife04:29
- 6Better Off Dead04:46
- 7Maybe That's Why06:15
extraits vidéo
informations
Enregistré par Tim Nelson au Goldmine Recording Studios. Masterisé par Chris Bellman à Allen Zentz Mastering.
Autoproduit par le groupe, réédité ensuite par Metal Blade entre autres. Illustration par Michael Whelan.
line up
Greg Lindstrom (guitare, basse, claviers, E-bow, voix), Robert Garven (batterie, voix), Tim Baker (voix), Jerry Fogle (batterie)
chronique
Cirith Ungol ! Depuis le temps que cette chronique me démange... faudrait pas que je me plante ! Tel Elric le nécromancien qui se retrouve à faire des choix, telle Shelob qui se demande où elle va pouvoir nicher, j'en arrive donc à commencer par le début après avoir murmuré longtemps les mots qui pourraient esquisser une description de ce drôle d'engin... fondé en 1972 par des américains complètement dingues de fantasy, s'injectant du Moorcock et du Tolkien au petit déj, Cirith Ungol n'aura de réelle existence discographique que bien des années plus tard, avec ce premier album à la pochette si... Whelan, ça ne s'invente pas ! Toutes les cases sont cochées, le titre "Frost and Fire", les mythologies nordiques, la magie noire, les riffs inquiétants, les héros à la pâleur cadavérique, Stormbringer dans la popoche... 100% métal de métal pur jus ! Et tout cela tenu par un chanteur qui foudroiera les oreilles telles celles de Rastignac quand il entendit pour la première fois AXL Rose ou Brian Johnson... ah, cette curiosité, quand on se dit gamin "mais comment ose-t-il éructer comme ça ? En plus je trouve ça bizarrement cool !". Cela pourrait résumer Cirith Ungol : bizarrement cool, décalé, déjà un peu vieillot pour l'époque ("hé ! t'as écouté le dernier Talking Heads ? - Non. Moi j'écoute CIRITH UNGOL". - Mais t'es un ouf guedin !"). Car la musique, c'est du heavy metal épique qu'on trouvera dans plein d'autres groupes de cette période, bien joué mais pas foufou non plus, avec un peu de claviers de glucose, voilà. Non, ce qui va nettement créer l'ambiance bizarro-glauque de cet album c'est le chanteur, car contrairement à d'autres, lui ne va pas chanter une note de l'album ! Nan, Tim Baker c'est : incantations, grognement, hululements, monologues parlé/chanté, c'est comme si on avait un Gainsbarre transformé en Loup Garou, ce sont des plaintes, des invectives complètement cintrées, des incantations beuglées, hurlées d'une voix de hyène enrouée... et là on peut tout à fait s'imaginer la scène d'un mec enfermé à l'asile, hurlant toute la journée ses méfaits et aventures avec comme seul public les murs capitonnés, se prenant pour un Aragorn des temps modernes, perdu dans la fantasmagorie de son existence sans doute bien plus morne ! C'est une des lectures possibles, en tout cas, de cet album pour lequel j'ai une certaine tendresse, que le groupe a produit tout seul après des années de galère-passion... il s'y dégage un bon fumet d'authenticité de métal, par son côté kitschou-inquiétant, qui est un alliage apprécié ici depuis trois-quatre décennies... quand on tombe dans le chaudron magique petiot hein ! C'est difficile de s'en débarrasser, ça colle et ça forme comme un exosquelette brillant, fascinant, impeccable, étrange. Parfait !
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notes
Note moyenne 3 votes
commentaires
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Rastignac
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La chronique de King of the Dead est en gestation depuis... euh... un petit moment.
- Demonaz Vikernes › Envoyez un message privé à Demonaz Vikernes
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Je possède les 2 suivants, du heavy ultime ! Il faudra que je me procure celui-ci à l'occasion.
- E. Jumbo › Envoyez un message privé à E. Jumbo
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C'est pas du tout mon style de prédilection mais j'ai un faible pour cet album qui, effectivement, donne dès qu'on l'écoute l'impression d'être un gamin dans la cave de ses parents en train de préparer une partie de Donjons & Dragons sous des posters de heavy metal. Et puis il y a deux ou trois titres qui ont un feeling bizarrement (légèrement) goth (Better Off Dead, Edge of a Knife et What Does It Take)...
- KlaY › Envoyez un message privé à KlaY
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Génial ce Frost & Fire mais je trouve la suite, notamment King of the Dead, largement supérieure. De l'aveu du groupe ils s'étaient pas mal bridés sur Frost & Fire dans l'espoir d'atteindre un public plus large, et en voyant que ça marchait pas, les gars se sont défoulés sur King of the Dead.
- Rikkit › Envoyez un message privé à Rikkit
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Manilla Road c’est le même délire mais pas le même en fait. C’est ce qui faisait le sel de ces groupes là. Chacun évoluant dans le même registre mais tous hyper singuliers. Le suivant reste aussi bien 70’s dans son propos, mais bien plus abouti à mon sens. C’est à partir de One Foot in Hell que l’on commence à avoir un pied dans les 80’s (lel).
Et oui, où est donc le Road sur Guts ??
